Vies de Femmes... 
(non exhaustif)
Tasse de Thé souhaite rendre un chaleureux hommage aux femmes activistes courageuses de notre communauté...
 

 Portrait of May Sarton
peint. 1937 par Polly Thayer

May Sarton poète et romancière


 

Marie-Jo Bonnet , Militante, Ecrivain, Historienne...
Angela DAVIS, la Révoltée !
Marie-Hélène Bourcier,
Queer Activiste et Sociologue
Judith Butler
, femme et lesbienne ...
Monique Wittig,
Passionaria du monde lesbien...
Sœur Sourire, Une martyre lesbienne?
Disparition de l'activiste Barbara Gittings...

Françoise Gaspard
, Femme politique, lesbienne et féministe
Merci Billie Jean King !
Joyce Tree, co-foundatrice des Swiftwaters lesbian campground
Betty Berzon, activiste lesbienne
Françoise d'Eaubonne, irréductible provocatrice...

Ivy Bottini, histoire d'une activiste  
Nancy RUTH, Feministe Lesbienne
Yevgenia Debryanskaya...  une femme qui a du cran !
Hanna Keller, co-fondatrice et présidente de FELS
Del Martin et Phyllis Lyon...
Hommage à Audrey Geraldine Lorde : Gamba Adisa !
Isabelle EBERHARDT, Sarah Emma Edmonds... 
Geneviève P
ASTRE parcours du militantisme à la politique

  3 Portraits choisis à re-découvrir  ...

Journées de la Femmes ... LES FEMMES AU FOYER VALENT DE L'OR  :))

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***Saphisme      **Gender Studies   (Définitions WIKIPEDIA)


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Marie-Jo Bonnet , Militante, Ecrivain, Historienne et Historienne d'Art....
Née à Deauville en 1949. Elle participe en 1971 au MLF et à la fondation du FHAR et des Gouines rouges.
En 1974 à l'association La Spirale fondée par la peintre et poétesse Charlotte Calmis.
Écrivaine, elle fut la première à soutenir une thèse sur le l'amour entre femmes en 1979, sous la direction de Michelle Perrot. Sa thèse publiée une première fois en 1981, a été rééditée sous le titre : Les Relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle (Odile Jacob - 1995, réédité en poche en 2001).
Docteure en histoire, Marie-Jo Bonnet a enseigné l'histoire de l'art aux programmes de l'université Columbia à Paris (Les femmes artistes à Paris au XXe siècle, Amour et art au XXe siècle) et au Carleton College.
Elle a participé à de nombreux colloques et conférences en France et à l'étranger, ainsi qu'à plusieurs émissions radio et télévision sur France Culture, France Inter et France 2. Historienne d'art, elle a aussi écrit plusieurs livres et de nombreux articles,conférences et communications à des colloques sur le thème de l'art, des artistes femmes et les questions de représentation du féminin et du couple de femmes en art.
Elle est présidente fondatrice de l'Association Souffles d'Elles qui organise le premier Café des femmes à la Coupole depuis 2005. Membre de l'Association Artemisia pour la promotion de la Bande Dessinée des femmes. Membre de l'Association TaiJi France Chine. Sociétaire de la Société des Gens de Lettres."
..
Bibliographie  :  Un choix sans équivoque, Paris, chez Denoël-Gonthier, 1981.                                                           .+ voir  Bibliothèque
Les Relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle (livre réédité en collection de poche),
Les Deux Amies, essai sur le couple de femmes dans l'art, éditions Blanche, 2000.
Qu'est-ce qu'une femme désire quand elle désire une femme ?, Odile Jacob, 2004.
Les Femmes dans l'art, Éditions de La Martinière, 2004.
Les Femmes artistes dans les avant-gardes, Edition Odile Jacob, 2006. -
 Source et suite  WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jo_Bonnet
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Photos Angela Davis
Angela Davis est actuellement professeur d'histoire de la conscience à l'Université de Californie (campus de Santa Cruz).
Elle fait campagne contre la guerre en Irak. Elle a reçu le Prix Thomas Merton en 2006. Angela Davis rejoint le « Comité international de soutien aux victimes vietnamiennes de l'agent orange et au procès de New York » (CIS) conduit par André Bouny. Elle lutte contre l'industrie carcérale et la peine de mort aux États-Unis et dans le monde.

