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Homoparentalité Page 3

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Interviews, Livres & Témoignages...

Photo  Karine & Elodie

-"La vie amoureuse de ma mère est une infime partie de ce qu'elle est,
et ça n'a pas influencé l'éducation ni l'amour qu'elle m'a donné"
 
Ludovic 18 ans (Journal 20 ')
 

"Le GAY BAVOIR" reportage radio arte.com
Karine & Elodie ne désarment pas : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT...
 LEZPRESS
 Justice européenne !
La France condamnée pour avoir refusé l'adoption d'un enfant à une enseignante  homosexuelle...

EGALITé pour les Couples & Familles Homosexuelles !

Mobilisation avant la décision de la Cour européenne des droits de l'homme
Deux mères homosexuelles obtiennent l'autorité parentale...

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arte radio.com
la radio en ligne qui propose des reportages, des témoignages, interviews, auteurs, making of, coulisses de la création... Fichiers son à télécharger
"Le GAY BAVOIR"
Excellent Reportage/Interview (voir ci-dessous)
www.arteradio.com/tuner.html
Les Homos font-ils des parents idéaux ?
Réalisation Matthieu Crocq - Maëlle Fouquenet - Enregistrements: février 2006, mars & juillet 2007
"Tous deux homosexuels et par ailleurs très bons amis, Anne et David ont décidé d'avoir ensemble un enfant. Ils témoignent de cette coparentalité sur une période de plus d'un an, du désir d'enfanter à leur vie après la naissance de deux jumeaux. Désormais parents, ils se révèlent très attachés aux valeurs traditionnelles d'éducation, tout en n'ayant pas de rapports sexuels ensemble. Question embarrassante : ces couples sans amour, sans sexe ni affects, feront-ils des familles heureuses et durables "
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Merci pour votre soutien. Elodie & Karine
En dernier recours, elles ont écrit au ¨résident de la république...
Ce jour, 04 Février 2008, le courrier pour Mr Nicolas Sarkozy a été envoyé, avec environ 120 faire-part. (en colissimo)
Ce courrier a été co-signé par l'apgl.

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

alloelo@enfants-arcenciel.com  -
www.enfants-arcenciel.com
Karine et Elodie ne désarment pas !  Source Ouest-France- 05/12/2007
Le couple était en appel ce mercredi à Rennes  Les 2 jeunes femmes réclament toujours l'obtention d'un congé paternité pour la naissance des enfants portés par chacune d'entre elles. Un droit que ne leur reconnaît pas la loi.
 

Photo Karine & Elodie
La Caisse d'Allocations Familiales de Nantes a bien voulu reconnaître leur situation familiale mais pas la CPAM.  Cette dernière lui refuse les 11 jours de congés paternité.Déboutées en 1ère instance, Karine et Elodie sont en appel aujourd'hui à Rennes. Peu d'espoir pour elles d'obtenir gain de cause : mais pour faire reconnaître les droits des familles homoparentales, elles pourraient aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme. Pour le moment, le couple attend le délibéré. Il devrait être connu le 30 janvier.
http://ouest.france3.fr/info/pays-de-la-loire/37135578-fr.php
articles  sur tetu.com :  (06/06/2006) Nantes: Élodie et Karine interpellent la Halde
(17/09/2007)
Congé paternité: un couple de lesbiennes obtient le soutien de la Halde

article sur e-llico.com : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=dossiers&articleID=12049
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Une famille comme les autres
témoignages d'une famille homoparentale (...)
"La vie au foyer avec «le copain de ma mère» ou «la femme de mon père» est une réalité pour 1,6 million d’enfants en France. Pour ces beaux-parents, le gouvernement souhaite créer un «statut» légal qui n’exclurait pas les couples homoparentaux. C’est la «belle-doche» ou le «beau-père», parfois on entend plutôt «le copain de ma mère» ou «la femme de mon père». On parle aussi de «parent social» ou de «parent d’addition». Bref, on ne sait pas quelle appellation donner au beau-parent.(...) Source Reuters et  LIBERATION QUOTIDIEN 25/26.12.2007
suite : http://unefamillecommelesautres.hautetfort.com
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Reportage (YOUTUBE) Karine & Elodie...  Emission A2 - "Les Tabous" - l'homosexualité

 

 

TSR (suisse)  reportage "Papa est homo, maman aussi !"

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IN-JUSTICE : Jusqu'à QUAND ?
Jusqu'à quand la démocratie des tribunaux ???
 

