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Des collégiens genevois se saisissent de la thématique du   "COMING OUT"
Homophobie: interventions scolaires
Stonewall lance une nouvelle campagne contre le l'homophobie

2007 - Les chiffres inquiétants de l'homophobie en milieu scolaire...
Colloque contre l’homophobie et pour la diversité
par l’Education Nationale -16 Mai 2007

Suicide d'un étudiant gay italien : MOBILISATION !

Etats-Unis... reconnaissance dans l'éducation....  en vue
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AFRIQUE DU SUD Un projet pilote ...

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La lutte contre l’homophobie et la transphobie s’invite au ministère
"Insultes et tabou à la récré" Comment lutter contre l'homophobie à l'école
Espagne cherche modèles éducatifs qui respectent la différence...
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Conférence sur l’homosexualité à l’école  
Rencontre-débat sur le thème "l'homophobie et l'école"
Homophobie et école : Le Québec nous sert encore de modèle  ! 
Une association gay écrit aux collèges et lycées de la Marne 
Les médecins américains vont avoir une "formation gay" 

Associations gays et lesbiennes dans les Ecoles


www.sos-homophobie.org




Lesbi+Santé 



LEZ Press

Avis favorable à une association homo contre le rectorat de Nancy-Metz Source tetu.com 25/01/2008
Le commissaire du gouvernement de la Cour administrative d'appel de Nancy a rendu jeudi 24 janvier un avis favorable à une association homosexuelle qui demandait un agrément au rectorat de Nancy-Metz pour mener des actions de prévention contre l'homophobie dans les lycées. En mars 2005, le rectorat avait refusé cet agrément à l'association messine Couleurs gaies au motif que «l'orientation sexuelle, comme l'appartenance politique ou confessionnelle, relève d'un choix personnel et privé». La lutte contre l'homophobie «ne répond pas au critère d'intérêt général puisqu'il s'agit de la défense d'intérêts particuliers», avait poursuivi le rectorat dans un courrier envoyé à Couleur gaies. Le tribunal administratif de Nancy, en première instance, avait donné raison au rectorat en décembre 2006. Couleur gaies a fait appel de cette décision devant la Cour administrative d'appel de Nancy, soutenue par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Jeudi, le commissaire du gouvernement, pour qui «le sens de l'intérêt général paraît ici acquis», a estimé que le travail de l'association «ne [pouvait] être sérieusement contesté par le recteur» et a conclu à l'annulation de la décision du tribunal administratif. Le commissaire du gouvernement, qui a invité le recteur à revoir sa décision, a également demandé 1.500 euros de dommages et intérêts pour Couleurs gaies. -  voir articles plus bas ou  Homo Boulot
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Des collégiens genevois se saisissent de la thématique du   "COMING OUT"

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Homophobie: interventions scolaires
Parler d’homosexualité à l’école: oui, mais comment?
Depuis l’agrément du rectorat de Strasbourg, un groupe s’est constitué pour former des intervenants.
Renseignements auprès d’Isabelle Cruette au 06 77 78 62 27.
 www.davidetjonathan.com

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Photo SNES Marche des Fiertés

"Silence. Honte. Peur. Angoisse. Invisibilité. Solitude. Déprime. Mensonge. Souffrance. Haine de soi. Dix mots -- dix mots qui décrivent le drame quotidien de la majorité des adolescents gays. 25% d'entre eux tentent de s'ôter la vie. Un chiffre qui témoigne de l'ampleur du malaise, et qui justifie à lui seul une prise de conscience d'envergure. Clé de l'épanouissement, l'école forme enseignants et élèves à ne pas discriminer en raison de la race, de la religion, de la nationalité, ou du sexe. L'orientation sexuelle?..." Voir l'excellent site de Lambda Education, organisation suisse pour la défense du droit de cité de l'homosexualité à l'école...

ADOS :  L'association Le Refuge agit contre l'isolement des adolescent(e)s homosexuel(le)s et ses conséquences parfois dramatiques : prostitution, errance, comportement dépressifs ou suicidaires. Le réseau accueille des garçons et filles âgés de 18 à 25 ans en situation d'isolement du fait de leur homosexualité.  Adresse : Résidence Port-Royal, 31, rue de Chio, 34000 Montpellier. Tél : 0870 26 46 08.
Lien officiel : www.le-refuge.org

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Le Centre LGBT Paris-IdF propose un nouveau rendez-vous hebdomadaire spécialement destiné aux 16-25 ans. Ce rendez-vous se veut convivial et peut être une passerelle vers le milieu du militantisme.
La Jeunesse LGBT, chaque mercredi à partir de 15h au Centre LGBT Paris-IdF.
Lien officiel : www.cglparis.org
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Le groupe gay Stonewall a lancé hier une nouvelle campagne contre le l'homophobie dans les écoles secondaires anglaises. Source tetu.com08/11/2007
Soutenue par le comédien ouvertement gay John Barrowman, star des séries télés de science-fiction Dr Who et Torchwood, la campagne touchera 5.000 lycées et collèges par la diffusion d'affiches, d'autocollants et de cartes postales portant le slogan:
«Some people are gay. Get over it!» («Certaines personnes sont gays. Et alors?»). Selon Ben Summerskill, le directeur de Stonewall, cette initiative cible «l'homophobie qui est presque endémique dans nos écoles. Pour bien trop longtemps, on a fait trop peu de choses pour confronter cette cicatrice dans l'enseignement britannique.»

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Rentrée: les chiffres inquiétants de l'homophobie en milieu scolaire Source tetu.com 03/09/2007
À l'heure de la rentrée scolaire, SOS homophobie publie les chiffres d'une enquête sur le milieu scolaire, qu'elle juge «édifiants»: «Oui, l'homophobie à l'école est une réalité. Non, l'Éducation nationale ne fait pas ce qu'il faut pour la combattre.» Le rejet prend principalement la forme de moqueries (29% des cas) et d'insultes (26%). Dans 5% des cas, il y a coups et blessures. Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46%) et, pour 21% des personnes interrogées, proviennent de l'institution elle-même (encadrement, administration). Les conséquences en sont «alarmantes»: déprime (35%), baisse des notes (16%), conduites à risques (9%), tentatives de suicide (5%). Des faits qui «restent souvent ignorés des adultes» puisque 44% des victimes n'ont jamais osé en parler. Les chiffres complets sont à consulter sur le site de SOS homophobie.

