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SAINTE VALENTINE
et autres
Bondieuseries...

La Fête des
Amoureuses...
ou quoi ?
Proverbes
Indiens & KAMASUTRA LESBIEN
(public
avertiE:))
Qui était Sainte
Valentine
?
Le Béguinage,
autre choix de vie ?
Célébration
On célèbre la Sainte-Valentine quand on veut,
mais
plus précisément à la Saint-Valentin, le 14 février...
(c'est fait exprès),
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Saint
Valentin
&
Champagne
Ruinart
"Un
coffret
spécialement
conçu
pour une
dégustation
à deux,
qui rend
hommage
aux
amours
naissants,
par la
symbolique
de la
fleur:
ses
lignes,
son
volume,
ses
couleurs,
sa
grâce…
Habillé
d’un
subtil
jeu de
papier
rose et
ivoire,
ce
coffret
tout en
rondeur
ne
s’ouvre
pas, il
éclot !
L’élégante
poignée
de cuir
soulevée,
ses
délicats
pétales
s’épanouissent
intensément.
Et que
découvre-t-on
en son
cœur ?
Un
demi-flacon
de
Ruinart
rosé et
ses deux
flûtes
gravées.
Cette
cuvée
doit sa
finesse
et son
élégance
à une
importante
concentration
en
Chardonnay."
Source :
jewebetvous.blogspot.com
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à
toutes donc,
Bonne
SAINTE-VALENTIIINE !

Le Défi du couple
Lesbien
ou
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"G"
Célibataires, Cliquez
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pour les couples... Cliquez
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Saint-Valentin: «Sous la couette, tout devient possible» Source tetu.com 14/02/2008
La fédération des associations LGBT de jeunes et d'étudiants, Moules-Frites, lance comme les années précédentes une campagne de communication à l'occasion de la Saint-Valentin. «Sous la couette, tout devient possible»: un message, plaqué sur les images d'un couple de garçons ou d'un couple de filles, qui fait référence au slogan de campagne de l'actuel président de la République. La fédération attire notamment l'attention sur les problèmes que rencontrent les jeunes homosexuels souffrant d'une mauvaise estime d'eux-mêmes; un mal-être qui, nous rappelle-t-elle, se traduit par «13 fois plus de tentatives de suicides que pour le reste des jeunes». La campagne est déclinée en affiches et en flyers, tirés à 2.000 et 10.000 exemplaires et diffusés dans les universités d'une dizaine de villes françaises.
Voir dans page Homo
Boulot |
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Qui était
Sainte
Valentine
Un peu
d'histoire...
Sainte
Valentine
a existé.
Elle avait
des
tendances
lesbiennes
au début
et elle croyait en Dieu,
sinon elle n'aurait pas été
sanctifiée en fin de carrière...
Personne ne parle de Sainte Valentine
car
Saint Valentin prend toute la place.
Sainte Valentine était timide et effacée
quand elle
était petite.
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Elle lisait
beaucoup trop d'après le témoignage du libraire de son
quartier auprès des forces de Police.
D'ailleurs son quartier était malfamé. On y
trouvait de tout.
Sainte Valentine a découvert sa foi, un soir
qu'elle
avait bu et rentrait tard chez elle
et alors que son amie
était vautrée dans les bras de sa meilleure copine.
C'est là qu'elle entrevit Dieu de justesse.
De toute façon
c'était Dieu
ou Sériale Killeuse comme métier : elle a
choisit, ça prouve bien.
On ne peut rien lui reprocher.
Elle a toujours bien réagit
et fait l'amour, le bricolage et le jardinage
avec goût, mais au bout d'un
moment, ça n'était plus son truc...
Elle fumait trop, elle grossissait... ne s'intéressait plus
à rien...
Alors, Dieu lui rappela
que le coeur est plutôt élastique lui aussi,
il suffit de ne pas se crisper !
