Texte de l'annonce:
DROITS HOMO AU BOTSWANALe Botswana a officiellement retiré du code pénal plusieurs dispositions criminalisant les relations entre personnes de même sexe, une mise à jour législative qui intervient plus de trois ans après la confirmation, par la justice, de l’inconstitutionnalité de ces textes.
"Le 26 mars 2026 et récemment relayé dans la presse locale, le gouvernement a supprimé les paragraphes (a) et (c) de la section 164 du code pénal, relatifs aux « infractions contre nature ».
Ces dispositions, héritées de la période coloniale, prévoyaient jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour des relations sexuelles consenties entre adultes. (...)
Cette réforme s’inscrit dans la continuité d’une décision rendue en 2019 par la Haute Cour du Botswana, qui avait jugé ces articles contraires à la Constitution, en violation des droits fondamentaux à la dignité, à la liberté, à la vie privée et à l’égalité.
La Cour d’appel avait confirmé ce jugement en 2021. Malgré ces décisions, les dispositions étaient restées formellement inscrites dans le code pénal pendant plusieurs années, maintenant une incohérence juridique et un climat d’incertitude pour les personnes LGBTQIA+.
Leur suppression permet désormais d’aligner le droit écrit sur la jurisprudence nationale. Cette évolution constitue une clarification importante du cadre légal, même si elle ne crée pas de nouveaux droits.
Le Botswana ne reconnaît pas le mariage entre personnes de même sexe et ne prévoit pas de protection spécifique contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle.(...)
Au Sénégal notamment, une loi adoptée en mars 2026 a au contraire renforcé les sanctions pénales liées aux relations entre personnes de même sexe, portant les peines encourues jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Le texte s’ajoute à un cadre déjà répressif, dans un pays où l’homosexualité est criminalisée. (...)
Certains États invoquent les « valeurs africaines » pour justifier un durcissement de la répression, tandis que d’autres, à l’image du Botswana, retirent de leur droit des dispositions criminalisant les personnes LGBTQIA+. Il interroge ainsi la cohérence de ces discours et rappelle que les droits humains sont universels et doivent bénéficier à tous, sans distinction..."
Source : stophomophobie.com - 27/05/2026
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