Deux mères françaises, unies aux Québec, se voit refuser la naturalisation de leur fils par la France
Le petit garçon de deux mères françaises établies et unies au Québec, ne parvient pas à obtenir la nationalité française. Le consulat lui refuse du fait de son acte de naissance considéré comme "contraire à l'ordre public français".
Toutes deux françaises, Mathilde et Séverine forment une union civile au regard de la loi québécoise depuis 2005. Elle sont les mères d'un petit Lucien né d'une procréation "amicalement assistée", comme la nomme le code civil québécois. Ce qui signifie en clair qu'un des deux parents est la mère biologique de l'enfant.
Pourtant, malgré cette situation plutôt bien cadrée du point de vue légal, leur fils ne parvient pas à obtenir la nationalité française. L'affaire a été révélée vendredi par le site Rue89.
En septembre dernier, par précaution, les deux mères établissent leur testament et entreprennent à cet effet de faire naturaliser leur fils auprès du consulat général de France à Montréal. Une simple formalité, pensent-elles, dans la mesure où elles acceptent d'inscrire Lucien uniquement sous le nom de sa mère biologique.
Mais tout se complique; le consulat général de France à Montréal refuse de transcrire l'acte de naissance de l'enfant prétextant que "les énonciations figurant dans son acte québécois sont contraires à l'ordre public français (...)
Source : e-llico.com , suite LOS :www.los.ch/artikel/artikel.php?ID=1168&rubrik=159
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            COMMUNIQUé    du 29/10/2007 Association Un cercle différent
 Un Cercle Différent   -
contacter :  Annick 06 89 49 95 29
          E-mail :
cercledifferent@aol.com  -  http://pageperso.aol.fr/cercledifferent/accueil.html

APPEL /Témoignages  :
Le magazine de Jean-Luc Delarue sur France 2,  souhaite donner la parole à des enfants d'homos.
Comment se construit-on quand on a eu deux mamans ou deux papas? Comment faire face aux regards des autres quand son père ou sa mère est homosexuel(le)?Quelle différence entre les enfants issus de familles homoparentales ou les enfants issus de familles hétéro dont l'un des parents révèlent son homosexualité? Telles sont les questions auxquelles nous nous proposons de répondre.
A titre d'exemple, voilà le type de témoignages que nous recherchons:
 

-Vous êtes ou avez été élevé(e) par deux parents de même sexe. 

-Votre père ou votre mère est parti pour quelqu’un du même sexe.

-Vous avez souffert de grandir dans une famille homoparentale. 

-Etre enfant de parents du même sexe, n’a rien changé à votre vie.

 

-Etre enfant de parents du même sexe, vous a apporté un plus (tolérance, ouverture vers les autres, originalité…)

 

-Gays ou lesbiennes, vous vous battez pour que votre enfant soit un enfant comme les autres

-Votre ex est parti avec une personne du même sexe et vous vous faites du souci pour l'éducation de vos enfants

 
Peut-être vous sentez-vous concerné(e) ou connaissez-vous quelqu'un qui pourrait l'être.
Si vous désirez participer ou si vous voulez davantage de renseignement, contactez-moi par e-mail à
slabboz@reservoir-prod.fr ou par téléphone au 0153843381
  (journaliste) Sophie Labboz


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Les gays se cachent pour adopter...
Article publié le 03 Février 2007 - Par Anne Chemin - Source : LE MONDE
Extrait : "
ELLES sont allées chercher Pauline au Vietnam ensemble, elles se sont levées toutes les deux la nuit pour les biberons et pour la fièvre, mais aux yeux de la loi, seule l'une d'elles est considérée comme la mère de l'enfant. « Lorsque j'ai demandé un agrément pour l'adoption, je ne leur ai pas dit que j'étais homosexuelle pour éviter un refus, raconte Sophie. Je me suis présentée comme célibataire et ils m'ont délivré l'agrément. Mais, du coup, l'adoption est uniquement à mon nom. » Depuis 2005, Sophie et sa compagne, Véronique, élèvent ensemble une petite fille d'origine vietnamienne qui aura bientôt deux ans. "

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PORTRAIT AVEC ENFANT D'UNE FAMILLE HOMOPARENTALE  Pascale Krémer - Le Monde du 050202
Agnès, la mère, est lesbienne ; Thierry, le père, est homosexuel. Ensemble, ils ont fondé une famille en coparentalité autour de leur petite fille, Aurian... Suite : http://eklektik2.free.fr/coparent.htm

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Nous,enfants d’homos de Stéphanie Kaim  Editions de La Martinière
Homoparentalité, une génération témoigne.   3,90 € - 170 pages - Nov. 2006