Sainte Valentine prit donc le voile rose avec légèreté et
devint la Sainte béatifiée
de toutes les Lesbiennes, opprimées, invisibles adonf, un peu planquées quand même il faut bien le
dire, qui ne s'affichent pas, qui ne dépensent pas,
qui dansent et ne s'éclatent que pour aller draguer et qui
disparaissent dès qu'elle en ont trouvé une,
qui ne sont
même pas foutues d'avoir un seul magazine intéressant, un
seul lieu digne de ce nom, qui pensent chacune pour
soi, qui se cristallisent dans des assoces, qui colloquent à n'en plus finir, qui sont incapables
d'une action cohérente sans foutre le wouaille ou pire,
sans se référer à l'action féministe (puisqu'on te dit
que "les lesbiennes ne sont pas des femmes !") qui
sont conservatrices, qui
ne
pratiquent aucun lobbying, qui ne demandent rien, qui ne
voient rien de ce qui se passent autour, qui cherchent avec
obstination l'âme-soeur-pas-droguée-alcoolo-fumeuse-chômeuse-camionneuse,
un peu
féminine
avec un poil
d'androgyne,
à roulement
à bille et
petite
maison dans
la prairie
incorporées...
Sainte Valentine les aime
et les absout
toutes,
sans exception
(elle est
comme ça depuis, la pauvre !)
(Extraits
du Recueil "Sainte Valentine, j'en peux plus
d'Elles" Ed... .é-pui-sée!) |
*www.sainte-Philomene
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Le
Béguinage,
autre choix
de vie ?
ça donne
envie de
visiter la
belle ville
de Bruges,
Venise du
Nord.. non ? |
Le béguinage offrait aux femmes un espace de liberté
Paru le Samedi 17 Juillet 2004 - Article SARAH SCHOLL - lecourrier.ch*
Le béguinage de Bruges appelé " Ten Wijngaarde" dégage une atmosphère mystique. Il abritait, au Moyen Age, des femmes ayant choisi de mener une vie à la fois contemplative et active.
Le paysage est féerique... ou peut-être faudrait-il dire mystique! Il y a l'horizontale: les toits rouges des maisons et leurs façades blanches. Et des verticales: l'herbe verte, les jonquilles et surtout les troncs noirs des arbres s'élevant vers le ciel. A Bruges, en Belgique, le béguinage est devenu un incontournable. Les bénédictines y ont remplacé les béguines, continuant à donner vie à ce lieu tout à la fois touristique et spirituel. Mais que se cache-t-il derrière la quiétude de l'endroit? Si les murs pouvaient parler, ils raconteraient, ici comme à Gand, Amsterdam ou Bâle, la vie de femmes catholiques du Moyen Age, souvent vierges ou veuves et de toutes conditions sociales, qui avaient rompu avec leur environnement afin de poursuivre une quête religieuse, seule ou en groupe. Mais sans s'éloigner du monde. Ces femmes vivaient de leurs ressources personnelles et d'aumônes, mais aussi du travail manuel. Elles lavaient notamment la laine pour les tisserands, au grand dam des artisans du métier. Elles s'occupaient aussi des pauvres et des malades de la ville.
DES FEMMES INSTRUITES...
Le béguinage de Bruges (en Belgique) a été fondé en 1245 par Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre. Les petites bâtisses nordiques, toits de tuiles et fenêtres à carreaux, entourent un pré fleuri où s'élèvent des peupliers. Les maisons, avec leur jardinet, ont entre un et cinq siècles. Véritable village dans la ville, avec son Eglise, le béguinage était fermé à la nuit tombante. Les femmes y vivaient en communauté sans pour autant prononcer les stricts voeux monastiques. Elles étaient ainsi libres de retourner à leur vie antérieure. Une supérieure, la «grand-dame», dirigeait le béguinage.
Les murs raconteraient aussi les réunions de ces femmes: leurs interprétations de l'Ecriture, l'usage de traductions de la Bible en langues vulgaires ou les récits de leurs visions et expériences religieuses intimes. Les béguines savent lire et écrire et s'approprient ainsi les textes sacrés. Elles prennent la parole en public. Des pratiques que les autorités ecclésiales n'apprécient guère. Dès la fin du XIIIe siècle, les béguines deviennent suspectes. Leur relation directe à Dieu met en cause l'utilité du clergé et des sacrements. Leur statut fait fi de la distinction traditionnelle entre clercs et laïcs. Bref, les béguines menacent l'organisation de l'Eglise. D'autant plus que le phénomène prend vite une ampleur considérable. Bâle, par exemple, comptait quatre cents béguines au XIVe siècle, Cologne plus d'un millier. Et qu'il s'inscrit dans un mouvement plus ample, mystique et panthéiste, d'hommes et de femmes recherchant l'union personnelle avec Dieu.
