VIEILLIR EN ROSE"Entrer en maison de retraite, pour une lesbienne française née avant les années 1980, revient souvent à revivre une époque qu'elle croyait derrière elle. Selon une psychologue exerçant en EHPAD à Lyon, citée par l'AFP, franchir la porte d'un établissement médicalisé donne parfois « l'impression de revenir à une époque où on faisait collectivement semblant que l'homosexualité n'existait pas ».
Un constat partagé par plusieurs associations, alors qu'aucune maison de retraite LGBT n'existe encore aujourd'hui en France.
Population concernée : plus d'un million de personnes LGBT de 60 ans et plus en France. Isolement : 51 % des seniors LGBT touchés, selon un rapport SOS Homophobie de 2018. Initiatives existantes : colocations solidaires (Paris, Lille, Bordeaux), label Grey Pride pour les EHPAD
Sans enfants : plus de 90 % des personnes LGBT de plus de 60 ans vivant seules, selon un rapport ministériel de 2013.
Le phénomène a un nom dans la littérature associative : le « retour au placard ». Des femmes qui ont vécu ouvertement leur homosexualité pendant des décennies choisissent, une fois entrées en établissement, de taire à nouveau leur vie affective.
Diane Rouzier, psychologue en EHPAD interrogée par l'AFP, décrit des résidentes qui « ne disent rien », tandis que « l'équipe soignante ne va pas chercher plus loin, par respect de cette pudeur » - une pudeur qui masque en réalité une peur bien concrète du jugement.
Cette dissimulation n'est pas un simple détail biographique. Selon un rapport de SOS Homophobie publié en 2018, 51 % des seniors LGBT en France sont touchés par l'isolement social.
Un rapport ministériel de 2013 consacré aux personnes âgées précise que, parmi 1,3 million de personnes de plus de 60 ans vivant seules et identifiées comme LGBT, moins de 10 % ont des enfants - un facteur qui pèse lourd sur les réseaux de soutien familial dont bénéficient plus largement les personnes hétérosexuelles du même âge.
Ce mécanisme de dissimulation prolongée rejoint celui documenté dans notre dossier sur le stress minoritaire et son impact sur la santé mentale lesbienne, où l'anticipation du rejet pousse à l'auto-censure même dans des contextes où le danger réel a disparu.
Ce que change la formation du personnel :
En Seine-Saint-Denis, Clotilde Cottineau, directrice de l'autonomie du département, reconnaît auprès de l'AFP qu'il s'agit d'un « axe à améliorer » et annonce vouloir « étoffer » la formation des professionnels du médico-social sur la diversité.
Concrètement, cette formation change des réflexes simples : interroger une nouvelle résidente sur un éventuel « grand amour » plutôt que de présumer un mari, savoir réagir face à des propos homophobes tenus par d'autres résidents, ou simplement nommer la compagne d'une personne âgée sans hésitation ni malaise.
L'association Grey Pride a structuré cette démarche autour d'un label (...) attribué aux établissements volontaires.
Pour l'obtenir, un EHPAD doit former son personnel, désigner un référent dédié et organiser régulièrement des activités en lien avec l'affectivité et la diversité des résidents - des ateliers pour « se faire beau ou belle » jusqu'à des lectures de textes plus intimes.
- « Il s'agit d'une démarche culturelle à mener sur le long terme », précise Francis Carrier, fondateur de Grey Pride, auprès de l'AFP. Les quinze EHPAD gérés par le Centre d'action sociale de la Ville de Paris sont engagés dans ce processus de labellisation, même si, à ce jour, seuls certains professionnels de deux établissements ont suivi la formation."
Aucune maison de retraite LGBT dédiée n'existe encore en France.
Pas encore de structure entièrement dédiée, mais plusieurs initiatives voient le jour : une colocation solidaire à Paris depuis 2020, des projets similaires en Ile-de-France, à Lille et à Bordeaux, ainsi qu'une première « Maison de la diversité » prévue à Lyon par l'association Les audacieux et les audacieuses.
(*) Le label Grey Pride distingue par ailleurs les EHPAD classiques formés à l'accueil des personnes LGBT. Colocation solidaire seniors LGBT+, depuis 2020, Paris, associations Grey Pride et Basiliade "Maison de la diversité", ouverture prévue 2024, Lyon, association Les audacieux et les audacieuses Projets de colocation en cours Ile-de-France, Lille, Bordeaux Label Grey Pride pour EHPAD classiques National, dont les 15 EHPAD du CASVP à Paris..
Source : lesbia-magazine.com- 03/08/2026
KULTUR (SEX) SAPHIK10 choses que les lesbiennes savent sur l'orgasme (et le reste du monde commence à découvrir sur le plaisir féminin)
Chaque 8 août, c’est la Journée internationale de l’orgasme féminin. Le saviez-vous ? Hé oui, ça existe...
C'est le moment idéal pour rendre un petit hommage à toutes ces choses que les lesbiennes connaissent depuis des années. Certaines sont des scientifiques. D'autres sont pur bon sens. Et d’autres se produisent simplement lorsque le scénario se modifie sur la façon dont «c’est censé» être du sexe.
1. Les préliminaires n'existent pas Nous n'avons jamais très bien compris ce concept. Préliminaire sur quoi ?
Pour beaucoup de lesbiennes, s’embrasser pendant vingt minutes, caresser, parler, rire ou simplement se regarder fait partie du sexe.
Ce n'est pas l'introduction au concert. C'est le concert.