Source & Bibliographie, Un autre Monde est Possible http://issopha.unblog.fr/tag/altermondes
INTERVIEW : Un entretien avec Angela Davis sur les banlieues
Propos recueillis par Sarah [Saint Denis], publiés dans Red par Angela DAVIS
Mise en ligne le lundi 6 février 2006  (...)
Interview :
http://multitudes.samizdat.net/spip.php?article2308
Angela Davis est née dans une famille afro américaine dans l'Alabama des années 1940, à l'époque de la ségrégation dans le Sud. Ses parents formaient un couple d'instituteurs communistes.Dans les années 1960, Angela Davis voyage beaucoup. Elle étudie tour à tour à Francfort, à Paris, dans le Massachusetts, en Californie. Elle rencontre de nombreux intellectuels comme ceux de l'école de Francfort : Theodor Adorno et Herbert Marcuse. En 1968, elle adhère au parti communiste américain et au mouvement des Black Panthers, ce qui lui vaut d'être surveillée par le FBI.
(...)Elle enseigne en 1969 à l'UCLA - l'université de Californie à Los Angeles - mais en est renvoyée à cause de son activisme politique.
Commence alors une cavale au travers des États-Unis : elle est accusée d'avoir participé à une prise d'otages. Elle apparaît sur la liste des femmes les plus recherchées par le FBI. La police politique de J. Edgar Hoover lutte contre les Black Panthers et les communistes.
Après deux semaines de cavale, elle est arrêtée dans un hôtel, puis emprisonnée pendant seize mois avant d'être jugée et acquittée.
Cette affaire connaît un retentissement international. En France, Jean-Paul Sartre, Gerty Archimède, Pierre Perret et des milliers de manifestants la soutiennent.Dès sa sortie de prison en 1971, Angela Davis se met à publier. Ses essais autant que ses discours véhéments en font l'une des intellectuelles radicales les plus connues de l'époque : la paix au Vietnam, l'antiracisme, le féminisme constituent son credo. En 1980 et en 1984, Angela Davis se présente aux élections présidentielles américaines comme vice-présidente du candidat communiste Gus Hall.... (suite plus haut)
Féminisme et mouvement libertaire /Historique ...                   voir aussi ***Cyberféminisme ?  
par Christine (AL Alençon) et Camille Anias (AL Tours) Alternative libertaire Mercredi 27 Juin 2007
Genre et révolution  - Lors de ses deux derniers congrès, Alternative libertaire s’est doté de motions pour mener un travail sur les oppressions de genre. Le texte adopté à Agen s’attache à ne faire aucune rupture entre le projet de société et la pratique individuelle, et s’efforce d’articuler l’analyse des différents niveaux d’oppression, culturelle, politique, économique. Le combat contre le patriarcat est en soi une lutte révolutionnaire et antiautoritaire. L’histoire du féminisme le montre, en posant la question des réticences du mouvement ouvrier, en particulier libertaire, à prendre en compte cette dimension de la libération (...)Source et article complet : www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=5901

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Théorie Queer et cultures populaires...
émission du mardi 26 juin 2007  sur France Culture

Marie-Hélène Bourcier, Activiste Queer et Sociologue
 Elle enseigne à l’université de Lille III et de Paris VIII. Auteur de Queer Zones, politiques des identités sexuelles, des représentations et des savoirs (Balland 2001), elle a traduit La Pensée straight de Monique Wittig en français (Balland2001) ainsi que le Manifeste Contra-Sexuel de Beatriz Preciado (Balland 2000). Fondatrice de l’association queer Le Zoo, elle est l’auteur de nombreux articles sur la théorie et les politiques queer, les subcultures sexuelles et les féminismes.        voir aussi ... Bibliothèque

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Judith Butle
r, femme et lesbienne...
Interview ILGA 01/08/2007 : "Trouble dans le genre: toujours révolutionnaire ou dépassé?"
www.ilga.org/news_results.asp?LanguageID=3&FileID=1095&FileCategory=20&ZoneID=14
Judith Butler, fillelosophe Par Françoise-Marie SANTUCCI Liberation.fr  20 octobre 2006
Portrait de la théoricienne américaine, lesbienne engagée.
Arte, 23 h 50. «Judith Butler, philosophe en tout genre», documentaire de Paule Zajdermann.
Judith Butler est une femme, et lesbienne ­ visiblement deux «identités» qui prédisposent à se creuser les méninges ­, et le portrait que consacre Arte à cette théoricienne des gender studies nous la présente fine, drôle, polyglotte et moins alambiquée que ses livres, dont le plus fameux reste Trouble dans le genre (La Découverte, 2005).