«L'institution doit faire des gestes forts, juge l'association, les personnels doivent être formés, les élèves doivent être sensibilisés, les programmes et les manuels ne doivent plus passer sous silence les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. Ce sont l'ignorance et les clichés qui constituent le terrain de l'homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ordinaires. […] Rien ou presque n'a été fait.» Les associations pourraient effectuer des actions de sensibilisation en milieu scolaire, mais en pratique, l'obtention d'un agrément auprès du rectorat reste difficile. SOS homophobie, elle-même, n'a obtenu d'agrément que dans une académie. Elle rappelle pourtant la déclaration de Nicolas Sarkozy à Têtu: «Tout ce qui peut être fait à l'école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai». Elle s'apprête à intenter un recours devant le tribunal administratif pour une seconde académie, et se joint à la saisine de la Halde faite par l'association Couleurs gaies sur le refus d'agrément qu'elle a reçu de l'académie de Metz. Et réclame, à nouveau, une véritable politique de lutte contre l'homophobie.

Enquête portant sur 712 réponses au questionnaire sur le site web de l'association en 2005-2006. Les répondants sont à 67% des hommes, à 31% des femmes. 48% ont entre 15 et 25 ans. 58% disent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes (parmi lesquels 59% sont des hommes). Tous les résultats sur le site de SOS homophobie.

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Colloque contre l’homophobie et pour la diversité par l’éducation le Mercredi 16 Mai 2007

Conseil régional d’Ile-de-France 33 rue Barbet de Jouy, Paris 7e
Un Colloque contre l’homophobie et pour la diversité par l’éducation est organisé le mercredi 16 mai à Paris, au siège du Conseil régional d’Ile-de-France, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2007.
Il est piloté par un collectif d'associations, d'organisations de personnels de l'éducation nationale et de l'éducation populaire, d'étudiants et de lycéens et participe à la campagne « Tous différents, tous égaux » mise en place par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et le Conseil de l’Europe.  Il s'agit de faire mieux connaître cette thématique auprès du grand public et des professionnels de l'éducation et du secteur médico-social, à partir des expériences qui sont menées en France et d’un état des lieux des avancées institutionnelles au niveau international.  Le colloque est ouvert à tous et particulièrement aux professionnels de l'éducation et du domaine médico-social, aux acteurs de prévention, aux associations, aux jeunes (lycéens, étudiants, apprentis), aux décideurs institutionnels.
La réservation est indispensable et doit se faire en renvoyant les informations suivantes (jusqu’au mardi 8 mai 2007, par mail exclusivement) à Bruno Jaeger bjaeger@free.fr  Organisations partenaires du projet :

Associations LGBT : SOS Homophobie ; Comité IDAHO ; MAG ; Estim' ; Contact ; HomoEdu ; FAGG ; David et Jonathan ; Collectif contre l'homophobie de Montpellier ; Arc en ciel (Toulouse) ; LGBT formation (Marseille) ; Couleurs Gaies (Metz) ; Ex Aequo (Reims) ; Homonyme (Nancy) ; CRSH (Lille) ; AGILE (Clermont-Ferrand), Le Refuge (Montpellier, Paris).
Le Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire : Fédération des Conseils de Parents d'Élèves (FCPE) ; Fédération Éducation Recherche Culture - CGT (FERC-CGT) ; Fédération Syndicale Unitaire (FSU) ; Syndicat Général de l'Education Nationale – CFDT (SGEN-CFDT) ; Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) ; Union Nationale Lycéenne (UNL) ; Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA EDUCATION).
Associations Jeunesse Éducation populaire : Fédération Léo LAGRANGE.
Associations de lutte contre le SIDA : Sida Info Service (Ligne Azur).
Association de défense des droits humains : Ligue des Droits de l'Homme.

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Après le suicide de Marco, les étudiants italiens se mobilisent contre l'homophobie

"Le suicide de Marco, un adolescent gay de Turin humilié par ses camarades, a poussé l'Union des étudiants (UDS), le principal syndicat étudiant présent dans 130 villes italiennes, et l'association ArciGay à se mobiliser pour une journée contre l'intolérance et l'homophobie. Plusieurs manifestations sont organisées aujourd'hui, mercredi 11 avril. «Ce qui est arrivé à Turin la semaine dernière nous afflige tous, lit-on dans le communiqué de l'UDS. Il s'agit de la face cachée d'un système scolaire qui n'a pas encore accepté la différence et qui ne tend pas vers une société fondée sur l'intégration et l'égalité.» Marco, qui s'est suicidé le 3 avril, ne supportait plus d'être raillé et mis à l'écart par ses camarades. «À l'école, ils ne m'acceptent pas car ils me voient comme quelqu'un de différent, je ne me sens pas intégré», résume la lettre qu'il a écrite avant de sauter de la fenêtre de son appartement. Sa mère avait pourtant alerté la directrice de l'école de cette situation, mais rien n'avait changé." Source TC 11/04/2007

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Un couple gay finance une chaire spécialisée sur le droit de l'orientation sexuelle à UCLA
Si, dans les facs de droit américaines, des professeurs mènent des recherches sur le droit de l'orientation sexuelle et enseignent même cette matière à leurs étudiants, il n'y avait pas encore de chaire spécialisée. C'est aujourd'hui chose faite. Un couple de millionnaires de West Hollywood, John McDonald et Rob Wright, a en effet fait don d'un million de dollars au Williams Institute de la faculté de droit de UCLA en Californie pour créer la chaire McDonald/Wright, qui permettra de recruter un enseignant chercheur spécialisé dans le droit de l'orientation sexuelle. Cet institut de recherche travaille déjà depuis plusieurs années sur le sujet, dans le cadre du Charles R. Williams Project on Sexual Orientation Law and Public Policy. Mais qu'une chaire soit proposée, c'est tout un symbole. Comme le souligne Brad Sears, le directeur du Williams Institute, «la chaire va attirer de nouveaux chercheurs au Williams Institute et encourager les jeunes chercheurs à poursuivre leurs recherches sur les questions liées à l'orientation sexuelle. Cela va permettre de mettre en valeur les travaux réalisés au sein du Williams Institute, et permettre de donner ses lettres de noblesses au champ du droit de l'orientation sexuelle».
Source tetu.com 27/03/2007par Alexis Delano

