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Tasse de Thé précise que les femmes-auteures citées sur cette page ne sont pas toutes lesbiennes... mais toutes des poétesses !
Psies   on aime... on adore...
 

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 Carol Ann Duffy "première poétesse"
Judyth HILL...

Club littéraire Lesbien d'Eve
Mireille Havet, poétesse lesbienne
Nicole BROSSARD,
Jackie Plaetevoet
Anne MICHEL

Huguette BERTRAND

Hommage à RENÉE VIVIEN ( centenaire)
"On dirait une ville" - Françoise Collin
"Le temps du tableau" - Catherine Weinzaepflen
Pauline Labrande 
Marcelina Martin

Claude Ber
Le Printemps des Poètes

Isabel Meyrelles
Élaine Audet
Sonia Bressler
Cristie Cyane
Jeanne Talbot-David 
Josée-Gabrielle Morisset 
 Gabriela MISTRAL 
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 Michèle Cros
 Jacqueline JULIEN

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Carol Ann Duffy, une lesbienne,  nommée "première poétesse" Source PinkNews 01/05/2009Elle succède titulaire actuel, Andrew Motion, qui a occupé le poste pendant dix ans. Elle deviendra la première lesbienne, Écossaise et femme, titulaire du poste (5750 £ par an. S'exprimant au Woman's Hour sur Radio 4 ce matin elle précise sa "longue et difficile" hésitation à accepter ce poste.(...) «pour la reconnaissance des plus grands poètes femmes..." 
Selon la BBC, elle prévoit de faire don de son salaire à la Société de Poésie afin de financer un prix pour les poètes. Les bookmakers ont arrêté de prendre des paris sur sa nomination. Il n'était pas évident que Duffy accepte le poste, après en avoir longtemps critiqué le rôle. Dans une interview, elle avait déclaré: «Je ne vais pas écrire un poème pour Edward ou Sophie. Aucun poète qui se respecte doit avoir à le faire."  Elle avait déjà été pressentie à ce poste en 1999, sans succès prétendument parce que le Premier ministre, Tony Blair, s'est dit préoccupé par la façon dont son statut de lesbiennes serait perçu...
Carol Ann Duffy est  connue pour ses œuvres :  " Female Nude" (1985) et "la vente de Manhattan" (1987). Son travail est inclus dans le programme national d'enseignement pour les écoles et les caractéristiques souvent les thèmes de la sexualité, l'inégalité et le deuil...
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Découverte poétique : Judyth HILL


"Cette nuit, je suis emplie de merles et de leurs vols.
Je suis cette noirceur, cette saveur.
Tout le jour à regarder les reflets sur l’eau,
Une complicité entre nous.
Chaque ride raconte la dernière fois où nous fûmes
Si tendres l’un pour l’autre.
Je pourrais nous inscrire pour toujours dans ce paysage.
Je suis cela emplie de la lune et du merle,
Et douce comme l’est le matin pour les pipits farlouses.

Voici une femme qui a mis le bosque * dans son corps
Jusqu’à ce qu’elle vibre entièrement avec le marais
et le calme battement des plumes.
Plumes qui tombent autour d’elle, avec la musique
du rivage et les oies des neiges
qui tournoient, roulent et se balancent.
Leurs corps moelleux blanc et noir
et je suis blanche et noire.
Encre noire sur papier blanc, et mots qui disent
« au revoir » et « pour toujours »
ce qui signifie, lève-toi et reviens.
 
A minuit, je volais.
Ainsi je suis sûre de ma propre noirceur.
Je savoure ce mouvement dans chaque chant,
Mais pourrais-je voir une grive mauvis **
si je ne t’aimais pas ?
Cette nuit, je suis un battement d’aile, loin des mots.
J’ai répété « au revoir » tout le jour comme
si j’en avais l’intention.
Mais ce n’est que l’éclat du rouge sous l’aile
pendant le vol.
Seulement la façon dont mon cœur roule et monte.
Rien qu’une couleur et un son dans l’air qui nous disent
où se trouve la plénitude.
Il n’y a pas d’adresse où faire suivre, tu dois visiter
La Bien-Aimée à son domicile.
Pense à apporter des fleurs, le cri des grues,
Le jaillissement de l’eau qui descend les acequias ***.

Judyth HILL, BACCHANALES N° 41, OISEAU, p.53 , 2007.

* en espagnol dans le texte, bosque : bois
** grive muvis / redwinged blackbird (merle aux ailes rouges)
*** en espagnol dans le texte, acequias : ruisseaux