Photo J.Butler
Son credo : les genres féminin et masculin sont de pures fictions, mais extrêmement puissantes, obligeant la plupart des êtres, qu'ils soient hétéros ou homos, à correspondre à une norme sociale très coercitive. La dame est philosophe, professeur de rhétorique et de littérature comparée à l'université de Berkeley, elle a 50 ans et s'est inspirée (à ses débuts) de Simone de Beauvoir, Foucault et Derrida. Filmée lors d'un cours à Sciences-Po Paris, la «déconstruction butlerienne», version humoristique, donne ça : «J'ai des amis qui disent "plutôt mourir que de porter une robe" ; certains sont des hommes, d'autres sont des femmes.» Née dans une famille juive de l'Ohio, enfant rebelle à l'autorité, Judith Butler raconte comment la volonté d'intégration de sa famille, qui se conformait aux canons hollywoodiens («Ma mère était une sorte de Joan Crawford»), l'a menée, elle l'adolescente attirée par les filles et n'entrant dans aucune «case», à comprendre la prégnance des normes. Bizarrement fichu, le documentaire la suit à Berkeley ; puis visitant une exposition de Cindy Sherman ; puis à Paris, où elle s'exprime sur le mariage, Israël et les minorités. Une philosophe dans la cité, en somme, mais hélas le documentaire, mal fichu, nous laisse sur notre faim : le personnage est si passionnant qu'on eut aimé un truc bien plus malin." Source www.liberation.fr/culture/television/211833.FR.php
Une éthique de la sexualité entretien avec Judith Butler - entretien réalisé par Éric Fassin & Michel Feher
"Si l’oeuvre de Judith Butler n’est pas encore bien connue en France, c’est d’une part parce que sa critique radicale de l’identité, de l’essentialisme et du différentialisme, n’entre guère dans nos clichés sur l’Amérique et d’autre part parce qu’elle se trouve au point de croisement entre le féminisme et le mouvement gay et lesbien — rencontre qui a permis, bien davantage aux Etats-Unis qu’en France, d’articuler les questions de genre et de sexualité. Associée à une mouvance « queer » voir
La Question QUEER
qui se réclame de ses travaux, Judith Butler est avant tout une philosophe des modes de subjectivation et une critique politique des normes et de leurs effets psychiques.(...) Suite :http://www.vacarme.eu.org/article392.html

Un livre-qu’il-faut-avoir-lu, pour les éducateurs "Trouble dans le genre" de Judith Butler
La découverte/Poche, 2005, 284 p., 12 € 2006.

article suite  Homoedu :
http://homoedu.free.fr/article.php3?id_article=517

Faire et défaire le genre par  Judith Butler
Le texte de la conférence de Judith Butler, Professeur à l’Université de Californie à Berkeley, donnée le 25 mai à l’Université de Paris X-Nanterre, dans le cadre du CREART (Centre de Recherche sur l’Art) et de l’Ecole Doctorale « Connaissance et Culture », intitulée « Faire et défaire le genre (undoing gender) ...
Suite :
http://multitudes.samizdat.net/article1629.htm