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Etats-Unis  - Les écoles doivent protéger leurs élèves homos du harcèlement Source : TC 07/03/2007
Dans une importante décision rendue le 21 février dernier, la cour suprême du New Jersey a décidé que la loi de l'État qui protège les salariés en interdisant les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle ainsi que le harcèlement devait aussi s'appliquer aux élèves. Ainsi, les écoles auront l'obligation de prendre des mesures préventives pour protéger leurs élèves homos. Elles devront par exemple réimprimer les guides distribués aux élèves pour mentionner que le harcèlement lié à une orientation sexuelle est interdit et faire suivre chaque année des formations sur ces questions à leurs personnels. Et en cas de plainte de la part d'un élève s'estimant victime de harcèlement en raison de son homosexualité, l'école devra prendre les mesures adéquates, y compris des sanctions, pour mettre un terme à ce harcèlement. Si l'élève estime que la réponse apportée par l'école est insuffisante, il pourra alors saisir la justice. C'est exactement ce qui s'était passé dans l'affaire portée devant la cour suprême, mais cette dernière, après avoir posé les règles de principe, a renvoyé l'affaire devant une cour inférieure qui devra déterminer si la réponse de l'école a été suffisante. 
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AFRIQUE DU SUD Un projet pilote de sensibilisation à l'homosexualité à l'école
Un projet pilote est actuellement mené dans la province du Gauteng (Nord) pour sensibiliser les professeurs et les élèves à l'homosexualité, annonce le quotidien sud-africain Daily News, repris par le site d'information IOL. Le ministère provincial de l'Éducation du Kwazoulou-Natal (Est) envisagerait de mettre en place un programme identique dans ses lycées, avec l'aide d'associations LGBT locales. D'ores et déjà, des responsables scolaires, des représentants religieux et la Commission des droits de l'homme se sont déclarés favorables à une telle intention.
En revanche, le Conseil des théologiens musulmans du Kwazoulou-Natal se montre très réservé. «Nous n'avons pas vu le programme, mais s'il devait soutenir l'homosexualité ou la promouvoir comme une pratique acceptable, nous nous y opposerons très fortement», a expliqué le secrétaire général de l'organe, le mufti Zubair Bayat. Des personnels scolaires soulignent qu'il faudra prendre garde au contenu et à l'enseignement des leçons pour éviter toute confusion et ne pas offusquer les parents, qui pourraient être nombreux à être opposés au projet.
Source tetu.com  13/02/2007 par Habibou Bangré


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Démystifier l’homosexualité chez les jeunes (Marie Houzeau, directrice du GRIS-Montréal) - Source fugues.ca 23/01/2007 par Élisabeth S.-Brousseau
Gris Montréal
Démystifier l'Homosexualité à l'école
Le GRIS-Montréal est un organisme – et le seul à Montréal d’ailleurs – qui démystifie l’homosexualité dans les écoles. Le GRIS et ses bénévoles œuvrent principalement aux niveaux secondaire et collégial (à quelques exceptions près). L’impact du travail qu’ils font est manifeste. Ils envoient un gai et une lesbienne devant des classes entières pour défaire, voire déconstruire les préjugés à l’endroit des homosexuel(le)s. Simplement, en racontant leur vie. Comment ils ont su qu’ils étaient gais ou lesbiennes. Comment leur coming-out s’est déroulé. Le premier chum. La première blonde. La réaction de leur entourage, les parents, les ami(e)s. L’amour, l’acceptation de soi, les relations, le Village, le sexe, la religion, le mariage, les bébés… Tous les sujets y passent. Un maximum de thématiques sont abordées pour démystifier, pas pour justifier, mais pour expliquer.
(...)le matériel publicitaire du GRIS MONTREAL, les affiches qui sont installées dans les écoles. Je demande à Marie pour quelle raison ils choisissent toujours des hétéros pour leurs campagnes de promotion. Elle me tend un carton publicitaire, largement distribué, où l’on voit France Castel, Pierre Gendron, Vincent Gratton, Charles Lafortune et Dominique Pétin devant un tableau vert affichant le message :  - « Nos enfants ne seront pas homophobes ». Puis, elle me tend un autre carton sur lequel on voit le comédien Gilles Renaud disant : « En tant qu’hétérosexuel, il me paraît essentiel de m’adresser à d’autres hétérosexuels pour leur dire que l’homophobie, au même titre que le racisme, n’est pas tolérable dans notre société… » Je suis bouche-bée et félicite Marie et son équipe pour ces concepts marketing accrocheurs, voire prenants. (...)Article complet : www.gris.ca

COMMUNIQUE du 03/12/2006   

Parution du dossier  Combattre l'homophobie. Pour une école ouverte à la diversité
Produit  à l'initiative de Madame la Ministre-Présidente Marie ARENA, il s'agit
du premier manuel pédagogique consacré à ces questions en Communauté française de Belgique.  Il est destiné aux professeur.es et aux intervenant.es en milieu scolaire et a été conçu dans le cadre de la lutte contre toutes les discriminations et de la promotion de l'égalité des chances.
Vous pouvez dès aujourd'hui le consulter et le télécharger en ligne sur le site de l'enseignement en Communauté française
www.enseignement.be . Il est temporairement présenté sur la page d'accueil du site et sur la page d'accueil réservée aux Professionnels de l'enseignement: http://www.enseignement.be/prof/index.asp
A plus long terme, le dossier restera disponible sur RESPEL à l´adresse suivante :
http://www.enseignement.be/prof/dossiers/RESPEL/RespelRech/jd/detailfiche.asp?id=4851
Pour les intervenants en milieu scolaire, le manuel est également disponible en version papier et peut être commandé gratuitement par téléphone au
numéro vert de la Communauté française 080020000 (séléctionner campagnes d'information). "

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Message reçu par tasse de Thé :
Un cours sur l'homosexualité
"Chère présidente, j'ai pris bonne note de votre invitation et j'ai pensé que les résultats de mon cours sur l'homosexualité, donné dans deux classes de BP coiffure, pourraient vous intéresser. Lors de ces cours j'ai abordé, sous forme de documents, différents thèmes liés à l'homosexualités à savoir : la déportation des gay et des lesbiennes durant la seconde guerre mondiale, la place des homosexuels à travers le monde et dans la société française en présisant leur droit et leur combat. J'ai également abordé les réformes d'autres pays comme l'Espagne - et maintenant le Royaume-Unis.