>>>sur le site LA CAUSE DES CAUSEUSES, Blog d'incitation poétique
en passant par l'excellent blog d'Angèle Paoli,
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Nicole BROSSARD, Poète, romancière et essayiste Lesbienne Nicole Brossard est née le 27 novembre 1943 à Montréal.
Depuis la parution de son premier recueil en 1965, elle a publié une trentaine de livres, dont Le Centre blanc, La lettre aérienne, Le désert mauve, Hier, et Cahier de roses et de civilisation. Elle a été deux fois lauréate du Prix du Gouverneur général (1974 et 1984) pour sa poésie. Elle a cofondé en 1965 la revue La Barre du Jour et, en 1976, le journal féministe Les Têtes de Pioche. En 1991, elle publiait avec Lisette Girouard une Anthologie de la poésie des femmes au Québec (Des origines à nos jours) et, en 2002, Poèmes à dire la francophonie. En 1991, le prix Athanase-David lui était attribué et, en 1994, elle était reçue à l’Académie des Lettres du Québec. En 1999, elle reçoit pour une deuxième fois Le Grand Prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières pour ses recueils Musée de l’os et de l’eau, et Au présent des veines. En 2003, le prix W.O. Mitchell lui est attribué. Ses plus récents livres sont Je m’en vais à Trieste (2003) et L’horizon du fragment (2004). Ses livres sont traduits en plusieurs langues." Dès le début de sa pratique littéraire au milieu des années soixante, Nicole Brossard a manifesté ses préférences en poésie tout en explorant la diversité de ses autres champs d'écriture : poésie d'abord, mais aussi roman (French Kiss, 1974 ; Le Désert mauve, 1987 ; Baroque d'aube, 1995) et critique, théâtre et essais, textes théoriques et radiophoniques, articles d'intervention dans des revues nationales et internationales.
voir  http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/01/anthologie_perm_12.html
 "Avec près d'une quarantaine d'œuvres, dont les temps forts sont réunis dans deux rétrospectives – Le Centre blanc. Poèmes 1965-1975 et Double Impression. Poèmes et textes 1967-1984 –, elle a participé très activement, comme chef de file et comme activiste, à la génération des années soixante et soixante-dix qui a renouvelé les thèmes et les formes de la poésie québécoise. À l'écart de la célébration du pays qui a marqué la génération des poètes de L'Hexagone, elle a fondé son art poétique sur une recherche théorique et pratique, sur une remise en question systématique et radicale des formes acceptées du langage littéraire et du discours de réflexion, puis, au cours des années soixante-dix surtout, où son œuvre s'est consacrée plus exclusivement au «  continent des femmes », sur la mise en œuvre d'une écriture au féminin dans une dynamique où alternent plans de fiction et pans de réalité, dynamique qu'elle nommera " fiction théorique ".Source  felix.cyberscol.ca         >>>>>On ne peut pas prévoir... N. Brossard
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Club littéraire lesbien d’Eve
La conception du Club Littéraire Lesbien d’ Eve est notre complicité, notre connexion innovante, créatrice, relaxante, réceptive aux idées exprimées, d’amitiés féminines partagées et sans équivoque !  Si vous êtes intéressées venez nombreuses ! Révélons nos passions