En France, élever des enfants lorsque l’on est homosexuel demeure un tabou. Pourtant, la réalité devance les mentalités : ainsi, de nombreux couples d’hommes ou de femmes recourent à des méthodes alternatives pour accueillir des enfants au sein de leurs foyers. Relevant parfois du « bricolage », leurs pratiques, et les efforts qu’elles nécessitent pour leur permettre de devenir parents, témoignent d’une motivation qui ne demande qu’à être légitimée.  Convaincue que des témoignages contribueront à nourrir et à orienter ce débat, Stéphanie Kaim s’est tout d’abord rendue en Californie - berceau de l’homoparentalité dans le monde, où deux générations de personnes élevées par des parents homosexuels ont grandi* - et ce, afin de confronter les mœurs américaines et françaises ; en France, elle a ainsi mené l’enquête auprès de nombreuses familles homoparentales issues de générations et de milieux variés. A partir de ces entretiens, elle restitue le quotidien et les difficultés,

 (les joies aussi) rencontrées par ces familles complexes et attachantes. Sans fausse pudeur, les individus interviewés répondent à des questions cruciales : se sent-on vraiment un enfant ou un adolescent comme les autres quand on est élevé par des parents homosexuels ? Quelle est alors notre sexualité ? Quelle perception du genre développe t-on ?  Enfin, quel regard porte la communauté gay sur ces enfants dont certains, ayant choisi l’hétérosexualité à l’âge adulte, éprouvent alors la nostalgie d’une certaine « culture gay » ?
* Aux Etats-Unis, la visibilité des ces familles s’est tant accrue que l’on a fini par lui donner le nom de gayby boom.
Stéphanie Kaim, diplômée de Sciences Po, détentrice d’une maîtrise de philosophie et d’un DESS de communication audiovisuelle, est journaliste. Elle a ainsi réalisé de nombreux documentaires pour la télévision (Arte, France 5, Canal Plus…) portant sur des sujets tels que l’homoparentalité – documentaire à l’origine de cet ouvrage – mais aussi sur les adolescents à l’ère de l’Internet et du virtuel, sur le nouveau départ dans la vie à l'âge de la retraite, etc. Thèmes qu’elle a traités avec tact et sensibilité.
 Editions de La Martinière - 5, rue Jacques Callot - 75006 Paris - courriel : cmatera@lamartiniere.fr

Nous,enfants d’homos - Stéphanie Kaim - Nov. 2006 - 3,90 € - 170 pages

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Photo Le Soleil, Patrice Laroche

Grandir dans une famille homoparentale
Source : Le Soleil CyberPresse (canada) par Caroline Beauchamp02/12/2006
"Vous êtes de ceux qui croient qu’un enfant doit nécessairement avoir un père et une mère pour s’épanouir et grandir sainement ? Que l’infécondité naturelle d’une union entre personnes de même sexe permet de conclure que « ce n’est pas naturel », et donc, pas souhaitable ? Anne-Marie Ambert, sociologue de la famille à l’Université de York, a entendu ces arguments nombre de fois.
-« Les gens pensent que la famille traditionnelle, qui présente le modèle féminin et le modèle masculin, est la recette idéale, souhaitable au développement harmonieux de l’enfant, notamment au plan de son identité sexuelle », explique-t-elle. Or, il semble bien que cette croyance gagnerait à être actualisée. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme-t-elle sans ambages. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »
Même son de cloche chez Line Chamberland, sociologue à l’UQAM. « Le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent, ça n’a rien à voir », dit-elle.
À leur avis, le défi des enfants élevés par des parents de même sexe se situerait plutôt sur le plan des préjugés sociaux. L’enfer, c’est les autres ? Pas nécessairement, si l’on en croit l’expérience d’une famille de Québec."

http://www.cyberpresse.ca/article/20061202/CPSOLEIL/61202093/6037/CPSOLEIL

Marie-Claude Carrière et sa petite famille. Pour les experts, le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme la sociologue Anne-Marie Ambert. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »

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EXPLIQUER AUX ENFANTS AVEC DES MOTS SIMPLES...
extrait Interview Claire BRETON sur le journal gratuit
20min.-article Jeanne Dréan du 24/06/2005