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Monique Wittig : la passionaria du monde lesbien - par  Shawn Mir
Écrivain reconnue, dramaturge, poète et penseur, figure très controversée mais brillante universitaire, diplômée des Hautes Études en Sciences Sociales et linguiste de renom, Monique Wittig nous a quittés brusquement le 3 janvier 2003, à l'âge de 67 ans, laissant derrière elle une oeuvre parfaite qui s’inscrit dans la seconde vague du mouvement féministe. Ses écrits ont eu un formidable retentissement sur la théorie féministe mais aussi sur la communauté gay et lesbienne dans le monde entier.
"La démarche d'une lesbienne dans un monde masculin machiste, son existence même, sont un combat au quotidien et l’existence de Monique Wittig en est une preuve supplémentaire. Linguiste renommée, Monique Wittig eut le courage très tôt d'afficher ouvertement sa différence et d'en faire une question politique. Elle a mis l'accent sur les problèmes de genre et de sexualité à une époque où cela provoquait scandale et opprobres. Judith Butler et de nombreuses chercheuses se sont inspirées de ses travaux."
"Monique Wittig inventa le féminisme matérialiste et dénonça le pseudo mythe de la femme. L’influence de sa pensée reste importante non seulement en France où elle reste méconnue, mais plus encore à l’étranger. Son parcours est exemplaire. Dès 1964, elle publie L'Opoponax, qui obtient un grand succès dès sa parution et reçoit le Prix Médicis. Cinq ans plus tard, en 1969, elle lance Les Guérillères aux éditions de Minuit. Le 26 août 1970, elle dépose une gerbe de fleurs devant l'Arc de Triomphe à la mémoire de la femme du soldat inconnu, un geste symbolique considéré comme un des actes fondateurs du M.L.F. (Mouvement de Libération des Femmes) et qui marque également le début de la prise de conscience féministe en France. L’année suivante, on la trouve aux Gouines rouges, le premier groupe lesbien parisien. Elle fit aussi partie des Féministes Révolutionnaires.
En 1973, elle signe Le Corps Lesbien qui, de par son titre, fait..... scandale ! Ici, Monique Wittig exalte l'amour physique entre femmes loin des clichés des écrivains masculins et de leurs fantasmes. Son sens des mots est la clé de voûte du livre "car, comme la lettre, le sens se perd. Sans cesse." En 1976, elle fait paraître Brouillon pour un dictionnaire des amantes, chroniques que l'on déchiffre avec des clés et qu’elle co-signe avec sa compagne Sande Zeig. La même année, lasse de ne pas être reconnue comme elle devrait l'être, Monique Wittig part s’installer aux États-Unis où elle enseigne la littérature française dans de nombreuses universités. Elle produit des textes qui alimentent la pensée et les créations lesbiennes. La plupart de ses articles sont publiés en anglais dans Feminist Issues. Son écriture est "lesbianocentrée", tout comme sa réflexion. Elle réfute la notion de différence sexuelle allant jusqu'à nier le principe de littérature féminine. Selon elle, l'écrivain doit gommer les sexes et la marque linguistique du genre. Monique Wittig privilégie le pronom. Dans ses livres, les lesbiennes sont représentées comme une catégorie d'êtres humains qui échappent à leur destin de femmes grâce à leur refus des tâches imposées et codifiées d'avance et à leur rejet du pouvoir économique, idéologique et politique imposé par l'homme.
De 1990 à 2003, Monique Wittig enseigne à l'Université de l'Arizona à Tucson. Une bourse d'écriture portant son nom a d’ailleurs été créée afin d'encourager l'innovation sur le plan des formes littéraires et des rapports entre langue et politique. En 2001, elle sort un de ses livres les plus importants, La Pensée straight (comprendre La Pensée hétéro), une série d'essais qui suscitent réactions et débats politiques, tout en restructurant les groupes féministes et lesbiens américains. Pour Monique Wittig, l'hétérosexualité est un régime politique basé sur un contrat social que les lesbiennes refusent. "Il serait impropre de dire que les lesbiennes vivent, s'associent, font l'amour avec des femmes car la femme n'a de sens que dans les systèmes de pensée et les systèmes économiques hétérosexuels. Les lesbiennes ne sont pas des femmes.", écrit-elle. Dans les années qui ont suivi, de nombreuses conférences, thèses, et études ont été consacrées à Monique Wittig et à son écriture. Femme de tête et de talent, Monique Wittig a profondément marqué sa génération ; et les suivantes lui doivent beaucoup. Elle restera à jamais la passionnara du monde lesbien. Il faudra pourtant attendre 2001 pour que Paris lui offre enfin la reconnaissance avec un premier colloque international."
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Sœur Sourire? Une martyre lesbienne?



La simple tombe de
Janine Deckers et d’Annie Pecher, réunies dans la mort,
 
à Wavre (Belgique)
***
Faut-il rappeler le suicide de ce "genre"
d'une autre chanteuse Gribouille...