J'ai ensuite terminé mon cours (de 6 heures fragmentées sur plusieurs scéances) sur un débat abordant deux questions : Etes-vous pour ou contre le mariage des gay et lesbiennes? Et, êtes-vous pour ou contre le droit d'adoption pour les couples homosexuels? J'ai posé ces questions à mes deux classes et voici les résultats :
Avant même que le débat commence, le groupe A se prononça à 100% pour le mariage gay et lesbien et à près de 53% pour le droit à l'adoption pour les couples homosexuels. Le débat fut très vif et les arguments très pertinants, les pour mettant en avant qu'un enfant avait avant tout besoin d'amour et qu'il était préférable qu'il vit dans un environnement plein d'amour plutôt que dans un orphelinat. Les partisants du pour finirent par convaincre quelques personnes car après le débat près de 60% des élèves interrogés étaient pour le droit à l'adoption pour les couples homosexuels.

Le groupe B en revanche fut plus mitigé. En effet, la question du mariage divisa la classe pour finir par pencher vers l'acceptation avec un résultat de 63% d'opnion favorable. La question de l'adoption fut également très discutée, les contre mettant en avant qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère ou que le regard des autres enfants à l'école peut énormément blesser l'enfant. Les pour mettaient au contraire en avant le fait que les enfants élevés par les homosexuel(le)s étaient déjà présents dans la société française. Bien que mouvementé, ce débat ne fut pas pour autant inutile car alors que la question de l'adoption divisait la classe, ce débat fit réfléchir une partie des élèves. Le partie des pour passa ainsi de 25% à 50% et le parti des indécises passa de 63% à 50%.

Les débats et les cours sur l'homosexualité dans les collèges, lycées ou CFA ne sont donc pas inutiles et permettent aux élèves d'étudier tous les angles d'une question qu'ils peuvent parfois penser à tord très simpliste. J'y ai vu quant à moi une occasion d'ouvrir mes élèves vers les autres et d'élargir le débat sur les autres minorités. Aller et tenter de comprendre l'autre est toujours un voyage enrichissant ...

 Voilà j'espère que mon compte-rendu vous a plut et si vous souhaitez le faire partager vous pouvez je n'y vois aucun inconvénient.
- un prof  -"

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 Sos Homophobie et Couleurs gaies veulent des actions contre l'homophobie à l'école

 

En ce jour de rentrée scolaire, Couleurs Gaies, SOS Homophobie et la Fédération française des centres LGBT, dénoncent dans un communiqué «le manque cruel d'actions de prévention de l'homophobie en milieu scolaire et les blocages institutionnels auxquels doivent faire face les associations de lutte contre l'homophobie». Malgré plusieurs directives publiées au Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale du 29 novembre 2001 et du 17 février 2003, qui préconisent d'intégrer la lutte contre l'homophobie et le sexisme aux campagnes de lutte contre les discriminations, «ces textes ne se traduisent que trop rarement par des actions de prévention dans les écoles», déplorent les associations. En particulier, Couleurs Gaies rappelle que le rectorat de l'académie Nancy-Metz lui a refusé en mars 2005 un agrément qui aurait pu permettre à l'association de poursuivre des actions de prévention dans les lycées, aux motifs que «la lutte contre l'homophobie ne répond pas à un intérêt général» et que «l'orientation sexuelle, comme l'appartenance politique ou confessionnelle, relève d'un choix personnel et privé». Ce refus d'agrément a été attaqué devant le tribunal administratif de Nancy (lire Quotidien du 18 mai). Couleurs Gaies, SOS Homophobie et la Fédération française des centres LGBT demandent donc «aux autorités éducatives d'appliquer les textes officiels et de cesser de mettre au ban des établissements scolaires les associations qui luttent contre l'homophobie».Tetu.com 02/09/05
 
Communiqué de Couleurs Gaies, centre LGBT Lorraine-Nord - Metz, le 16 mai 2005
 "Attaqués en permanence dans leur estime de soi par un environnement hostile à la différence,
les jeunes homo-bisexuels ont treize fois plus de risque de commettre une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels. A l’école, l’homophobie est omniprésente : injures proférées dans les cours de récréation, inscrites sur les tables des salles de classe, taguées sur les murs des toilettes, actes d’intimidation et parfois agressions envers les élèves qui s’écartent de la norme des genres masculin et féminin,…
 Dans ce contexte, des actions éducatives et de prévention s’imposent. Malgré les directives du Bulletin officiel de l’Education Nationale du 29 novembre 2001 et du 17 février 2003 qui préconisent d’intégrer la lutte contre les préjugés homophobes et sexistes aux campagnes de lutte contre les discriminations, rien ou presque n’est réalisé dans ce sens dans les établissements scolaires. Pire, après deux ans de tergiversations, le rectorat de l’académie Nancy-Metz vient de refuser à Couleurs Gaies l’agrément qui devait lui permettre de mener plus facilement des actions de prévention dans les lycées. Déposée en avril 2003, ce n’est qu’en mars 2005 que le rectorat a répondu à la demande d’agrément de Couleurs Gaies, pourtant devenue un acteur de référence en Lorraine en matière de lutte contre l’homophobie. La réponse négative est curieusement motivée :
-       « L’homophobie ne répond pas à un intérêt général » : ce qui est en parfaite contradiction avec les textes officiels de l’Education Nationale et le bon sens.
-       « L'orientation sexuelle, comme l'appartenance politique ou confessionnelle, relève d'un choix personnel et privé » : ce qui traduit de la part du Recteur une méconnaissance étonnante de la sexualité puisque, contrairement aux opinions religieuse ou politique, l’orientation sexuelle s’impose à l’individu, elle ne se choisit pas.
-        « La démarche pédagogique  proposée, et qui s'appuie sur la mallette  « Vivre ses différences, comment lutter contre l'homophobie »  ne répond pas au critère de qualité ». Pourtant les 150 exemplaires de cette mallette pédagogique conçue par Couleurs Gaies ont été commandés dans près de cinquante départements, entre autre par des IUFM, des établissements scolaires et divers centres de documentation. La mallette a par ailleurs obtenu le prix 2003 de la solidarité associative décerné par l’association Jeunesse au plein air et … le ministère de l’Education Nationale !
 