Lieu : Marche-lez-Ecaussinnes (Belgique)
Accès aisé (gare Ecaussinnes) et parkings gratuits.
Inscription : 14 € : A discuter !  Périodicité : A établir ensemble !
Courriel :
eveclublitterairelesbien@gratimail.zzn.com
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Paris: une place au nom de la poétesse lesbienne Mireille Havet Source tetu.com 29/01/2009
Enfin, on permet à la culture lesbienne d'exister, en l'inscrivant dans le patrimoine urbain! Ce vendredi 29 janvier, en effet, en effet, sera inaugurée la «place Mireille-Havet» du nom de la poétesse amie de Cocteau, de Colette, et dont on a commencé à rééditer le très sombre et magnifique Journal en 2003 aux éditions Claire Paulhan. Mireille Havet y racontait ses errances et sa complainte de garçonne Don Juane, ses conquêtes désespérées et y confiait son goût pour l'opium et les soirées littéraires du Paris des années folles.
Vendredi, à 11h, la place sera donc baptisée du nom de la fugace poétesse disparue à 34 ans, sur le terre-plein central du faubourg Saint-Antoine, entre les rues Saint-Bernard et Faidherbe. Une vraie avancée pour la visibilité lesbienne!
- Journal 1918-1919, de Mireille Havet, éd. Claire Paulhan, 256 p., 20 €. Suivi de Journal 1919-1924, 544 p., 35 €, de Journal 1924-1927, 448 p., 36 €. 
Mireille Havet, poétesse lesbienne (extrait photo coll.particulière)
femme extrême, jouisseuse, féroce, mondaine qui a traversé les Années folles en sainte damnée, croisant Cocteau, Apollinaire, Coco Chanel… Elle laisse un brûlant journal intime (1913 à 1929)
- Source Télérama - 02/08/2008
- "Je serai abracadabrante jusqu'au bout », déclarait dans son ténébreux journal la « petite poyétesse » (...)que lança Guillaume Apollinaire en 1914 ; qui troubla, adolescente, son aîné Paul Fort ; émut, jeune fille, Colette, et fut vivement célébrée, jeune femme, par Cocteau, le compagnon des nuits d'opium (...)  Mireille Havet fut tellement abracadabrante, sulfureuse amazone des Années folles, que la postérité se fit un devoir d'oublier cette étoile filante trop douée, morte de tuberculose dans la solitude et la misère à 34 ans (1932), après avoir été une jeune écrivaine prodige promise à tous les succès, une indomptable don Juane du Paris lesbien, un esprit libre et acéré qui ne supportait aucun masque.(...)
On découvre une artiste tout ensemble proche de Marcel Proust pour sa vision assassine d'une société à la dérive, de la religieuse portugaise pour ses vertiges amoureux, des plus roués libertins du XVIIIe pour ses transgressions de tout tabou, de Dostoïevski pour ses descentes aux enfers. Une extrême. Une jouisseuse. -« J'aime la vie. Elle me monte à la tête, elle m'envahit. Elle surpasse ses promesses comme une maîtresse follement amoureuse et qui ne craint plus de trop prouver son amour. J'aime la vie et elle m'aime. Je sens sur mes joues ses longues caresses. [...] J'ai la chance inouïe d'avoir faim de tous les plats du monde et d'agrandir au contraire mon appétit à mesure qu'âprement je dévore l'univers », écrit-elle en 1922.
Tout, alors, semble encore possible à la jeune et frêle poétesse, tôt fêtée dans le Paris artiste de l'époque, ambitieuse, rosse et mondaine, arborant crânement cheveux courts, canne, costume d'homme et cravate.  Elle n'a jamais dissimulé son goût passionné des femmes et n'a jamais vraiment souffert non plus d'ostracisme, née dans un milieu bourgeois plutôt curieux et éclairé. (...)Elle préfère sans complexe se laisser entretenir par des maîtresses fortunées - « J'acceptais d'elle ce qui est naturel entre amants, qu'elle assure ma vie matérielle », avoue-t-elle en 1925 à propos du grand amour de sa vie, Reine Bénard.
(...) malgré des tentatives de désintoxication moult fois recommencées. Mireille Havet a osé décrire comme peu d'opio­manes comment « aller droit à l'enfer par le chemin même qui le fait oublier », tout en reconnaissant : « ma folie ne me rend pas heureuse, mais je la préfère ». Aux frontières du masochisme, sa lucidité émerveille. Et ce regard impitoyable sur elle-même et le monde. « La vie, c'est un endroit où l'on meurt », dit-elle sans craindre les paradoxes. Ne fut-elle pas proche des artistes d'avant-garde tout en cultivant un romantisme d'un autre âge ; d'apparence libérée, ouverte, affranchie tout en accumulant les préjugés antisémites et nationalistes, tout en se comportant en macho avec ses petites amies qu'elle battait volontiers, tout en se moquant ouvertement des « gousses », elle qui n'aimait rien tant que « pervertir » les sages bourgeoises hétérosexuelles ? La femme était consciente de ses cruautés, de ses fêlures : « J'ai perdu ce qui faisait de moi un poète et je suis devenue un être avec toutes les paresses, toutes les lâchetés, tous les désirs des êtres que la vie a domestiqués, asservis sous son poing de fer, courbés sous le joug de l'argent, de l'amour et de l'ennui. » C'est qu'elle est avant tout une femme de l'entre-deux-mondes. Elle a vu mourir les guerriers des derniers empires en 14-18, vu s'effondrer l'économie mondiale en 1929 ; elle disparaît en 1932 quand va poindre le nazisme et autres atrocités contemporaines. Sans s'en rendre toujours bien compte, la garçonne-médium des Années folles fait le pont entre le triste hier et le terrible demain, deux moments de déchirure - « je suis une grande brèche où toutes les monstruosités du monde peuvent passer ».Elle n'y résiste pas. Car celle qui adore danser le tango dans les bouges habillée en homme refuse le « mentir vrai » de son ami Jean Cocteau, dont elle incarnera le personnage de la Mort dans Orphée, habillée par sa camarade Chanel, en 1926. Elle abhorre le mensonge. Affronte ses outrances et ses vices. Décrit avec une cinglante vérité la violence d'une sexualité irrépressible : « Dans la tombe, je tombe. »Au moins Mireille Havet la ténébreuse, la veuve, l'inconsolée, qui se comparait si souvent à un pauvre Arlequin, aura-t-elle été au bout de ses labyrinthes. Mais seul son journal plaintif et convulsif, lapidaire et lyrique, témoigne de ce cheminement de sainte damnée. Il était son salut. Il est aujourd'hui sa résurrection. L'écriture comme jamais aura ici sauvé une âme perdue de ses démons, enfin magnifiés pour l'éternité."
(excellent article de)  Fabienne Pascaud -
Télérama n° 3055 -
Article complet  www.telerama.fr/livre/mireille-havet-l-inconsolee,32048.php#cmtavis

A LIRE
*** “Mireille Havet, L'enfant terrible”, d'Emmanuelle Retaillaud-Bajac, éd. Grasset, 524 p., 20,90 €.
**** “Journal 1918-1919”, de Mireille Havet, éd. Claire Paulhan, 256 p., 20 €. Suivi de Journal 1919-1924, 544 p., 35 €, de Journal 1924-1927, 448 p., 36 €.
** “Carnaval”, de Mireille Havet, éd. Claire Paulhan, 248 p., 23 €.

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Speranza (poèmes) Livret d'Artiste numéroté et signé Jackie Plaetevoet - éd. du Sang d'Encre
Plasticienne : Anne Guerrant  -  trois œuvres sur papier (technique mixte)
Conceptrice du livret : Jackie Plaetevoet -  19,5 x 20,5 cm (livret fermé) Nombre pages : 10
Supports : papier Arches 240 gr + couverture papier main Antemoro
Présentation intérieure : livret - Tirage : 20 exemplaires Prix : 100 €       www.editionsangdencre.com/speranza.htm
"J 'espère     /    mais je ne suis pas sûre
que tu aies gardé le poème que j'avais glissé dans ta poche
alors que le désir naissait de nos cœurs à nos mains,
expérimentait le parcours du feu encore lui. J'avais cueilli
de l'herbe et l'offrais à ta joue pendant que l'horizon nous avalait
à force de nous inspirer et que la terre nous tenait couchées. Il
a suffi de cette absence au temps pour cheviller mes jours à tes
jours affamés en fustigeant les abstinences toute chantournées
d'abandon. En un instant d'éternité, ta bouche muette a livré
sa fièvre à mes lèvres comme un don augural et irrévocable. "  
Auteure, poète, éditrice, Jackie Plaetevoet nous livre dans ce recueil préfacé par Jack Chaboud et accompagné de trois oeuvres d'Anne Guerrant, un superbe hymne à l'amour et à l'espérance. Poète de l'ombre et de la lumière, elle sonde au fil de ses écrits, le mystère de l'existence, ses inattendus comme ses turbulences, ses néants comme ses bonheurs les plus éphémères.
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voir d'autres ouvrages plus bas...