"J'AI 2 MAMANS, c'est un secret" - Claire BRETON Editions LEDUC.S -  2005
"J’ai trois ans quand ma mère quitte mon père... pour une femme. Je vais donc vivre pendant douze ans, avec mes deux mamans, sans rien soupçonner. Et c’est par hasard, à quinze ans, que j’apprends brutalement la vérité. Aujourd’hui, grâce à ce livre, je vais enfin pouvoir " en " parler avec ma mère. Quelle sera sa réaction ? " Ce livre est un témoignage : claire Breton a 15 ans quand elle réalise combien l’homosexualité de sa mère et de sa " tante " a pesé sur son équilibre. Ce livre est aussi une enquête. L’auteur a interrogé des enfants élevés par un couple homosexuel. Ils sont au moins 100 000 en France, aujourd’hui. Elle a voulu savoir s’ils avaient traversé les mêmes difficultés, s’ils avaient inventé les mêmes mensonges pour protéger leur famille et se protéger eux-mêmes du regard des autres"
- Pourquoi avoir écrit ce livre témoignage ?
J'avais d'abord envie de passer au dessus de l'omerta familiale... Enfin il me semble nécessaire de faire avancer le débat sur l'homoparentalité. Torp intellectualisé, il ne se soucie pas assez des familles et surtout des enfants concernés.
-Quelles difficultés rencontrent ces familles au quotidien ?
Le regard des autres est pesant, surtout pour les enfants qui ont besoin de conformité.
Les parents eux ont peur d'être jugés par leur enfant et n'osent pas expliquer la situation avec des mots simples, alors qe c'est la solution. L'absence de cadre juridique pour le parent social est aussi problématique...

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"UN HOMME ET UNE FEMME NE FONT PAS UN ENFANT - Conférence Maurice GODELIER
L'anthropologue intervient dans un cycle sur l'embryon à la Cité des Sciences à Paris Journal 20' 31/01/2005
"Un enfant n'est pas terminé avant d'être construit socialement "

"(..)La parentalité sociale s'élargit aux dépens de la filiation génétique. (...)
Et le débat sur l'homoparentalité ?
C'est un tournant majeur. Si on légalise la famille homosexuelle... les sociétés occidentales vont pourtant dans ce sens-là et il vaut mieux accompagner le mouvement. Après la Hollande, l'Espagne vient de légaliser le mariage homosexuels. Si l'on avait regardé plus tôt nos cousins les Bonobos on aurait vu qu'ils sont à la fois homo et hétérosexuels, les primatologues semblent avoir eu bien du mal à "découvrir" que les "deux sexualités sont naturelles".. D'autre part on ne peut pas dire que l'hétérosexualité donne une garantie sur l'éducation des enfants. Dans le débat qui va nécessairement s'ouvrir à l'occasion de la prochaine campagne électorale, les politiciens vont être obligés de prendre position sur l'homoparentalité."
Extrait interview Maurice GODELIER pour le journal 20".fr - Propos recueillis par Luc Brunet
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  Interview Nouvel Observateur -
Semaine du jeudi 3 octobre 2002n°1978 - Notre époque
 

Photo Elisabeth Roudinesco
http://www.editions-fayard.fr/Auteur/FicheAuteur.asp?LeCodeAuteur=3999

Le nouveau désordre familial - Parents homos: «C’est le sens de l’histoire»
La psychanalyste Elisabeth Roudinesco plaide pour la reconnaissance de l’homoparentalité.
Dans son livre
"La Famille en désordre" elle retrace depuis le XVIIIe siècle le parcours de cette tribu insolite qu’est la famille
 

Le Nouvel Observateur. – Vous décrivez dans votre ouvrage les grandes mutations de la famille. Quel est selon vous le plus grand bouleversement qu’elle ait subi?

Elisabeth Roudinesco. – La perte de l’autorité paternelle, sans doute. «En coupant la tête du roi, la Révolution a fait tomber la tête de tous les pères de famille», a écrit Balzac. Au cours du xxe siècle, le père a perdu la quasi-totalité de ses pouvoirs. Les femmes, libérées par la contraception, se sont progressivement émancipées, jusqu’à décider, dans certains cas, de se passer des hommes pour fonder un foyer. Les fils se sont mis à critiquer la toute-puissance des patriarches. La famille s’est maternalisée, privilégiant la relation mère-enfant. Depuis, les pères tentent difficilement de trouver leur place. La famille contemporaine est totalement désordonnée, c’est une tribu insolite, fragile et névrosée…
 
N. O. – … une tribu qui selon vous n’a jamais été autant plébiscitée.
E. Roudinesco. – Après avoir été tant critiquée en 1968, elle est maintenant aimée, rêvée. On lui demande d’être tout à la fois: le creuset de l’épanouissement individuel, du bonheur et du plaisir sexuel, la grande forteresse dans laquelle se ressourcer dans un monde dépressif… Ainsi la famille contemporaine se cherche, se transforme, elles est monoparentale, homoparentale, recomposée, déconstruite… Et pourtant elle reste la cellule de base de la société, notamment parce qu’elle est indispensable à la structuration du sujet. C’est ce que Freud entendait démontrer avec la thèse du meurtre du père et de la réconciliation nécessaire des fils avec la figure paternelle. La famille, c’est le lieu par lequel le sujet construit inconsciemment son autonomie, à travers une relation conflictuelle avec ses parents, représentants de l’autorité.