Maître Jean-Luc PLUCHON, avocat de Couleurs Gaies pour ce dossier, a donc déposé le 04 mai 2005 un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal administratif de Nancy en vue d’obtenir l’annulation de la décision du rectorat et de faire appliquer les textes officiels de l’Education Nationale en matière de lutte contre l’homophobie sur l’académie Nancy-Metz. A la veille de la première Journée internationale de lutte contre l’homophobie (le 17 mai 2005), le rectorat de l’académie Nancy-Metz semble montrer le mauvais exemple en matière d’éducation à la citoyenneté."

Couleurs Gaies  8, rue H. Maret - 57000 METZ www.couleursgaies.org

Pour tout contact : Stéphane AUROUSSEAU au 06.61.56.93.84

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Vis ma vie !

Amours secret
s, Vie cachées ?  RainbowNetWork15/04/05
"La santé mentale, émotive et sexuelle des personnes avec des difficultés d'étude qui sont gays, lesbiennes ou bisexuelles,  est compromise par la déficience de beaucoup de services appropriés à apporter l'appui requis dans ce secteur."


Photo du web :))
Une nouvelle étude établie par des universitaires du "Centre de Recherche Norah Fry  de l'université de Bristol,  en partenariat avec l'association  "Terrence Higgins Trust and Regard" a trouvé des parallèles significatifs entre des personnes avec des difficultés d'étude et ceux en difficulté de reconnaissance de leur sexualité,  incluant : expériences de discrimination,  harcèlement, intimidation, et le manque d'appui et surtout l'échec des services chargés de soutenir ces personnes en difficulté d'étude pour en parler...
- "La plupart des personnes veulent être amoureuses et avoir des amis. (...) en dépit d'un grand nombre d'obstacles ces gens forgent leurs vies et des identités dans un effort constant pour mener à bien leurs vies sexuelles et émotives, au détriment sans doute de leur capacité d'étude" a dit David Abbott, du Centre de Recherche Norah Fry (...)
 Suite en VO :/www.rainbownetwork.com
 
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Le mal être, la peur, le mépris, l'insulte, le rejet, l'incompréhension, l'homophobie...
ne sont pas que des mot !
Dans un communiqué commun, l’Inter Centres-LGBT, Sida Info Service, Aides, Act Up-Paris, Warning, le CGL de Lille et Jean-Marie Firdion, sociologue, déplorent «l’inaction de l’État face à la sur-suicidalité des personnes LGBT».

"Le cri" Edvard MUNCH - Oslo
Du 1er au 12 février se sont tenus les neuvièmes Journées nationales pour la prévention du suicide.
Selon les chiffres du ministère de la santé, la France serait un des dix pays les plus touchés par le suicide dans le monde. Il s’agit en effet la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans et de la première cause de mortalité chez les jeunes de 25 à 34 ans. Les associations dénoncent le fait que l’UNPS (Union National des Professionnels de Santé) ne communique pas de chiffres sur le suicide des personnes lesbiennes, gaies, bi ou trans malgré plusieurs enquêtes qui ont montré un sursuicidialité des jeunes homos. SOS Suicide Phénix Paris a indiqué que «les associations spécialisées dans la prévention du suicide et l'écoute téléphonique en direction des personnes suicidaires sont confrontées chaque jour à ce problème», ajoutant qu'une «forte proportion des appels émanent de gays et lesbiennes ne trouvant plus que le refuge d'une ligne téléphonique anonyme pour exprimer leur désespoir comme alternative au geste suicidaire». Sida Info Service souligne que parmi les personnes qui appellent sa Ligne Azur, 7,2% parlent de pulsions suicidaires et 3,3% évoquent une tentative de suicide (données pour l’année 2003). C’est pourquoi l’ensemble des associations demandent que l’État «assume sa mission d'acteur de santé publique» et mette «un terme à son apathie face à l’ampleur du suicide des personnes LGBT – sauf à laisser penser qu'il s'en accommode.»
Suicide chez les homos : un risque 13 fois supérieur aux hétéros TC04/03/05- Par Emmanuelle Cosse
Alors que plusieurs associations LGBT avaient dénoncé lors des journées nationales de prévention du suicide, l’absence totale de chiffres et d’études sur le suicide chez les jeunes gays, bi et trans (lire Quotidien du 18 février), Libération révèle aujourd’hui les résultats préliminaires d’une étude menée entre 1999 et 2003 par Marc Shelly, médecin en santé publique à l'hôpital parisien Fernand-Widal, et David Moreau, de l'association de prévention Aremedia. Selon eux, les homos et les bisexuels auraient un taux de «suicidabilité» 13 fois supérieur aux hétéros du même âge et de même condition sociale. Par ailleurs, un homme sur trois qui a fait un tentative de suicide serait homo ou bi. Cette étude a été menée à partir de trois sources : une borne installée au CIDJ de Paris, une au centre de sélection de l'armée à Blois et une autre installée lors du festival Solidays de 2001 à 2003. La France est l’un des dix pays les plus touchés par le suicide dans le monde : 12.000 personnes se suicident chaque année en France et 160000 font une tentative. C’est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans et la première chez les jeunes de 25 à 34 ans.
 