"Que votre vie galope, comme ce cheval rouge à travers les arbres" Anne Michel
-
Editions Amalthée, spécialisées dans la poésie et le théâtre à Nantes.
Anne Michel parle ici d’un être, une femme du troisième millénaire, interpellée par les soubresauts d’un monde convulsif ; confrontée à la dureté de sa propre expérience ; empoignée par le réel qui la tourmente tout autant qu’il la façonne, ses poèmes témoignent de l’antagonisme entre deux forces, l’une qui la tire vers le Beau, la lumière et la plénitude, l’autre qui la jette dans le tumulte, l’anarchie et la souffrance. Au coeur de ce combat, le rêve d’amour illumine son univers intérieur, offrant une vision de l’âme, de l’imaginaire et du corps enfin ré-unifi és.
Isbn 13 : 978-2-35027-626-7  - 9 € - éditions Amalthée
« Levés vers lui nos yeux, ce firmament couvercle, voûte, roues, anneaux de gaz, prisonniers des immatériels solides, voici que cet amour marchant de pair avec un éternel été regarde cet entour fleurit sa bien-aimée ! Je vois naissant des brumes l’assaut de ces rayons auxquels j’aspire, cartes d’astronomie, boussole pointe antique et antarctique, avec l’emplacement de nouvelles étoiles et leur fécondation. »

"Notre Légende" suivi de "Rose du jour" Anne Michel
Un livre de poésie d'une poète française entièrement réalisé d'un continent à l'autre par voie de courriel. Cette poète présente une qualité d'écriture qui ne manquera pas de capter celles qui oseront se le procurer. Faut-il oser ? Ben... pourquoi pas ! Faut encourager les femmes qui osent oser !! :-))
On peut aussi s'informer auprès de l'auteure à cette adresse:
anne.michel05@wanadoo.fr
Bonne lecture et merci pour l'encouragement envers la poésie."
Présenté par Huguette BERTRAND poète écrivaine et éditrice : www.espacepoetique.com/Invites/AnneMichel.html

Grande Sérénade - Auteur Anne Michel aux Editions Pastre Geneviève 81 pages  Format 15 cm x 21 cm - ISBN 2908350491
 "Lorsque j'ai fini d'écrire un poème, je le laisse reposer, le reprends, le quitte à nouveau. Poèmes qui dorment. On dirait des nénuphars qui restent fermés, sur un étang. Mais si la poésie est une aventure solitaire, elle est aussi un aveu, une confidence ou un appel de soi au monde. C'est pourquoi à un moment donné, je rassemble mes poèmes, les retravaille pour créer un recueil signifiant. Alors, les corolles des nénuphars s'ouvrent. Ici, dans "Grande Sérénade", elles sont blanches, couleur de pureté, d'évanescence, teintée parfois d'un certain érotisme mélancolique ; ensuite, elles sont rouges, couleur de la douleur, du désir ou du combat ; enfin, elles sont jaunes, couleur de la joie et d'une allégresse irradiant le coeur et le corps. "Grande Sérénade" ? Il y a une femme, peut-être moi ou toute autre qui s'y reconnaîtra, saisie par le chant des mots, la cadence des phrases rythmant le récit d'expériences offertes, et d'autres, plus secrètes. "Dédicace Fnac :
Anne Michel"
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Hommage à RENÉE VIVIEN à l'occasion du centenaire de sa mort
Lecture Le Mercredi 07 janvier 2009 à 19 h- par la comédienne SOPHIE DEMMLER en présence de Nicole G. ALBERT (auteure de Saphisme et décadence) et Catherine GONNARD (co-auteure de Femmes artistes/artistes femmes).  à (re)voir : http://users.telenet.be/gaston.d.haese/vivien_1.html
"Renée Vivien née  Pauline Tarn le 11 juin 1877 en Angleterre d'un père anglais fortuné et d'une mère américaine. A sa majorité elle s'installe à Paris après que sa mère tente de la faire interner et après une tentative de suicide. En 1899, son amie Violette Shillito lui présente Natalie Clifford Barney. Elle entre dans le cercle du Paris lesbien artistique et littéraire et commence à publier sous le nom de Renée Vivien. Va suivre une intense activité créatrice et paraîtront des recueils de poèmes en prose, des traductions, un roman, des nouvelles. Elle alterne entre ses amours passionnées pour Natalie Barney et sa liaison avec Hélène de Zuylen de Nievelt. Elle passera des périodes de claustration et de voyages dans différents pays d'Europe et d'Asie. En 1909, elle se convertit au catholicisme peu avant son décès à Paris à 32 ans : anorexique, elle se laissera mourir de faim. Ses ouvrages étaient devenus introuvables, mais nous lui consacrons cette soirée à l'occasion de la réédition de plusieurs d'entre eux : La Dame à la louve (Folio) Une femme m'apparut suivi d'une anthologie de poèmes (Adventice), Etudes et Préludes - Cendres et Poussières- Sapho (ErosOnyx) et Les Kitharèdes (ErosOnyx) qui vient de paraître. '
à la Librairie Violette & Co 
Photo Renée Vivien (à g) et Nathalie Clifford Barney
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Huguette BERTRAND écrivain-poète du Québec et éditrice
«Du Québec, nous provient une voix féminine originale, à la fois sensible et ferme, celle d'Huguette Bertrand. Elle explore, tantôt de l'intérieur et tantôt de l'extérieur, les péripéties de la passion, ses transformations inévitables, ses biens et maux, son souvenir laissé chez les femmes... elle suit sa voie propre, toujours attentive à elle-même et à autrui, obstinée; elle veut chercher, dialoguer, échanger.» G.Sédir  1994 20 ans d'écriture poétique = 16 ouvrages de poésieaccessibles sur le site de l'auteure
Poèmes à écouter
www.espacepoetique.com