N. O. – Remplit-elle toujours aussi bien ce rôle, alors que l’autorité paternelle est en crise?
E. Roudinesco. – Je ne fais pas partie des souverainistes qui s’alarment de la fin de l’autorité de l’école, de la République ou du père. Je ne crois pas que la paternité soit réellement en danger, bien qu’elle ait tout perdu. Un certain type d’autorité est en train de disparaître, mais la société va accoucher d’autres formes d’ordre symbolique. Au xixe, les penseurs conservateurs redoutaient l’émancipation des femmes. Ils disaient: «Si elles travaillent, si elles se mettent à porter des pantalons et à revendiquer une sexualité épanouie, c’est la fin de la différence des sexes et la mort de la famille.» C’était simplement la fin d’un certain mode de famille… Aujourd’hui, on n’accuse plus les femmes, mais les homosexuels. L’homophobie actuelle traduit la même peur qu’une sorte d’apocalypse ne vienne ravager la société.
 
N. O. – Ce sont d’ailleurs les homosexuels, leur désir revendiqué de se mettre en couple et d’élever des enfants qui vous ont amenée à vous intéresser à la famille…

E. Roudinesco. – C’est vrai, je ne m’attendais pas à ce que les homosexuels souhaitent recréer un ordre familial qu’ils avaient si longtemps, si violemment contesté. Je suis désormais persuadée que le sida, qui a décimé toute une génération très jeune, a dû considérablement accroître le désir des gays d’engendrer et de transmettre. J’ai écouté les débats sur l’homoparentalité et j’ai été très frappée par la violence des propos tenus par certains psychanalystes. Ils se sont posés en pseudo-experts, ont affirmé: «C’est impensable, impossible, parce que c’est contraire à la nature, au complexe d’Œdipe, parce que ça ne s’est jamais vu», sans aucun recul, sans jamais essayer de comprendre ce qui se jouait là, dans ce mouvement de l’histoire. A force d’être sollicités par les pouvoirs publics et les médias, certains représentants des sciences humaines ont aujourd’hui tendance à s’ériger en gendarmes ou en techniciens du bien et du mal, ce que je trouve dangereux.
 
N. O. – Comment expliquer ces réactions?
E. Roudinesco. – Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle. A la limite, on pouvait imaginer que des homosexuels puissent élever des enfants, mais l’idée qu’ils veuillent le faire en couple a été un choc…
N. O. – Vous militez aujourd’hui pour une reconnaissance des familles homoparentales. Pourquoi?
E. Roudinesco. – A partir du moment où l’on considère l’homosexualité comme une sexualité ordinaire, je ne vois pas pourquoi on continue à discriminer les parents gays et lesbiens. D’autant que personne ne peut dire que les enfants d’homosexuels sont plus perturbés que les autres, qu’ils sont élevés avec moins d’amour et d’attention. Il faudra bien admettre un jour qu’ils portent, comme d’autres, la trace singulière d’un destin difficile. Et il faudra bien admettre aussi que les parents homosexuels sont différents des autres parents. C’est pourquoi notre société doit les accepter tels qu’ils sont, en leur accordant les mêmes droits et les mêmes devoirs. Et ce n’est pas en se contraignant à être «normaux», à participer à des enquêtes prouvant que leurs petits vont parfaitement bien ou sont à l’aise avec le sexe opposé que les gays et lesbiennes parviendront à prouver leur aptitude à être de bons parents. Car, en cherchant à convaincre ceux qui les entourent que jamais leurs enfants ne deviendront homosexuels, ils risquent de donner d’eux-mêmes une image désastreuse. Rappelez-vous: tous les enfants héritent dans leur inconscient de l’enfance de leurs parents, de leur désir et de leur histoire.
 
N. O. – C’est pour cela que vous critiquez la culture du secret, qui, dans les adoptions mais aussi dans les PMA (procréations médicalement assistées) avec donneur inconnu, conduit à dissimuler les origines biologiques de l’enfant…
E. Roudinesco.
– Je pense que ces habitudes françaises, qui consistent à assimiler filiation adoptive et biologique, ont vécu. On l’a vu d’ailleurs très clairement lors des débats sur la réforme de l’accouchement sous X. Les enfants adoptés ou nés sous X revendiquent aujourd’hui le droit de connaître leur histoire. Nul n’échappe à son destin, l’inconscient vous rattrape toujours.
 