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Journal de bord d’une action pédagogique pilote menée dans un collège de Seine-Saint-Denis, sur le sexisme et sur les discriminations en raison du genre ou de l’orientation sexuelle. Ce journal de bord sera régulièrement mis à jour, avec les contributions des différents intervenants et le point de vue des élèves. Le 8 novembre, Amnesty International  a présenté aux élèves son action en faveur des femmes victimes de sexisme et de mauvais traitements par le monde. D’autres interventions suivront, avec SOS homophobie, la Ligue des Droits de l’Homme (Éric Verdier), un écrivain, etc. (à suivre…)"
Le lien se trouve sur la page d’accueil du site: http://homoedu.com

Tribune libre sur l’omission de l’homophobie dans le “Guide Républicain” récemment distribué à tous les enseignants: http://homoedu.free.fr/tribunelibre_labosse.htm
 

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SOS Homophobie : Agréé !
e-llico.com02/09/04
SOS Homophobie : intervention dans les lycées et collèges de l’académie de Versailles
Une bonne nouvelle pour cette rentrée scolaire ! SOS Homophobie a obtenu l’agrément pour intervenir dans les établissements scolaires (collèges et lycées) de l’académie de Versailles. L’association présentera son module de prévention et de sensibilisation à l’homophobie. Les interventions se feront devant les élèves mais aussi devant tout adulte qui exerce une fonction pédagogique dans les établissements.

La multiplication des agressions d’homosexuels en toute impunité est inquiétante. SOS Homophobie nous rappelle "qu’une loi pénalisant les propos et actes homophobes est plus que jamais nécessaire". Mais l’association indique aussi que l’efficacité de cette loi sera subordonnée à une véritable politique d’éducation et de prévention. Son action auprès de l’académie de Versailles s’inscrit parfaitement dans ce cadre.
D'autres demandes d'agrément auprès des rectorats de Paris et de Créteil, ainsi qu'au niveau national (Ministère de l'Education) ont été déposées. A Créteil, la demande de SOS a été rejetée, non sur le fond, mais parce qu'elle ferait double emploi avec la demande d'agrément national.
SOS Homophobie au 0 810 108 135 ou sur son site :
www.sos-homophobie.org
 
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La lutte contre l’homophobie et la transphobie s’invite au ministère
Tetu.com13/10/04

Sept organisations représentatives des usagers de l'école et de ses personnels (quatre syndicats des personnels de l'éducation nationale : FERC-CGT ; FSU ; SGEN-CFDT ; UNSA Education et trois associations de parents ou d’étudiants: FCPE, UNEF et UNL) ont demandé une audience au ministre de l’Éducation nationale afin d'évoquer avec lui les moyens de faire reculer les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre dans les établissements scolaires. Dans un communiqué, elles expliquent qu’elles présenteront des propositions «pour qu'enfin l'institution, au delà des affichages convenus et des promesses sans lendemain, adopte une conduite volontariste pour faire reculer les préjugés et permettre qu'à l'école chacun et chacune se sente reconnu et accepté dans sa diversité».
 
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Message transféré
De : "Maison des enseignants" <mde.idf@wanadoo.fr>
Date : Sat, 26 Jun 2004 07:58:20 +0200
Objet : Articles Le Parisien / Libération 25 /26 juin

Insultes et tabou à la récré
L'école ne joue pas son rôle de prévention et d'éducation à la tolérance.
Par Marie-Joëlle GROS   - vendredi 25 juin 2004

(1) "Enculé ! L'école est-elle homophobe ?" Ed. Little Big Man, 2004. (2) Ed. Publibook, 2003.
P
arlez de l'homosexualité à l'école, mais discrètement. C'est en substance la réponse du gouvernement aux associations gays et lesbiennes qui avaient fait de la prévention de l'homophobie dans les établissements scolaires une revendication unitaire. «Pénaliser l'homophobie est un pas. Mais cela n'a aucun sens de punir si on n'éduque pas à la tolérance en amont», explique Alain Piriou, porte-parole de l'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans. «En fait, ce gouvernement a peur du prosélytisme. Qu'on transforme des petits hétéros en petits homos.»

Les réticences ne concerneraient pas uniquement les hautes sphères. Quand elles tentent de faire de la prévention dans les collèges et les lycées (SOS-homophobie, Couleurs gaies, etc.), les associations se heurtent souvent à la difficulté d'y entrer. Homophobe, l'école ? «Elle fait la sourde oreille», répond le journaliste-écrivain Guillaume Tanhia (1), qui publie un livre édifiant sur le silence de l'institution. Et pourtant, explique Tanhia, «l'homosexualité est de plus en plus visible dans la société. Il n'y a qu'à regarder les émissions de télé-réalité, qui prennent les jeunes pour cible, elles mettent toutes en scène l'homo de service. Mais l'école, caisse de résonance de la société, ne veut pas en entendre parler. Pourquoi laisser au seul secteur marchand le monopole du discours, alors que l'école peut jouer un rôle éducatif dans la lutte contre les discriminations».

Michel-Ange. Mais parler d'homosexualité, c'est parler de sexe. Et l'école est rarement à l'aise avec le sujet. Les programmes scolaires évacuent pudiquement la question. «L'homosexualité reste un tabou très fort à l'école», constatent les associations. Les livres d'histoire évoquent à peine la déportation des homosexuels sous l'Allemagne nazie. Les cours de sciences n'abordent que la reproduction, ou la prévention des MST. Pour Guillaume Tanhia, un manuel scolaire qui se contente de présenter Michel-Ange comme un «homme tourmenté», ou qualifie la liaison de Verlaine et Rimbaud d'«amitié tumultueuse», fait oeuvre de censure.

Appel désespéré. La ligne d'écoute téléphonique Azur reçoit quantité d'appels de jeunes qui s'interrogent sur leur orientation sexuelle. Difficile de se confier à la famille ou aux copains. Beaucoup souffrent d'insultes entendues à l'école. «Sale pédé», «enculé», «gouinasse» sont monnaie courante dans les cours de récréation. «Un jour, un jeune a appelé, désespéré, parce qu'il s'était fait chahuté en classe, raconte René-Paul Leraton, coordinateur de la ligne Azur. Ce qui lui a fait le plus mal, c'est qu'un prof avait assisté à la scène et avait ri avec les élèves.» Il poursuit : «Les agressions sont rares, mais la dévalorisation de soi, pour des jeunes en pleine construction, est préoccupante.» Les militants rappellent les chiffres du suicide, deuxième cause de mortalité chez les adolescents. «Les jeunes homosexuels passent à l'acte quatre à sept fois plus que l'ensemble de leur classe d'âge.»

