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1. b) Sappho était prêtresse d’Aphrodite dans
l’île
de Lesbos au 6e siècle avant J.C. Longtemps
dans
l’histoire on l’a admirée comme poétesse, mais
on l’a toutefois condamnée pour son amour pour
les femmes. On a manipulé sa biographie afin de
camoufler cette réalité. De plus, nous
soupçonnons que le gros de son oeuvre a été
détruite; ses contemporains décrivent combien
prodigieuse était sa création littéraire et
pourtant
l’on n’en retrouve que quelques vestiges.
2. c)Le mot «tribade» vient du grec «tribein»
qui
signifie «frotter, s’entre frotter». On
accusait ces
femmes de «contrefaire» l’homme en se frottant
et
en ne se pénétrant pas avec un pénis. Quel
affront
à la lignée spermatique! Sappho est alors
éliminée
comme référence identitaire de l’amour entre
femmes. Pendant trois siècles on utilisera le
mot
«tribade» pour désigner les lesbiennes. Au 19e
siècle,
la découverte de l’oeuvre de Sappho, qui était
passée
sous silence depuis des siècles, occasionnera
l’utilisation d’un nouveau terme, celui de
«lesbienne».
3. a)Le cas le plus célèbre est Jeanne d’Arc.
Voici ce qu’on a écrit à son sujet : «tu as porté
continuellement
l’habit d’homme… que tu portais aussi
cheveux courts… sans laisser sur toi aucune
chose
qui demonstrast que tu estoys femme… tu
condamnes toi-même de ne vouloir porter l’habit
selon ton sexe…».
4. a) b) et c) L’intrigue? La narratrice,
Suzanne,
observe des symptômes d’une extrême
sensibilité
chez la supérieure.
5. b) Élevée comme un garçon, Christine était
amoureuse
d’Ebba Sapre. Cette dernière a laissé sa
soupirante après que celle-ci a renoncé au
trône.
On dit que Christine a également été amoureuse
de la diva d’opéra, Angelica Georgini.
6. c)
7. b) On raconte que les placiers avaient
prévu des
seaux d’eau glacée au cas où des spectateurs
s’évanouiraient.
8. a) En réponse à la controverse suscitée
par «The
Captive», la loi «Padlock» interdira les
pièces de
théâtre qui contiennent de la «perversion
sexuelle».
9. c) Originaires des États-Unis, elles se
sont installées
à Toronto et ont été connues par leurs
artistes
collègues comme «The Girls». Bien qu’un grand
nombre de leurs sculptures et de leurs murailles
se trouvent parsemées ici et là dans des
collections
particulières ou dans des endroits publics,
les musées des beaux-arts de l’Ontario et du
Canada possèdent plusieurs exemplaires de leurs
oeuvres.
10. a) Paule Baillargeon et Ann Marie
MacDonald y
interprètent respectivement les rôles d’une
propriétaire de galerie d’art et de son amante.
La
vedette de (b) Helen Shaver, ainsi que l’auteure
du roman qui l’a inspiré, Jane Rule sont
canadiennes; le film est américain. Quant à (c),
que dire du jeu de Patty Duke dans son rôle
d’une
lesbienne qui veut devenir mère? L’audience
lesbienne concernée par son dilemme, le public
hétérosexuel et Sara Botsford (qui jouait le
rôle
de sa compagne) ont été plutôt agacés par son
interprétation névrosée.
11. b) Le 27 juin 1969, la police a décidé de
fermer
officiellement le Stonewall Inn, un bar qui
desservait une clientèle gaie mais surtout de
«drag
queens», usagers de drogues, de classe ouvrière,
de minorités raciales, parce que l’alcool y
était
vendu sans permis. Plusieurs membres du
personnel
et clients ont été arrêtés. C’était loin d’être
la
première fois que la police posait un tel geste
et le
harcèlement des gais et lesbiennes était
fréquent.
Cette fois, la clientèle a résisté et des
émeutes ont
suivi. Cet acte de résistance spontané a donné
naissance au mouvement contemporain pour les
droits des lesbiennes et gais en Amérique du
Nord.
12. a) b) et c) Nicole Brossard, poète,
romancière et
dramaturge québécoise, est une féministe
engagée
qui a marqué toute une génération de femmes.
13. a) Le drapeau arc-en-ciel a été créé en
1978 par
Gilbert Baker, un artiste de San Francisco,
en
réponse à un besoin de sa communauté locale de
se donner un symbole de solidarité. Il avait
conçu
un drapeau avec huit couleurs qui symbolisaient
la sexualité, la vie, la guérison, le soleil, la
nature,
l’art, l’harmonie et l’esprit (rose, rouge,
orange,
jaune, vert, bleu, indigo et violet). En 1979,
le
drapeau a été utilisé pour la parade de la
fierté. À
cette occasion, on n’a conservé que six couleurs
au drapeau, celles que l’on connaît aujourd’hui.
Le drapeau est donc le symbole de la fierté, de
la
visibilité et de la diversité.
14. c) Le labrys est associé aux religions
vouées à
une déesse, telle Artémise, Gaia, Rhéa,… et
aux
Amazones. Les archéologues ont suggéré que
c’était un objet sacré, une arme de bataille et
aussi un outil quotidien, employé dans
l’agriculture.
15. a) L’artiste Ferron a été complice de son
lancement. Charmée par l’adaptation en
français
que Lucie Blue a fait de sa chanson «Ain’t Life
a
Brook», elle l’a présentée lors d’un concert à
Ottawa
à l’automne de 1982.
On peut joindre la collective lesbienne de
l’Ontario par…
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