...ET PERSECUTEES
Le réveil de la vie intellectuelle et spirituelle caractérise cette période du Moyen Age. Ce que l'on appellera les «hérésies» y sont légions: cathares, vaudois, fratricelles. Toutes aux prises avec l'Inquisition, qui vient d'être mise en place par le pape Grégoire IX (en 1231). Taxées, elles aussi, d'hérésie, les béguines sont interdites par la papauté en 1317. L'une d'elle, Marguerite Porète a été brûlée à Paris quelques années auparavant pour avoir écrit le Miroir des simples âmes, un texte mystique en langue vulgaire. Ce qui n'a pas empêché cet écrit d'être traduit en italien et de prendre une bonne place dans les bibliothèques des couvents.
En Flandre, les béguines échappent à l'extinction ou à l'assimilation à des ordres religieux en acceptant de rester groupées dans les béguinages, d'être soumises à des règlements et visitées régulièrement par des prêtres. La dernière béguine est décédée en 1928. Le site de Bruges est aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Note : Cet article est le deuxième d'une série sur des édifices religieux peu connus et insolites. Des visites à faire ou à refaire pour mieux saisir l'histoire européenne.
Source : www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=38070
*Marguerite de Constantinople est la fille de Jeanne, comtesse de Flandre (1205-1244) et fut comtesse de Hainaut.
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"Inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, comme douze autres béguinages flamands, le béguinage de Bruges (la Venise du Nors) est situé sur la rive du Lac d'Amour (Minnewater), l'ancien port de Bruges."
"Les "Béguines" étaient des veuves ou des femmes célibataires qui, sans avoir fait des voeux monastiques, choisissaient de mener une vie religieuse indépendante et solitaire au sein d'une "cité de paix". Cette tradition remonte au Moyen Age..."
"Les beguines etaient le nom donne a des filles ou des veuves se reunissant en communaute religieuse sans prononcer de voeux.
Les premieres communautes de beguines datent du 12eme siecle. Le mouvement est principalement localise dans le nord de l'Europe, Allemagne, Belgique et nord de la France. Ces femmes menaient une vie spirituelle intense et habitaient generalement dans un beguinage, petit village dans la ville. Ces beguinages comprenaient une serie de petites maisons individuelles, quelques batiments communs, chapelle et hopital construits autour d'une place arboree. Elles vivaient de mendicite et d'artisanat, tissage, poterie ou copie de livres. N'etant pas sous la tutelle de l'eglise, celle-ci se sent concurrencee et au 13eme siecle, les beguines sont persecutees et accusees d'heresie. Les communautes de beguines seront cependant tres actives jusqu'a la fin du 15eme siecle. Le beguinage de Bruges, a ete officiellement fonde en 1245 par Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandres. Une superieure " la grande demoiselle " dirigeait la communaute qui a accueilli des beguines jusqu'en 1928. De nos jours ce sont des soeurs benedictines qui habitent le beguinage." |
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Les béguinages ... subversifs ?
Le XIIe siècle, période de renouveau économique, est également caractérisé par une effervescence religieuse d'une grande ampleur. Une nouvelle soif de Dieu s'empare d'hommes et de femmes de conditions sociales et d'âges différents. Cette exaltation spirituelle conduira certains d'entres eux vers les sentiers de l'hérésie, en mènera d'autres rejoindre des ordres monastiques. Beaucoup enfin inaugureront de nouveaux chemins spirituels au sein de l'Eglise. Parmi ceux-ci, un des plus originaux sera certainement le mouvement béguinal.
Dans les premières années du XIIIe siècle apparaissent en effet dans nos régions des femmes désirant vivre leur foi d'une manière plus radicale, indépendamment de couvent ou monastère, en conservant leur état laïc. Appelées par leurs contemporains "Mulieres religiosoe" ou "devotue", ces femmes pieuses se fixent, seules ou en communauté, aux abords d'hôpitaux, au sein des villes ou à l'ombre d'une abbaye. Elles souhaitent vivre simplement les valeurs évangéliques, en s'adonnant aux soins des malades et à la contemplation. Pour une Eglise qui se veut avant tout cléricale et masculine, la prétention de ces femmes non cloîtrées, donc incontrôlables, à une telle vie spirituelle, à un désir de vivre la chasteté sans en faire le vœu, relevait du registre de l'anarchie.