Au lycée, l'affirmation de soi est presque un passage obligé. Et des jeunes homos et hétéros hésitent de moins en moins à s'embrasser dans les cours de récréation. «Au collège en revanche, la pression du groupe est très forte», estime Philippe Castel, conseiller principal d'éducation à Ivry-sur-Seine. «A cause de la culture ou de la religion, les jeunes ne sont tous pas d'accord avec l'homosexualité», souligne une collégienne. Pourtant, les ados proposent volontiers des exposés sur l'homosexualité. Des enseignants les soutiennent. Les principaux syndicats de l'Education ont d'ailleurs récemment inscrit la lutte contre l'homophobie dans leurs priorités. Mais les résistances restent fortes. Lionel Labosse, professeur de français invité à parler de son livre, L'Année de l'orientation (2), devant des élèves d'Aubervilliers, raconte son angoisse. Il tenait à la main une circulaire de l'Education nationale invitant les enseignants à aborder l'homosexualité en classe. «Je me sentais plus légitime. On a toujours peur de la réaction des élèves ou de leurs parents», explique celui qui ne cache pourtant pas son homosexualité. Souvent, les enseignants homosexuels préfèrent taire leur vie privée. En refusant un logement de fonction, pour ne pas exposer leur partenaire et donner prise à la rumeur. D'autres proposent d'inscrire la lutte contre l'homophobie dans les règlements intérieurs de leurs établissements.
www.liberation.fr/page.php?Article=218402


Marie-Laure Sultan, enseignante de français dans un collège, a sensibilisé ses élèves à toutes les formes de discrimination, notamment l'homophobie.   (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)

Le PARISIEN / Aujourd’hui
Gay Pride, ou Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans,  
Comment lutter contre l'homophobie à l'école
C'EST L'UN DES MOTS D'ORDRE de la Gay Pride 2004 qui se déroule cet après-midi à Paris* : la dénonciation de l'homophobie à l'école. Selon les associations homosexuelles, les cas de suicide des jeunes trouvent souvent leur explication dans l'homophobie. De l'avis des enseignants et des élèves, ce thème reste largement tabou en classe.
Quelques rares expériences sont tentées. Comme celle du collège Jean-Moulin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) où 22 élèves de 3 e ont étudié en français un livre qui parle d'homosexualité. Les conseils de classe sont terminés, les livres rendus et les élèves désertent les bancs du collège. Mais, en 3 e F, ils sont encore une petite dizaine à suivre leurs cours de français. Marie-Laure Sultan, qui enseigne depuis trois ans dans cet établissement difficile, qui rassemble 47 nationalités, en est toute « fière ».
« Une élève m'a assuré que sa mère la tuerait si elle aimait les femmes » « C'est vrai qu'ils m'ont épaté cette année », raconte-t-elle, le sourire aux lèvres. Son idée, imaginée lors d'un stage de formation : faire un travail de longue haleine sur le respect des différences. « Mon but était de les faire réfléchir sur toutes les formes de discrimination, poursuit la jeune prof. Pas seulement sur le racisme ou l'antisémitisme, mais également sur les problèmes des femmes, des blessés de guerre qui n'ont plus droit à la parole quand le conflit est terminé. » Sans oublier l'homophobie. « Alors que trois fois par jour, on entend les élèves s'insulter entre eux en se traitant de pédé, on en parle peu, confie Marie-Laure. J'avais envie de mettre les pieds dans le plat. Ce n'est pas un acte militant, surtout une possibilité pour mes élèves de comprendre ce phénomène qui leur est étranger. » Quelques collègues ne se privent pas de la mettre en garde : « Attention, les parents ne vont pas apprécier (...), pourquoi parler d'un tel sujet ? »... Mais elle tient bon et poursuit son projet. Découverte de textes de Voltaire sur la tolérance, projection du film « Johnny s'en va-t-en guerre », étude de « l'Année de l'orientation », un livre pour les 12-15 ans écrit l'an dernier par Lionel Labosse, toujours enseignant de lettres en banlieue et victime dans sa jeunesse de discrimination. Le sujet : Julien vient de quitter Vaujours et sa mère remariée pour rejoindre son père à Bordeaux, il entame une correspondance avec son meilleur ami d'origine algérienne, Karim. Au fil de leurs 19 lettres, ils vont évoquer le racisme, les difficultés familiales, mais aussi l'homosexualité naissante de l'un d'eux. « Mes élèves ont lu le livre, je me demandais comment ils allaient réagir, reconnaît Marie-Laure. Tout s'est bien passé bien que cela ait été un électrochoc pour certains qui ne savaient même pas ce qu'était l'homosexualité. Pour d'autres, c'était même impossible que cela existe. Une élève m'a assuré que sa mère la tuerait si elle aimait les femmes ! Finalement, certains n'ont pas du tout aimé, d'autres beaucoup. » Des ateliers d'écriture permettent à chaque collégien d'exprimer ce qu'il ressent. « Ce livre peut choquer certaines personnes sensibles puisque les mots de pédé ou de pédophilie sont utilisés, il peut nous influencer ou avoir de mauvaises conséquences mais, d'après moi, c'est aussi un bon livre car il nous ouvre les yeux sur plein de choses naturelles, cela me surprend et m'intéresse que deux garçons puissent se dire je t'aime, ce qui m'a fait beaucoup rire », commente ainsi Kuntima. « Je n'ai pas aimé la multitude de mots d'insulte qu'emploie l'auteur, mais j'ai aimé le livre car il nous aide à ne pas avoir peur d'être homosexuel ou lesbienne mais à écouter son coeur », poursuit Hazar. « Je ne le recommanderai pas car il est trop choquant », conclut une collégienne de 16 ans.
« Une action citoyenne » Point d'orgue du projet, après une rencontre avec l'auteur du livre : une soirée de lecture de textes à la bibliothèque de la cité organisée il y a deux semaines. Devant une salle comble, devant les parents et les copains, les jeunes se lancent. « J'étais surprise, émue de les voir si bien lire, eux qui ont pourtant un niveau très faible, se souvient, avec encore des trémolos dans la voix, Marie-Laure. Les extraits qu'ils avaient choisis défendaient le droit de ne pas se marier, le droit d'aimer une personne du même sexe. Ils ont osé devant leurs familles, qui d'ailleurs ont longuement applaudi. Ils étaient magnifiques. » Forte de cette réussite, Marie-Laure souhaite renouveler l'expérience. « Mes cours de français ont soutenu une action citoyenne mais, d'un autre côté, mes élèves en ont bénéficié en termes scolaires, ils ont fait des efforts pour lire, pour progresser. »