Le destin tragique de Sœur Sourire  21 Février 2005
"Certains se souviennent peut-être du très sixties "Dominique nique nique", chanté par Sœur Sourire. On oublie souvent qu'elle était à l'époque novice dans un monastère près de Waterloo, en Belgique.
Et qui se souvient encore de son suicide tragique en 85, en même temps que sa compagne Annie Pecher.Une lesbienne laminée par les feux de la rampe puis la rigueur catholique. Une belle tragédie qui valait bien une
pièce de théâtre.
Et voici le lien pour un site super-amateur mais plein de renseignements intéressants. Une biographie en français est déjà sortie et la version anglaise doit sortir sous peu. Sœur Sourire? Une martyre lesbienne? on pourrait le dire..."
Source : http://members.chello.be/mb10710/ArchivesBlogue200502.htm
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Photo B.Gittings (à dr)et sa compagne depuis 37 ans,  l'auteur Kay Tobin Lahusen...
Disparition de l'activiste Barbara Gittings  tetu.com 21/02/2007par Nicolas Jan
La célèbre activiste américaine, Barbara Gittings, est morte le 19 février à 74 ans d'un cancer du sein qu'elle combattait depuis de nombreuses années. Cette féministe convaincue commença à militer en faveur des droits de la communauté gay et lesbienne dès 1955, en important à New York le mouvement lesbien Daughters of Bilitis né à San Francisco. Barbara Gittings déclarait dans de nombreuses interviews à propos de cette époque: «Nous étions à peine quelques centaines de militants, nous nous connaissions tous».  Elle est également devenue célèbre pour avoir intensément combattu l'avis de l'American Psychiatric Association qui pointait l'homosexualité comme une maladie mentale jusqu'en 1973. Elle s'était aussi engagée dans un long travail au sein de l'organisation Task Force on Gay Liberation of the American Library Association, pour que les bibliothèques américaines mettent à disposition du public des livres sur la communauté gay et lesbienne. Elle fit partie de tous les combats des années soixante, assistant aux premières manifestations en faveur des minorités sexuelles devant la Maison-Blanche ou le Capitole. Elle apparaît notamment dans le célèbre documentaire «Before Stonewall» diffusé en 1999 et avait été une des premières figures lesbiennes américaines médiatisées par les grandes chaînes de télévision américaine.
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Françoise Gaspard Femme politique, Sociologue, Activiste lesbienne et féministe
Née le 7 juin 1945 à Dreux - Son début de carrière est lié à l'enseignement : professeure d’histoire au lycée Michelet à Vanves - 1971-1974, chargée de cours d’histoire économique à la Sorbonne - 1970-1974, élève à l’ENA - 1974-1977.  Françoise Gaspard devient mairesse de Dreux de 1977 à 1983 et députée PS de 1981 à 1988.  Sociologue, maître de conférences à l'école des Hautes études en sciences sociales, représentante de la France à la Commission de la condition de la femme à l'ONU,
Elle est depuis 2001 Experte au sein du Comité CEDAW de l'ONU, comité d'experts chargés du suivi par les États qui l'ont ratifié de la Convention de New York sur l'élimination de toutes les discriminations à l'égard des femmes et membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
Elle s'est pacsée publiquement avec Claude Servan-Schreiber en 2000.
Interview sur son homosexualité et le coming-out des hommes politiques
Interview du Nouvel Obs  - Source : http://comingout.free.fr
Le Nouvel Observateur. ­ Que pensez-vous du " coming out " télévisé de Bertrand Delanoë ?
Françoise Gaspard. ­ Il n'est pas inutile que des parlementaires homosexuels disent qu'ils le sont. C'est une façon de banaliser l'homosexualité. Pour autant, tous ne sont pas obligés de le dire à la télévision. Libre à chacun d'en faire état publiquement ou pas.

N. O. ­ Vous n'avez plus de mandat politique, mais si vous étiez aujourd'hui candidate à une élection, en feriez-vous état ?
F. Gaspard. ­ Absolument. Chaque fois que je pourrai contribuer à banaliser l'homosexualité, je le ferai.

N. O. ­ Pourquoi ne pas l'avoir dit au moment de votre candidature à la mairie de Dreux, en 1977 ?
F. Gaspard. ­ J'ai fait campagne sur des convictions sans rien renier de ce que j'étais : je me déplaçais à moto, avec un blouson de cuir et ça surprenait. Ce qui a encore plus surpris, c'est que j'ai été élue.