A la veille du Concile de Lyon, en 1274, le maître franciscain Guibert de Tournai s'inquiétait des activités intellectuelles des béguines :
"Il y a chez nous des femmes qu'on appelle béguines, dont certaines se flattent de leur subtilités et se réjouissent des nouveautés. Elles ont interprété les mystères de l'écriture et les ont traduits en français, alors que ceux qui sont vraiment versés dans leur étude ne les pénètrent qu'à peine. Elles les lisent ensemble, sans respect, avec audace, dans des conventicules, dans des cellules obscures, sur les places publiques".1
Nombre d'entre elles sont reconnues coupables d'hérésie par le clergé. La plus célèbre, Marguerite Porete, sera brûlée à Paris en 1310 ; d'autres, à la théologie plus orthodoxe, sont tolérées, même si elles n'en sont pas moins suspectes. La populace, à la suite de ses prêtres, va qualifier ces dévotes du sobriquet de "béguines". Si les scientifiques débattent encore aujourd'hui de l'origine étymologique de ce terme 2, il est cependant certain qu'il exprimait alors une nuance péjorative : pensons seulement au célèbre "dit des béguines" de Rutebeuf...
Pourtant, des ecclésiastiques influents vont être touchés par les qualités spirituelles de ce nouveau mode de vie et travailleront à le défendre. Grâce à eux le mouvement béguinal ne s'est pas éteint aux Pays-Bas, comme ce fut le cas en France ou en Allemagne. Bien au contraire, les béguinages vont y foisonner. Ces femmes dévotes y seront finalement reconnues par l'Eglise et "apprivoisées" : elles vont former des communautés semi?cloitrées au sein de noyaux urbains, de véritables cités de femmes: entourés d'un mur d'enceinte, ces béguinages deviennent de véritables paroisses autonomes avec églises, cimetières, rues, maisons simples ou communautaires. Les béguines gardent la possibilité d'un jour le quitter, car elles ne sont pas liées par un vœu de stabilité; elles suivent non une des grandes règles monastiques, mais des règlements, variant d'un béguinage à l'autre. Elles sont indépendantes de tout ordre religieux, mais sont sous la direction spirituelle des frères pêcheurs. Elles n'ont pas la prétention de la pauvreté, mais désirent vivre sobrement du travail de leurs mains dans l'industrie drapière naissante. Semi?religieuse ou semi?laïque, la béguine manifeste alors la vivacité d'une église médiévale mystique.
Il n'y a pas de texte fondateur du mouvement; il n'y a d'ailleurs pas de fondateurs reconnus 3. Bien plus, elles ne se réfèrent à aucun texte fondateur, comme ce fut toujours le cas pour des ordres conventuels: ici, pas de Charte de la Charité, pas de règle précise à suivre. Les béguines vont adhérer à des règlements, édictés au gré des circonstances et qui diffèrent d'un béguinage à l'autre. On y statue sur leur vie quotidienne et spirituelle, leur ménage et les moments importants de leur vie dans l'enceinte; ils ont tous en commun l'insistance sur le béguinage comme un havre de paix, en excluant par exemple les animaux bruyants ou les enfants en bas âges. Ces règlements se font plus précis au fil des siècles. Si la Contre-réforme verra l'apogée des béguinages, ce sera au prix de la perte de son caractère exclusivement laïc et temporaire au profit d'un rapprochement par rapport au style de vie des religieuses cloîtrées (vêtement monastique, noviciat, etc.).
Chaque béguine est indépendante par rapport à ses consœurs, celles-ci ne sont liées entre elles par aucune communauté de biens. Pour être acceptée dans un hof (beggijn-hof = la cour des béguines), elle doit pouvoir disposer d'une rente viagère, complétée éventuellement par un travail de dentelles, afin de ne pas être à charge de la communauté. Elle peut habiter seule, en louant une maisonnette qui appartient au béguinage (elles n'en ont que l'usufruit). La construction et l'achat de maisons y avaient lieu selon des coutumes propres, qui furent les leviers de l'essor de ces institutions. Si elle ne dispose pas de fonds nécessaires, la béguine habitera une maison communautaire, tout en conservant une large indépendance. L'infirmerie sera le seul bâtiment commun, destinée à accueillir les infirmes. Les béguines sont sous la conduite d'une ou plusieurs "Grande?Dames", élues par l'ensemble de la communauté ; celle-ci dispose d'un curé particulier au béguinage, et les demoiselles peuvent choisir leur confesseur parmi les ordres mendiants associés à la vie de l'institution.