Laurence Le Fur - Le Parisien , samedi 26 juin 2004
Pour en savoir plus :
           
http://cjma93.ac-creteil.fr/club-unesco/orientation.htm

http://lamaisondesenseignants.com/index.php?action=afficher&rub=15&id=248

              http://homoedu.free.fr/terrain_experience_college_moulin.htm

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 Mercredi 23 juin, à 14h30, la Maison des Enseignants  a organisé un débat intitulé «L’école et la prévention des discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre», avec Guillaume Tanhia, auteur de «Enculé! L’Ecole est-elle homophobe?» (Little Big Man), Isabelle Cabat-Houssais,professeure des écoles à Paris et responsable de l’association Mix-Cité, Alain Piriou, porte-parole de l’Inter-LGBT, Lionel Labosse, professeur de français en collège en Seine-Saint-Denis et auteur de «L’année de l’orientation» (Publibook), et Philippe Castel, CPE dans le Val de Marne et responsable syndical de la FSU. Lycée Saint Louis: 44, bd Saint-Michel, 75005 Paris.
http://lamaisondesenseignants.com

 
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***Communiqué de presse du  11/06/04 - Martine Billard, Député Vert

 

La prévention à l’école de l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie : au point mort !

 

A l’heure où le gouvernement annonce, enfin, vouloir légiférer contre les propos homophobes, il reste très en retard sur les actions concrètes à mener en milieu scolaire. Le 17 février dernier, dans le contexte du drame vécu par Sébastien Nouchet, la députée Martine Billard interpellait le ministre de l’éducation nationale Luc Ferry sur la prévention en milieu scolaire de l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie. Deux questions écrites (n° 33929 et 33930) demandaient que les motifs de discriminations quant à l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient explicitement inscrits dans les enquêtes de victimisation des violences scolaires, et que le ministère mène une politique d’apprentissage de la tolérance envers la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre (interventions pédagogiques d’associations, informations spécialisées dans les CDI, affiches avec numéros d’appel visibles).

 

Si le ministre Ferry n’a pas eu le temps de répondre avant sa démission, la rencontre de celui-ci avec la FSU sur ce sujet, semblait montrer une évolution positive. Malheureusement, la réponse de l’actuel ministre, publiée au J.O. du 18 mai 2004, marque un retour en arrière. François Fillon détourne le sujet et parle dans le vague de « respect des différences », de « citoyenneté » et de « valeurs humanistes »… autant de notions importantes, mais désincarnées par rapport aux questions posées ! Et le ministre d’affirmer que « les disciplines d’éducation civique, de français, de philosophie, d’histoire et d’arts plastiques » [pourquoi pas ajouter la musique, la géographie ou les mathématiques !] « permettent d’aborder avec les élèves » « le respect de l’autre » et « l’acceptation des différences. ». A aucun endroit, le ministre n’écrit les termes « homophobie », « lesbophobie », « transphobie », « homosexualité » ou « personnes transgenres ». A aucun moment non plus, il ne s’exprime en termes « d’orientation sexuelle » ou « d’identité de genre ». Ces mots sont-ils indignes du Journal Officiel de la République ?

 

Si le ministre évoque du bout des lèvres « l’éducation à la sexualité », il renvoie immédiatement aux dispositifs existants concernant l’agrément des associations extérieures. Ce n’est pas avec un tel refus de nommer l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, que l’on va permettre à des associations comme « SOS Homophobie » ou « Couleurs gaies » (en Moselle) de présenter leurs mallettes pédagogiques aux élèves. En ce qui concerne le cas d’espèce du refus d’agrément de « Couleurs gaies » dans l’académie de Nancy-Metz, au motif « d’interrogations » quant à « l’intérêt général » et à sa « neutralité », alors même que l’association a été primée en 2003 par le ministère de l’Education nationale, Martine Billard a ré-interpellé le ministre pour qu’il s’explique sur les procédures d’agrément, dans la question écrite n°40925, au J.O. du 8 juin dernier.

* * *Assemblée nationale

126, rue de l’Université          tél : 01.40.63.71.52        courriel : mbillard@assemblee-nationale.fr
75355 Paris Cedex 07 SP                sur la Toile :
http://martinebillard.org

 
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INCLOU (collectif  Gays et lesbiennes dans l'éducation) a regretté que le Forum 2004 manque de modèles éducatifs qui respectent la différence sexuelle GayBarcelona17/05/04
Dans les 141 questions du Forum Barcelone 2004, l'Inclou , représenté par Broyer Cabrerizo et Víctor Escarré, professeurs et auteurs du livre "Des Gens comme toi ?" a dénoncé l'absence de modèles éducatifs qui favorisent la sécurité des élèves homosexuels "On parle d'homosexualité dans l'actualité en terme péjoratifs qu'il faut supprimer pour informer de ce sujet à l'Ecole" . À son avis  les élèves homosexuels (10 pour cent du total, selon ses calculs) vivent leur affectivité dans le silence. Pour Víctor Escarré, cet anonymat et cette solitude des élèves homosexuels "est une situation quotidienne mais invisible. En outre, les enseignants ne cherchent pas de solutions parce qu'il ne veulent pas de problemes" a-t-il affirmé. Les deux rapporteurs ont aussi dénoncé l'hypocrisie de la supposée indifférence  de beaucoup d'hétérosexuels devant leur orientation sexuelle. Cabrerizo a