N. O. ­ Vos adversaires politiques s'en sont-ils servis contre vous ?
F. Gaspard. ­ Jamais. Mes amis, oui.

N. O. ­ Pourtant à Dreux, la rumeur a circulé. Vous avez été " outée " ?
F. Gaspard. ­ Par un article de Guy Hocquenghem dans " Libération ", en 1979. Aux élections de 1988, il y a eu des inscriptions : " Gaspard lesbienne ". On m'a dit que le coup venait de mes opposants au sein du Parti socialiste. Jamais l'extrême-droite locale n'en a fait état. Et pour cause : des militants de l'appareil étaient gays.

N. O. ­Comment justifiez-vous la complaisance à l'égard du discours homophobe de certains élus par ailleurs homosexuels ?F. Gaspard. ­ Par la peur ! Ils pensent qu'être étiquetés gays nuira à leur carrière. A mon avis, les électeurs sont beaucoup plus libéraux et tolérants que ne le croient les élus. Je ne leur demande pas de le crier sur la place publique, mais qu'ils s'illustrent dans une manifestation où l'on crie : " Les pédés au bûcher ! ", ça, c'est intolérable.

N. O. ­ L'omerta qui règne sur le sujet dans la classe politique n'est-elle pas un archaïsme ?
F. Gaspard. ­ Le milieu politique a peu changé. Il est encore très frileux par rapport à la sexualité, qui, quelle qu'elle soit, reste un non-dit. Elle est aussi un obstacle à l'entrée des femmes dans cet univers d'hommes. J'ai eu l'occasion de me pencher sur les débats de la franc-maçonnerie à la fin du XIXe siècle. Ils traduisaient ce qui se disait à voix basse dans les partis : les femmes ne pouvaient accéder à la politique car elles risquaient d'y introduire du désir, donc du désordre. L'antiféminisme en politique a toujours eu de fortes connotations sexuelles. Voyez les discussions à la buvette de l'Assemblée : on y parle des femmes pour dire si elles sont " baisables " ou non.

N.O. ­ Le milieu sait très bien qui est homo ou pas. Comment réagit-il ?
F. Gaspard. ­ De temps en temps, on en rigole, on s'en moque. Mais au fond, il y a une complicité et une acceptation. Quand j'étais députée, l'un de mes assistants, gay, m'a révélé le nombre de parlementaires qui avait la même sexualité que lui. J'étais abasourdie ! D'autant que beaucoup d'entre eux étaient mariés. J'ai découvert ainsi que le mariage est un passeport pour se présenter devant les électeurs.

N. O. ­ Gaston Defferre, dont vous étiez proche, vous avait d'ailleurs alertée à plusieurs reprises sur votre situation de femme non mariée...
F. Gaspard. ­ En 1980, il m'a convoquée à un dîner en tête à tête pour m'annoncer : " François Mitterrand va gagner les élections, il faut que vous vous mariiez avant les présidentielles ­ vous et quelques autres ­ si vous voulez avoir une carrière ministérielle... "

N. O. ­ Votre réaction ?
F. Gaspard. ­ Je lui ai fait remarquer qu'il faudrait que la loi change pour que je puisse me marier !

N. O. ­ Et les quelques autres ?
F. Gaspard. ­ Le Carnet du " Monde ", entre décembre 1980 et mai 1981, prouve qu'un certain nombre de mes petits camarades ont convolé. Des hétéros qui n'avaient pas envie de se marier l'ont fait, et des homos ont épousé des femmes qui se voyaient bien mariées à un futur ministre. C'était encore le XIXe siècle !
 


F.Gaspard et sa compagne Claude Servan-Schreiber
(1984) assumera publiquement son homosexualité, devenant ainsi l'une des premières personnalités politiques françaises à le faire et presque la seule en tant que femme.(...)
Françoise Gaspard a joué un rôle pionnier dans l'introduction des études gays et lesbiennes en France : elle a conduit, avec Didier Eribon, un séminaire de recherche à l'EHESS (de 1998 à 2004) consacré à la sociologie des homosexualités ; elle codirige avec Bruno Perreau le premier cours français sur l'homosexualité destiné à des étudiants de premier cycle (à Sciences Po, depuis le printemps 2006).