Huguette Bertrand est née à Sherbrooke (Québec) Canada. 
Elle a fait ses classes en poésie en passant par la voie éditoriale traditionnelle.  À l'automne 1996, elle réalise les premières pages html de son site « Espace poétique », devenu sa plate-forme de création et de diffusion. Création poétique et visuelle à travers apprentissage de techniques, communication, implications, par une technologie qu'elle a appris à utiliser de façon efficace.
  
"Fragile le mystère
s'abandonne au silence
des instants malmenés
sans ses mots
sans repos..."

Entre l'Ombre et la Lumière
(1999)

Je suis le cri 
l'inévitable cri 
dans ce murmure lointain 
suspendu au soleil passager 
quand tout passe 
tout revient 
allègrement visité 
par une lune subtile 
Je suis le cri 
parmi les vibrations 
de la mémoire 
l'âme amante 
l'âme errante 
sur les doutes 
effondrée 
  
Je suis le cri 
d'une trace sur l'horizon 
un arpège lancinant 
un ciel tout chaud de nuit 
étalé sur la nudité de l'être (...)

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Revenons-en à la POéSIE, puisque nous l'aimons aux éditions Des femmes
Cette année, deux excellentes surprises au niveau de ce genre littéraire :

"Le temps du tableau"
de Catherine Weinzaepflen
   et
"On dirait une ville" de Françoise Collin
Les deux "marchent" étonnamment bien pour de la poésie, et ont en commun d'être aussi profonds que faciles et de ne plus pouvoir être lâchés dès le moment où on s'aventure à les ouvrir.
 
(Si vous n'aimez pas la poésie, passez votre chemin... Sinon, des détails, des infos, des extraits etc etc Construction hyper organisée, liens à gogo pour approfondir etc) :
www.desfemmes.fr
"On dirait une ville" de Françoise Collin
"... Par petites touches impressionistes, elle nous guide ici à sa suite dans une vie qui se cherche et parfois se trouve, au hasard des jours, des rencontres et des instants volés à la lumière de l'été (voir "chronique d'un été").
Dès les premières phrases de On dirait une ville, j'ai entendu une voix, j'ai imaginé les mots de l'auteur exprimés sur une scène... Est-ce la preuve d'une grande qualité d'écriture ? Je n'en sais réellement rien. C'est il me semble pour le moins la preuve d'une lecture très agréable... "

suite : http://antigonehc.canalblog...
"Le temps du tableau" de Catherine Weinzaepflen
.".. Des vers brefs, coupants. Des vers sans majuscules ni ponctuation, ou très peu. Des vers qui ne riment pas. Des vers qui saisissent, des vers qui nous emmènent, des vers qui font écho à des émotions trop bien connues."Le temps du tableau" regroupe en fait 3 parties.
Dans la première partie, Catherine Weinzaepflen nous fait rentrer dans 36 tableaux différents, 36 moments vrais ou rêvés, 36 vies dans lesquelles le lecteur est la toile et dans lesquelles c'est le temps qui donne sa raison d'être au tableau....."

suite :www.babelio.com/critiques...
Comme le remarquait Jocelyne Sauvard dans son superbe article sur Antoinette Fouque l'année dernière, la cofondatrice du MLF
 
(1er octobre 68, date historique), "...
Antoinette Fouque n’est pas que la personnalité aux multiples activités, engagements, et missions, elle est aussi écrivain, au sens du Robert : personne qui compose des ouvrages littéraires. Qui puise au plus près de la poésie" . Exemple. « Il pleut. Ciel bas, noir outremer à l’est. Mer formée, lourde, de plomb ou d’obsidienne, selon les fonds. Le petit bouquet du jour, crocus et narcisses, arrive avec le café et mes trois quotidiens… » ...
http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/archive/2007/09/22/antoinette-fouque-par-jocelyne-sauvard-sitarmag.html
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FLAMMES SANS OMBRES - Pauline Labrande  - éd.Jets d'Encre
Le parcours amoureux et poétique d'une femme qui aime les femmes.. les incertitudes d’un amour hors norme et le regard des autres, la chaleur d’un corps et les souffrances du bonheur. Poésie touchante et parfois crue.
"Dévorez, pâles ombres, un coeur qui vous appelle,
Savourez la douceur de mon sourire frêle,
Fuyez vers une lune anxieuse dans des cieux
Plus obscurs que la nuit vibrante de mes yeux.
Ô flammes, soyez l’or d’une vie sans mensonges,
Laissez-vous fondre ensemble en un paisible songe,(...)
Genre : Poésie
ISBN : 978-2-35485-009-7
Format : 11 x 17 cm
Pagination : 72 pages
Prix : 14 €
Disponibilité : immédiate
à commander aux
Editions Jets d’Encre
www.jetsdencre.fr
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"Les Coeurs Sauvages et le site Web Arts Sacrés" ont été créés en 1995 par Marcelina Martin (photo)  pour favoriser la photographie et le livre. Au cours de la  première année Marcelina on Line a commencé à promouvoir les travaux d'autres artistes...  Mes racines sont profondément ancrées dans la richesse des plaines côtières de la Géorgie. (...)
TASSE DE THE a le plaisir de vous faire découvrir son site plein de charme et de poésie  :
www.wildheartsranch.com/index13.html
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 Isabel Meyrelles                         
"Tu m'a déjà rangée dans l'armoire des restes
déjà tu m'as classée dans le tiroir des corps perdus
et de nos mémoires nous avons commencé
à balayer les petites gouttes du bonheur que nous avons été.
Mais dans le temps subjectif,
tu es encore ma rose des vents,
la  machine qui accélère mon sang,
et pour combien de temps encore mes mains seront pour toi
la nocturne promenade d'un chat sur les toits ?"
 (Poème - Isabel Meyrelles)
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Élaine Audet  - L’Embellie
Mis en ligne sur Sisyphe le 31 juillet 2003.
Ce serait un jour de septembre et de splendeur
J’aurais déjà vécu quatre vies sans te croiser
Comme une feuille d’automne ivre de couleurs
Tu atterrirais libre inéluctable au cœur de mon histoire