N. O. – Mais faut-il toujours tout dire? Avouer par exemple à un enfant qu’il a été conçu avec le sperme d’un inconnu?
E. Roudinesco.
– Non, évidemment. Je ne suis pas pour assommer tout le monde avec des vérités dès l’âge de 2 ans. Dans ce domaine, chaque histoire est inédite, et il faut réfléchir au cas par cas. Mais, à mon sens, les enfants adoptés ou issus de la PMA ne sortent jamais indemnes des perturbations liées à leur naissance. Il faut rester ouvert, être attentif à leurs questions, s’ils en posent, et surtout ne pas chercher à cacher la vérité. L’idéal serait de trouver une position équilibrée entre le système de transparence absolue à l’américaine et le système de dissimulation à la française, lequel, ne l’oublions pas, reposait autrefois sur une intention généreuse d’égalité des droits entre les enfants issus de différentes filiations. Propos recueillis par Sophie des Déserts

La Famille en désordre - Ed. Fayard
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  Deux mères valent-elles mieux qu'une?  Par Karen X. Tulchinsky
   

photo GayBarcelona  

"Mon amie et moi avons décidé d'avoir un enfant. 
Nous formons un couple depuis quatre ans et sommes propriétaires d'une maison entourée d'un joli jardin et d'une clôture en bois. Nous vivons une relation fondée sur un engagement à long terme et des liens d'amour profond, et adorons les enfants. En bonne santé et en pleine maturité, nous jouissons du soutien de nombreux parents et amis. Mais il y a un petit problème. Nous n'avons pas de sperme. Comme nous sommes lesbiennes, le sperme ou le fait de ne pas en avoir n'a jamais vraiment compté parmi nos préoccupations. Mais voilà que cette substance occupe maintenant une grande partie de nos pensées : nous nous intéressons aux moyens d'en obtenir et considérons avec émerveillement l'impact qu'elle aura sur nos vies.

Jusqu'à tout récemment, tout le monde tenait pour acquis que les lesbiennes n'avaient pas d'enfants. L'un des plus profonds regrets éprouvés par les parents de bien des personnes homosexuelles tient au fait que nous ne leur donnerons pas de petits-enfants. Même s'il a toujours été possible, sur le plan biologique, pour les couples gais d'être parents, rares étaient ceux qui y aspiraient. Après tout, dans les années 70, les lesbiennes étaient trop occupées à organiser des festivals de musique et des défilés de la fierté gaie, à assurer des services d'aide dans des maisons d'hébergement pour femmes, à jouer à la balle molle, à gérer des cafés et à lutter pour l'égalité des droits.

Mais au début des années 80, de nombreuses femmes réalisèrent que l'expression "mère lesbienne" était loin d'être une folie. Ce fut le début du baby boom lesbien. Ainsi, des lesbiennes de tous les coins de l'Amérique du Nord troquèrent leurs pancartes contre des biberons, leurs motocyclettes contre des poussettes, leurs chemises à carreaux contre des soutiens-gorge d'allaitement et leurs vestes de cuir contre des anneaux de dentition.

Lorsque mon amie et moi avons pris la décision d'avoir un enfant, nous avons établi que ce serait elle qui le porterait. Mais il y avait d'autres facteurs à considérer, au nombre desquels figurait, vous l'aurez deviné, le sperme. Valait-il mieux faire appel à un donneur anonyme ou a une connaissance? Devions-nous inclure dans notre projet un ami, que l'enfant apprendrait à connaître en sachant qu'il est son père "biologique", ou nous inscrire à un programme d'insémination artificielle dans une clinique de fertilité?

Après de nombreuses discussions, nous avons opté pour un programme anonyme d'insémination artificielle. Comme de nombreux couples homosexuels aux prises avec des problèmes de fertilité, nous ne voulions pas d'une troisième personne dans nos vies. Mais pour les couples lesbiens, une autre question se pose inévitablement: tout enfant ne devrait-il pas avoir dans son entourage une personne de sexe masculin?

Des hommes, il y en aura dans la vie de notre enfant. Nous avons des frères, des cousins et des amis. Notre enfant aura une multitude d'oncles. Mais ce n'est pas ce qu'ont habituellement en tête les personnes qui posent cette question. Pas du tout.
Ce qu'ils veulent dire, c'est: votre enfant n'a-t-il pas besoin d'un père? Peut-être.
  
Dans le dictionnaire, le mot père est défini de la façon suivante : 1. Homme qui a engendré, qui a donné naissance à un ou plusieurs enfants à partir de la fertilisation d'un ovule. 2. Homme qui a un ou plusieurs enfants qu'il élève. 3. Personne à qui l'on doit un certain respect.  Voyons voir. J'ai l'intention d'élever notre enfant. Je prends part au processus de conception et je crois être une personne qui mérite un certain respect. Par conséquent, je pourrais fort bien être le père. Et si notre enfant demande qui est son géniteur, nous lui dirons la vérité.