La vertu principale attribuée aux béguines, ou plutôt celle qu'on aimerait voir naître dans ces cours, est l'humilité et la discrétion : Un règlement du béguinage de la Madeleine, à Mons, datant du XIVe siècle, précise : " Lorsque les béguines sortaient, elles devaient avoir leur manteau sur la tête, se tenir un peu inclinées et non avoir la tête levée, les yeux baissés, les oreilles fermées à toutes choses qui ne concernaient pas le service de Dieu, les mains couvertes, la bouche fermées pour ne pas médire, surtout des prêtres".
Si les règlements et statuts reflètent les préoccupations des béguines, celles-ci se répercutent également dans l'architecture du béguinage. Dans leur uniformité, les habitations dénotent de l'extérieur la modestie de ce genre de vie : petites, elles sont toutes semblables, sans décoration mis à part le saint protecteur placé dans une niche au-dessus de la porte.
L'ameublement, bien que laissé à la fantaisie de la béguine, suivra les mêmes principes. Aujourd'hui, les bâtiments encore conservés en Belgique datent pratiquement tous des XVIIe et XVIIIe siècles, car mis à part les églises, rien n'est évidemment bâti en dur au Moyen âge. Après les destructions des guerres de religions de la seconde moitié du XVIe siècle, la pierre va faire son apparition dans les nouvelles constructions, tout en conservant les emplacements originaux des maisons en torchis. Si les béguines construisent à leur frais, elles doivent suivre des règles très strictes, fixées par les supérieures, qui vont de la nature de la pierre à utiliser à l'alignement et la taille du jardin. Politique urbaniste avant la lettre, l'enclos doit refléter la paix et la quiétude.
Il existe trois types de plan de béguinage :
Dans le premier cas (Bruxelles, Louvain, Gand,...), le principe d'aménagement est similaire à celui d'une ville fondée au moyen âge : un complexe régulier et simple de rues parallèles et perpendiculaires qui délimitent des parcelles rectangulaires.
Dans le deuxième cas, on trouve les béguinages de plaine : les maisons sont construites autour de l'église, elle-même entourée d'un pré rectangulaire ou triangulaire (Turnhout, Bruges).
Enfin on trouve les béguinages de type mixte : autour d'une prairie sont construites des maisons en rangées doubles, qui forment une rue, avec l'église au centre (Anvers, Tirlemont).
Une enceinte sertit le béguinage, percée par deux ou trois portes d'accès richement décorées, surveillées par des portières. Si les entrées et sorties sont libres, ce rempart n'en constitue pas moins une forme de clôture. Les portes sont invariablement closes à 8 ou 9 heures selon la saison ; aucun homme ne peut résider dans l'enceinte après le coucher du soleil. Les murs ont également une autre fonction, celle de protéger la communauté des intrusions extérieures, car initialement tous les béguinages sont construits en dehors des murs de la ville. Celle-ci s'étendant, ils se retrouveront généralement à l'intérieur des murs d'enceinte après quelques décennies.
Les églises béguinales de l'époque médiévale reflètent le principe de sobriété cher aux béguines. Un petit chœur, une nef longue et des nefs latérales larges en font un espace approprié pour une communauté sans chant antiphonique. De plus, les béguines se plaçaient non dans le chœur, comme des ordres conventuels, mais dans la nef. La grande période des béguinages fut le XVIIe siècle, et cela se reflètent par la construction d'églises baroques, dont la plus belle est certainement l'église du béguinage de Bruxelles.
Les Béguinages vont foisonner dans les Pays-Bas du Sud, puisqu'à l'époque de l'invasion française, on en comptait 94, avec une population variant de quelques femmes dans des petites entités à un millier pour le Grand béguinage de Bruxelles à la fin du XVIIe siècle Aujourd'hui, après avoir traversé huit siècles d'histoire, il ne reste plus que 14 béguines en vie. Un trésor de spiritualité va bientôt définitivement disparaître, dont il ne nous restera plus que ces magnifiques complexes semi-monastiques.
Pascal Majérus
Source : www.guidecasa.com/bibliotheque.htm
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