Je plongerais mes doigts dans la peau profonde de ton eau
Pour toucher sous le sable les racines indemnes du bonheur
Sentir trembler le désir sous le limon morne du temps
Pétrir jusqu’au feu le galet de si loin poli par l’attente


Je garderais sur les lèvres un goût de rosée et de citron
La palpitation éclose dans ma main comme un secret
Sous les paupières l’ampleur soudaine de ton regard
Rempli de lumière dans l’acuité nue de l’instant

Alors tu me donnerais enfin mon vrai nom



Source :
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=572


Voir aussi  :
http://ellesaelles.canalblog.com/archives/2006/09/15/index.html
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Sonia Bressler - Créations, pensées, mouvements  voir  LeZBlogs
"Nous  - Il y avait une brindille dans tes boucles. Un sourire étoilé. Un rire renversé. Une menthe diluée. Le rouge se mariait sur le vert. Nous. C'est quoi ? Une immatérialité. Un instant entre deux rives. Un tempo. Une photographie des hasards. Une cartographies des désartres.
Et ce soir ? Palpitation. Un océan déborde. Un salon en accueil. Des fauteuils rouges renversés. La rage au ventre. Nous allons et venons dans l'écume de nos désirs."

E-mail bressler.sonia@wanadoo.fr    -  http://bresslersonia.blogspirit.com
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LES OCTAVIENNES  
Concours de poésie
, en janvier à l¹UNITY BAR
176 rue saint Martin, Paris 75003
Geneviève PASTRE présidente du jury du Prix des Octaviennes   voir dans les pages de Tasse de Thé :Vies de Femmes 
"Le terme Les Octaviennes désigne depuis 1988 une association de femmes créatrices (ouverte à toutes et ouverte sur le monde) fondée et animée par Geneviève Pastre pour développer un réseau culturel original autour de jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière à préserver les affinités électives, tout en les élargissant(...)"Source: http://poezibao.typepad.com
Les octaviennes ass.1901   - BP 6311 75063 Paris cedex 02
contact gpastre@free.fr ou les éditons Geneviève Pastre 67 rue saint jacques 75005 Paris
 http://genevievepastre.blogspirit.com
Paris : « La naissance du printemps saphique » 2004
France - Dans le cadre du Printemps des poètes, six Octaviennes ont célèbré « la naissance du printemps saphique »
à la Champmeslé : 4, rue Chabanais, 74002 Paris. Tél. 0142 96 85 20 - Les Octaviennes : BP 6311 75063 Paris cedex 02
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"Demain... j'y vais" - Cristie Cyane  - aux éditions Geneviève Pastre
Cristie Cyane, Jeune poétesse lesbienne originaire du nord de la France. "Ce roman poétique nous fait suivre une jeune femme dans ses rencontres nocturnes, branchées et érotiques. ""De Happy hours, Coming out, Et à part ça ?, elle parvient à Renaissance : elle découvre et le goût sucré des femmes, la douleur de rupture, l'opposition du monde et enfin la joie d'être elle-même et aimée en retour.
De multiples aventures l'attendent, qu'elle raconte avec humour et émotion. "
"Demain... j'y vais" de Cristie Cyane
Editeur : Geneviève Pastre - 70 pages Code Article : 12407
Prix Adventice : 14,00 EUR  - Prix Carte : 13,30 EUR
www.reneevivien.com
-"Enfin de la poésie pas ringarde, lisible et drôle. Et une poète d'aujourd'hui qui parle clairement du lesbianisme, du Marais, du coming-out, de la house music, et aussi plusieurs poèmes érotiques très parlants. Bref, du moderne et novateur, le tout en gardant un ton poétique beau à lire et à regarder. Les illustrations de nues sont sublimes. " Avis envoyé par ilessap sur Adventice
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"Les délices de Pradoux"  Jeanne Talbot-David  
"Jeanne Talbot-David raconte, sous la forme de trois recueils poétiques, trois amours qui ses sont succédés dans sa vie, sans vraiment s'abolir mutuellement, mais sans que soit indiqué le passage de l'un à l'autre. La poète vit ces amours avec la même fureur d'aimer, comme si chacun dût être le dernier. Cet ensemble qui célèbre trois femmes différentes a une unité parfaite de ton et de thème: l'amour de Jeanne pour des femmes. Déferlement lyrique, totalement ancré dans le quotidien, sous les formes rythmiques les plus variées, d'une poésie luxuriante, à la fois humble et sublime." Editions Geneviève Pastre  -Collection: Les Octaviennes - 132 pages - Code Article : 406
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Des propos à saveur lesbienne, des commentaires sensibles...
L'automne et son frette font frémir les coeurs sensibles et les âmes esseulées. Je vis une belle histoire d'amoure avec ma blonde rousse mais je deviens toujours dépressive lorsque la lumière se fait plus rare... Je ne suis pas seule, 10 % de la population en serait affecté...
Cet automne ne fait pas exception, même que j'en ajoute un peu, moche, les cheveux à l'apparence dévitalisés (pour ne pas dire gras), les yeux éteints, le sourire forcé, le rire rare. De longues journées de voix plaintive qui se résument à rien, ce pleurnichard qui rend la vie insupportable à soi-même et aux autres ! Lorsque ma blonde rousse me regarde longuement avec des yeux inquiets, il est temps de sortir du morfondu. Mais quoi de plus judéo-chrétien que de se faire souffrir quand on est trop heureuse, ça donne un sens à l'existence !!