Ainsi, après avoir réglé cet aspect de notre projet, nous avons pris rendez-vous avec notre médecin, qui nous a orientées vers la clinique Genesis Fertility, laquelle fournit régulièrement du sperme à des futurs parents, hétérosexuels ou homosexuels, sur recommandation d'un médecin. Lors de notre première visite, nous avons anxieusement pris place dans une salle d'attente décorée avec goût de fauteuils, d'aquariums, de plantes et de tables de salon en bois d'acajou poli, le tout baignant dans l'éclairage discret de lampes sur rails. Sur des étagères se trouvaient des dépliants et des revues traitant de fertilité et de politique familiale. Nous avons feuilleté un numéro de la revue Parenting Today en attendant notre tour.

Quelques minutes plus tard, on nous fit entrer dans le cabinet du médecin de la clinique, qui prit connaissance de notre statut de parents de même sexe sans pour autant porter de jugement. Elle nous expliqua ensuite que mon amie subirait un examen médical complet, après quoi nous allions devoir choisir un donneur de sperme, établir les dates importantes du cycle de ma conjointe puis revenir à la clinique pour l'insémination. "Cela pourrait prendre un certain temps, prévint le médecin. Préparez-vous à vivre une période mouvementée."

Elle nous accompagna alors jusqu'à une salle privée et nous remit un volumineux classeur, pour que nous procédions au choix d'un donneur adéquat. A l'intérieur du document se trouvait un bref profil d'une page pour chaque donneur, numéroté et anonyme. Nous devions effectuer une première sélection en vue d'en arriver à une poignée de possibilités; ensuite, un rapport de cinq pages nous serait remis pour chaque homme retenu. Ces rapports plus approfondis comprenaient une description détaillée des caractéristiques du donneur, notamment physiques. Sa taille, son poids, la couleur de ses cheveux et de ses yeux, son origine ethnique, son métier, ses loisirs, son groupe sanguin, la personnalité publique à qui il ressemble, s'il a ou non les lobes d'oreilles décollés, s'il possède des proches parents, s'il souffre de maladies héréditaires ou d'allergies. A la dernière page, on pouvait lire un essai rédigé par le donneur, intitulé "Pourquoi j'ai décidé de faire un don de sperme". Cette partie n'était sans doute pas vraiment indispensable, mais elle nous a néanmoins aidées à faire notre choix. Le donneur que nous avons choisi, le numéro 6974L, avait écrit à propos de sa famille, de son enfance, de ses intérêts et de ses passions avec beaucoup de charme et d'honnêteté. Et ses lobes d'oreilles n'étaient pas décollés. Il était parfait. Nous avions trouvé notre homme.

Il fallait maintenant attendre le bon moment. Pendant plusieurs mois, nous avons pris note des fluctuations du cycle de mon amie afin de déterminer le jour exact de l'ovulation. Puis nous avons constitué une trousse de "conception" comprenant un ourson en peluche, un biberon, une photo du regretté père de mon amie, un lecteur de cassettes portatif et une cassette de chansons pour enfants. Le jour venu, nous nous sommes rendues à la clinique, à l'autre bout de la ville, pour notre première tentative d'insémination.

A la clinique, la réceptionniste nous invita à prendre place dans la salle d'attente, où patientaient d'autres couples visiblement nerveux. Nous avons feuilleté une revue d'une main fébrile en attendant que notre nom soit appelé.

La salle d'insémination, plutôt petite, avait une grande fenêtre à travers laquelle on pouvait admirer un très romantique paysage montagneux. Mais dans un coin se trouvait un bureau d'infirmière sur lequel traînait un terrifiant assortiment de gants de latex, de seringues, de tampons d'ouate et de spéculums. Les murs étaient couverts de schémas en couleurs, très peu romantiques, représentant l'appareil reproducteur féminin. La table d'examen gynécologique, plutôt imposante, était recouverte de papier blanc et munie d'étriers en acier inoxydable. On nous informa qu'une technicienne était en train de dégeler notre fiole de potion magique: le sperme.

L'environnement avait une froideur plutôt clinique, mais nous étions résolues à ce que notre enfant soit conçu avec amour. Pendant que mon amie enfilait une blouse en papier vert et prenait place sur la table d'examen, j'ai installé notre lecteur cassettes, dans lequel j'ai inséré notre choix musical. Les premières notes de Polly Wolly Doodle, interprétée par Burl Ives, envahirent aussitôt la pièce. Ensuite, je disposais joliment l'ourson en peluche, le biberon et la photo sur le sol. Lorsque l'infirmière revint, elle nous adressa un sourire. Elle se mit même à chantonner Little Red Caboose, en choeur avec le groupe Sweet Honey In the Rock. Elle avait dans les mains une petite fiole de plastique qu'elle tenait devant nos yeux. "Numéro 6974L, n'est-ce pas?"