Source et doc compl. : fr.wikipedia.org/wiki/Une_petite_ville_en_France
+ info : bu.univ-angers.fr/.../CAF/numer/ANGaspard.htm
Françoise Gaspard est notamment l'auteur de : Au pouvoir citoyennes ! Liberté, égalité, parité (avec Claude Servan-Schreiber et Anne Le Gall, éd. du Seuil, 1992) et le Foulard et la République (avec Farhad Khosrokhavar) éd. du Seuil, 1995 (elle a une bibliographie très fournie sur le thème des droits de la femme).
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L'ancienne championne de Tennis, Billie Jean King, POUR le coming-out des lesbiennes ! TC 07/11/2005 par Myrtille Rambion
Profitant de son passage à Indian Wells, dans le désert californien, pour une étape du World Team Tennis (des matches-exhibition par équipes), Billie Jean King est revenue sur son outing, en 1981 et a estimé que la situation des lesbiennes dans le tennis avait évolué en bien. Car il y a 25 ans, une fois sa sexualité officialisée, cette pionnière avait perdu tout ses contrats, du jour au lendemain. «Cela va beaucoup mieux, a-t-elle ainsi expliqué au Desert Sun. Amélie Mauresmo n'a perdu aucun contrat, mais elle n'en aura probablement pas d'autre. C'est un mieux, parce qu'en France, tout le monde l'adore. La plupart du temps, on nous applaudit, mais on ne nous donne pas d'argent […] Maintenant, on ne perd plus ce que l'on possède déjà, et c'est fantastique. Moi, j'ai tout perdu en 24 heures.» Billie Jean a même une idée pour que la situation s'améliore encore: «Plus des filles feront leur coming-out et seront visibles, affirme-t-elle, et mieux ce sera.» En matière d'évolution des mœurs et de révolution, elle sait de quoi elle parle. Car c'est grâce à l'action qu'elle a menée dans les années 70 que le tennis féminin est aujourd'hui reconnu au même titre que son homologue masculin. Et que les huit meilleures joueuses du monde réunies à Madrid pour le Masters qui débute aujourd'hui, mardi 7 novembre, peuvent toutes rêver au chèque d'un million de dollars avec lequel repartira la gagnante.
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La Fondatrice des Lesbian Campgrounds est décédée à l'âge de 79 ans. Source southernvoice.com 02/01/2007
Joyce Tree, co-fondatrice des Swiftwaters lesbian campground près de  Dahlonega, (espace sûr pour des femmes) près de Dahlonega, est morte le  déc. 31 à l'hôpital de saint Joseph d'Atlanta dû aux complications d'un emphysème et arrêt du coeur congestif, selon Pat Roberts , sa compagne de presque 15 ans.  (...) Il y a environ 26 ans, habitant dans Dahlonega, elle a voulu créer un espace sûr pour que les femmes célibataires aillent camper. Elle a commencé par un terrain de camping lesbien avec sa première compagne  Dorothy Osbold.   à Voir :Lesbian Campgrounds  www.swiftwaterswomanspace.com

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Los Angeles - Décès de Betty Berzon, activiste lesbienne et grande figure LGBT Citegay.com25/01/06
 Betty Berzon, Figure emblématique des revendications GBT, cette psychothérapeute et auteur de nombreux livres sur les problématiques homosexuelles a créé et oeuvré dans de nombreuses associations, dont certaines sont toujours en activité. Elle a été la première femme membre du conseil d'administration du CGL de Los Angeles et a été l'une des initiatrices de sa fondation. Sa compagne depuis 33 ans a demandé ni fleur ni couronne pour les cérémonies funèbres liées à son décès mais des dons à des associations dont une s'occupant d'ados gays et lesbiens. Le dernier geste d'une militante en quelque sorte.Betty Berzon aura lutté 20 ans contre un cancer qui l'a emporté hier à l'age de 78 ans.
http://members.aol.com/bberzon
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 05/08/05 - Décès de 
Françoise d'Eaubonne, irréductible provocatrice...
"Née en 1920 d'une mère espagnole, mathématicienne, et d'un père breton, militant anarcho-syndicaliste chrétien, Françoise d'Eaubonne a connu la Résistance, le Parti Communiste, (tôt quitté), les mouvements de libération (FHAR et MLF) et fonde en 1978 le mouvement Écologie-Féminisme. Elle a publié une soixantaine de romans et d'essais, reçu deux prix littéraires en 1947 et 1967 et a été nommée officier des Lettres et des Arts en 2002", auteure d'une centaine de romans