Octobre 1998 Josée-Gabrielle Morisset  (Autrement Internaute)
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La littérature chilienne sort du placard Tetu.com19/08/03
Chili - La correspondance personnelle de l'un des plus importants écrivains latino-américains de la deuxième moitié du XX siècle, le Chilien José Donoso (1924-1996), qui vient d’être donnée à l'Université de l'Iowa, et qui révèle sa bisexualité, cause actuellement un véritable "scandale" dans les milieux conservateurs de Santiago du Chili, la capitale.


Photo Gabriela Mistral

Le débat public a été provoqué par une série d’articles du journal La Tercera qui dévoile dans ses papiers la passion de Donoso pour un jeune auteur et retranscrit une "confession" faite à sa femme, María Pilar Serrano. 
En fait, le scandale n’est que la suite de celui provoqué par la publication 
il y a deux ans de A Queen mother for the nation, de Licia Fiol-Mattail. 
Cette dernière y faisait mention du possible lesbianisme de la poète Gabriela Mistral (1889-1957). Un certain nombre d'associations gays du pays critiquent l'intérêt "exclusivement économique" de ces révélations. En attendant, un page internet gay de Santiago a choisi José Donoso pour sa section "Le garçon du mois". 
Poésie chilienne (VO)   - Gabriela MISTRAL www.gabrielamistral.uchile.cl/galeriaframe.html
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 Leïla Zhour      

 Son site

Voir aussi : http://iquebec.ifrance.com/JardindesMuses/huglyla.htm 

Au bout de tes doigts
Au bout de tes doigts
Mon souffle effleure une caresse
Tempo de valse
Toute pensée disparaît
Au bout de tes doigts
Le vent disperse mon visage
Un peu de sel
Mon regard sur ta peau
Au bout de tes doigts
S'ouvre l'océan
Marée très haute entre hier et demain
Je ne suis pas

Un peu de sable crisse encore
Le geste de ta main qui se ferme
Chaque doigt replié
Sur le nid de la paume
J'ai coulé sous l'or endormi des dunes
Ouvre ta main
Chaque doigt jusqu'à l'horizon
Il n'y a que l'infini
L'air
Un peu de sel
Je me dissous
Dernière larme
Asséchée par le vent du large
17 Janvier 2003
 

La Magie de régner sur des riens agrandisMichèle Cros La magie de régner sur des riens agrandis est le journal brûlant d'une rupture où se profile l'image prémonitoire et apaisante de l'autre. Ce passage à travers le vide que redoutent et connaissent tou/tes les amants, ce monologue nous décrit toutes les douleurs, les révoltes, les colères, et l'espoir voilé d'un recommencement. Pour Michèle Cros, aimer c'est se compromettre, accepter la finitude tout en pariant sur l'infini. Elle caresse à rebrousse poil les énigmes de l'être humain, sculpte à coups de ciseaux insolents le bloc de marbre du dictionnaire. Michèle Cros, poète, sculpteur-paysanne, vit et travaille à Montpeyroux dans l'Hérault, au pied du Larzac. Ed. Geneviève Pastre  - Coll. Les Octaviennes
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Le Feu - Jacqueline JULIEN (Extraits)
"Très tôt nous nous sommes regardées. Mon premier regard a été pour ce regard de plomb 
brillant qui m'a cinglée, aigu, agile, perspicace.
Je crois savoir que je ne l'ai pas vue, mais regardée. Elle m'a vue aussi sans doute,
Mais elle m'a regardée, surtout. Nous avons fait comme si nous ne faisions que nous voir,
mais je sais qu'il y a eu le regard surtout, de chacune sur l'autre.(...)
Il y a ainsi beaucoup de choses que je ne suis pas sûre d'avoir vues, parce que je la regardais.
Je n'ai pas vu sa carrure, qu'il aurait fallu dire d'athlète, je n'ai pas vu, je n'ai pas vu ses flancs.
Ni ses jambes. Ni ses hanches. Je l'ai regardée dans ce qui émanait de sa forme.
J'ai regardé ses mouvements, cette buée électrique que j'avais cette furie d'atteindre, de pénétrer.