"C'est bien ça", répondis-je. Nous avions depuis longtemps mémorisé le numéro de notre donneur. 6974L. Comme un chant magique.

La procédure d'insémination est plutôt simple. On injecte du sperme dans l'utérus de la femme à l'aide d'une seringue munie d'un long tube mince conçu pour atteindre l'utérus, au-delà du col. L'infirmière installa l'appareil, puis se retira. Ensuite, en regardant profondément dans les yeux de mon amie, et avec tout mon amour, je pressai sur le piston avec le pouce.

Il existe une multitude de théories en ce qui a trait à la fécondation. Certaines personnes affirment que des rapports sexuels aboutissant à l'orgasme contribuent à accélérer le processus. Sans donner de détails, je dirais simplement que de retour à la maison, après avoir effectué la partie intime de notre rituel de conception, j'ai prescrit à mon amie un demi-verre de vin et un jour entier de repos au lit. J'ai également placé un coussin sous ses jambes pour les maintenir élevées. Comme pour la soupe au poulet, il était possible que ma prescription s'avère inefficace. Mais je me disais que ces mesures ne pouvaient certainement pas nuire.

Il se trouve qu'il est toujours plus facile de tomber enceinte quand on ne le souhaite pas. Ainsi, nous attendons toujours, nous n'avons pas cessé d'essayer et nous avons eu amplement le temps de penser aux conséquences de notre décision.

Il y a des années, lorsque j'annonçais à ma mère que je désirais avoir un enfant un jour, elle poussa un cri comme si un désastre venait de s'abattre sur elle. "Oh non, tu veux ma mort, s'écria-t-elle. C'est certain."

"Maman, répondis-je, si je voulais mettre fin à tes jours, je choisirais un moyen plus simple que de prendre une décision dont les conséquences vont marquer le reste de ma vie."

Ma mère était d'avis qu'étant donné que j'étais lesbienne, il était injuste de ma part de vouloir avoir un enfant. "Pense à tout ce que cet enfant devra subir", m'avait-elle prévenue.

Mon amie et moi sommes loin d'être naïves. Nous sommes prêtes au pire (et au meilleur). Nous ne pouvons pas prévoir quelles expériences notre enfant aura à traverser, dans un monde qui fait souvent preuve d'intolérance à l'égard des parents gais ou dans des écoles qui refusent de reconnaître ceux-ci. Mais nous savons ce qu'il lui sera donné de vivre dans notre foyer. Notre fils ou notre fille connaîtra d'autres familles gaies et lesbiennes, et nous lui apprendrons à respecter autrui, à marcher la tête haute et à apprécier la diversité. Nous respecterons ses sentiments de même que ses combats. Quels que soient les défis qui se présenteront, l'amour, les rires et les anneaux de dentition en cuir lui seront toujours fournis en quantité illimitée. Et même si certaines personnes ne manqueront pas de dire que notre enfant a deux mères, je suis d'avis que je ferai un excellent père."


Karen X. Tulchinsky, écrivaine habitant à Vancouver, est l'auteure primée d'un roman et d'un recueil de nouvelles intitulées respectivement "Love ruins Everything" et "In Her Nature". 
L'article ci-dessus a initialement paru dans le Vancouver Sun.
Réseau canadien pour la santé des femmes
      

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  "Maternités lesbiennes" - Nathalie Ricard
 
Montréal, Les éditions du remue-ménage et IREF, 2001, 189 p.
"Animée par des questionnements tirés à la fois de son vécu personnel et de son
contact avec les études féministes, Nathalie Ricard a voulu connaître l’expérience
d’autres femmes déterminées, tout comme elle, à conjuguer maternité et lesbianisme
malgré l’antinomie apparente de ces termes engendrée par les représentations
culturelles des « mères » et des « lesbiennes ». Décidant d’en faire le sujet d’un mémoire
de maîtrise en intervention sociale, elle s’aventurait alors dans un champ d’études peu
documenté, avec comme principal outillage un désir de se mettre à l’écoute et une
curiosité sans bornes qui allait la mener à explorer de multiples facettes du phénomène
de la maternité exercée par des lesbiennes.
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FILMS à voir : *CINEMALESBIEN

"Des parents pas comme les autres"
"Tous les papas ne font pas pipi debout"
 

 

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