Parce que ce regard plus fort que voir et être vue, j'ai su directement du dessous de ma peau
l'atteindre sous la peau. Il y avait les vêtements à enlever et sa peau à traverser.
Je ne voyais pas sa forme. Ce désir n'était pas que pour sa forme. " (...) Jacqueline Julien, Le Feu  

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Et si on écrivait des haikus ? Mytilène Message de Mimo  (Extraits)
C'est l'une des formes les plus importantes de poésie japonaise traditionnelle.
Sa forme très brève, 3 lignes pour 17 syllabes au total, va à l'opposé de tout le grand courant "lyrico-métaphysico-poético" occidental.
  La nature entre dans la composition...
Un haiku, c'est la capture d'un instant, c'est arriver à transcrire, en quelques mots, le satori (illumination) vécue par les adeptes du zen. Ou c'est un peu comme mettre ses souvenirs, ses impressions en bouteille, et pouvoir les ressusciter en ôtant le bouchon. Vos lecteurs seront émus ou non, selon qu'ils ont les mêmes souvenirs que vous.

parmi les éclairs
un bruit de rosée
le long des bambous
(Yosa Buson)

dans l'ombre des arbres
mon ombre bouge
la lune d'hiver
(Masaoka Shiki)

"Le haïku est un poème! Emprunté à une tradition autre et loin du souffle poétique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur. Il diffère des autres textes brefs (proverbe, maxime, sentence, aphorisme ou poème bref), les sens et le concret du quotidien y dominent, l'abstraction et la généralisation en sont préférablement absents. La grande difficulté pour les débutants, c'est de vouloir trop dire, tout dire (fragmentaire, un seul détail doit suffire pour évoquer le tout), de vouloir faire très beau (le haïku est un poème "vrai").
Sa principale caractéristique est de "dire l'instant dans l'instant", de situer dans le temps et l'espace, tel un polaroïd. Il est en même temps l'expression du permanent et de l'éphémère. La convivialité du haïku en fait un poème facile d'accès, notamment par sa simplicité apparente, sa pratique se démontre toutefois tout autre.Sa seconde caractéristique est sa brièveté. Il est traditionnellement composé de 17 syllabes, réparties sur trois lignes (5/7/5 syllabes). Il est souhaitable de respecter cette pratique lors de premiers contacts avec le haïku; il faut quand même savoir que les grands maîtres ne se sont pas laissés contraindre par cette pratique."

Comment écrit-on un haiku ?

En japonais, langue d'origine du haiku, les règles d'écriture sont claires. Dans les langues étrangères - français, anglais par exemple - il n'existe pas de consensus concernant les techniques d'écriture, mais on peut considérer ce qui suit dans les grandes lignes :...
Le sujet : virtuellement tout peut être sujet à la production d'un haiku ! Mais en général, une scène banale de vie quotidienne, un moment de paix, sont utilisées par les poètes qui réussissent par leur art à donner au lecteur un point de vue complètement neuf sur ces sujets a priori banals....
L
a capture de l'instant : surtout, pas de métaphore ! C'est interdit ! Le haïku doit emmener au pays des songes, par l'évocation de la réalité, sans s'encombrer d'images plus ou moins fumeuses. Il signale un instant particulier, à nous de le revivre.
...
En n'oubliant pas : un minimum de syllabes, pas de métaphore, et sobriété de l'expression"
Plus d'infos :
http://perso.club-internet.fr/leonicat/haiku/haiku.htm

/www.toyomasu.com/haiku
                     Voir aussi : site -  André DUHAIME  http://pages.infinit.net/haiku/jeunes.htm
 
D'autres sites que nous aimons :
http://lejardindekanojo.free.fr/haiku.php

et HAIKUS EN PROVENCE... etc.
http://leonicat.club.fr/haiku/classiques/yvesgerbal.htm
 
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Autres Sites & Blogs  à (re)visiter...

 

LE PRINTEMPS DES POETES
DU 5 AU 18 MARS 2007
sur le thème
Lettera amorosa, le poème d'amour
Des milliers d'événements partout en France et à l'étranger...
NB : Lettera Amorosa est le titre d'un poème de René Char dont on fêtera en 2007 le centenaire de la naissance. La parole en archipel, ed. Gallimard, p. 90
www.printempsdespoetes.com
Elles à Elles
Blog de Poésie Saphique...
comme on les aime !
"Le Plaisir de l'Oeil, celui des Mots, le Sensuel, le Sexuel des Filles de Sappho, leurs Engagements.
 Voici la substance d' Elles à Elles"
http://ellesaelles.canalblog.com

Renée Vivien 
Site sur la femme de lettres Renée Vivien (1877-1909), surtout connue pour son oeuvre poétique. 
Première femme à avoir affirmée son lesbianisme exclusif.
http://www.reneevivien.com
 
 
Nathalie Clifford Barney 
Site sur la femme de lettres Natalie Clifford Barney (1876-1972)
http://www.aei.ca/~anbou/clifford.html
 
LES RIVAGES de MYTILENE
http://perso.wanadoo.fr/lesrivagesdemytilene

  LITTERATURE AUDIO EN LIGNE : www.litteratureaudio.com
 

Le Blog de CATHETROLL
... avec de très beaux textes choisis et de la vraie poésie dedans...
http://cathetroll.over-blog.com/articles-blog.html
   

 

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* PhotoPeinture "Le Douanier Rousseau" Jungle à Paris

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