2. Le sexe ne se termine pas quand une personne a un orgasme
C'est peut-être la plus grande différence.
Si l'une des deux arrive la première... bien phénoménal.
L'autre a encore exactement la même importance qu'il y a cinq minutes.
Cela semble étonnant d'avoir à écrire cela en 2026, mais il y a encore trop de femmes qui disent que le sexe hétérosexuel se termine exactement quand il a terminé.
Nous avons tendance à avoir une autre philosophie.
Si l'une est arrivée... maintenant touchez l'autre.
Quel concept révolutionnaire.
3. Parler de sexe ne coupe pas le plaisir. Il l'améliore.
« Ralentit", " Alors oui", "Entre. »
« Un peu plus haut", "Continue », « juste là. »
Les lesbiennes ont tout à fait supposé que personne n'est né en sachant exactement comment quelqu'un d'autre aime.
Et il s'avère que demander ne tue pas la passion mais l'améliore.
La science, en fait, montre que les couples de femmes parlent davantage du sexe et de ce qu’elles aiment depuis des années.
Coïncidence ou non, ce sont aussi celles qui montrent des niveaux plus élevés de satisfaction sexuelle.
4. Le clitoris n'est pas un extra. C'est le protagoniste.
Il fut un temps où le clitoris semblait être un accessoire optionnel.
Comme le toit ouvrant d'une voiture.Hé bien, non.
C’est le seul organe du corps humain dont la seule fonction connue est de procurer du plaisir.
Et, de manière intéressante, quand il cesse d'être le grand oublié... les orgasmes commencent à apparaître beaucoup plus souvent.
Qui le dirait ?
5. Le sexe n'a pas de chronomètre
Il y a des couples lesbiens qui ont des rencontres de vingt minutes.
Et d'autres qui ressemblent à une trilogie du Seigneur des Anneaux.
L'important n'a jamais été combien de temps ça dure.
Mais personne ne regarde l'horloge.
6. Les jouets sexuels ne viennent remplacer personne
Ils viennent pour ajouter. Il y a celles qui continuent à voir un vibromasseur comme si c’était le rival...
Les lesbiennes maintenant ont tendance à avoir une relation beaucoup plus détendue avec ce sujet.
Si quelque chose peut augmenter le plaisir des deux...
Pas de drames. Pas d'ego.
Et pas besoin de rivaliser avec un morceau de silicone.
7. Feindre un orgasme, c'est beaucoup de travail
On ne dit pas que ça n'arrive jamais. N'en faites pas une habitude...
Mais, honnêtement... Pour quoi ?
Si le but du sexe est de profiter, prétendre que vous avez apprécié semble être une façon assez rare de passer un bon après-midi.
8. La meilleure relation ne se termine pas toujours par l'orgasme
C'est peut-être la leçon la plus importante.
Il y a des rencontres incroyables qui se terminent par deux femmes qui rient en train de se serrer dans leurs bras.
D'autres finissent par parler pendant une heure.
D'autres simplement avec un sentiment précieux d'intimité.
L'orgasme c'est bien.
Mais en faire le seul maître de succès sexuel, c’est comme dire qu’un dîner ne vaut que le dessert.
9. Les lesbiennes ont plus d'orgasmes. Et nous ne le disons pas nous-mêmes.
Des études l'observent depuis des années. Une recherche publiée montre que les femmes lesbiennes atteignent l’orgasme beaucoup plus souvent que les femmes hétérosexuelles.
La raison ? Il n'y a pas d'explication unique.
Mais les chercheurs soulignent plusieurs facteurs: plus de communication, des rencontres sexuelles plus longues, une plus grande attention au plaisir féminin et moins de dépendance à un seul scénario sur la façon dont le sexe «devrait» se développer.
Ce n'est pas magique.
C'est de l'écoute.
10. Le meilleur organe sexuel est le cerveau
Oui, nous savons que beaucoup d'entre vous s'attendaient à une autre réponse.
Le plus sexy est encore une conversation intelligente.
Une femme qui écoute. Une qui demande.
Celle qui a le sens de l'humour.
Cellequi sait construire la confiance.
Parce que le désir commence bien avant que vous enleviez vos vêtements.
Et c'est ce que les lesbiennes ont pratiqué toute notre vie.
En fin de compte, peut-être que le secret n'a jamais rien fait d'extraordinaire. C'était peut-être quelque chose de beaucoup plus simple. Arrêtez de penser à la façon dont « devrait » être le sexe et commencez à nous demander comment nous voulons le vivre.
Bonne Journée Internationale De L’orgasme Féminin !(Et s'il vous plaît ne laissez personne appeler à nouveau la meilleure partie du plan : «Les préliminaire».)
Source : mirales.es- 01/08/2026
HAMBOURG PRIDE 2026Environ 300 000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l’attentat à Berlin !
Hambourg a célébré samedi sa marche des fiertés "record", l'une des plus importantes d'Allemagne, sous un important dispositif de sécurité, une semaine après l'attaque meurtrière survenue en marge de la Pride de Berlin, qui a profondément choqué le pays.
Un char de la Pride de Berlin... a été ajouté au cortège à la dernière minute. Les personnes qui y prenaient place étaient invitées à porter des vêtements sombres en hommage aux victimes de l'attaque de la semaine précédente, qui a fait un mort et 29 blessés (*).
Le chef de la police de Hambourg avait annoncé plus tôt dans la semaine que les effectifs déployés pour sécuriser la marche des fiertés seraient environ deux fois plus importants que l'an dernier.
"Après la violente attaque contre la Pride de Berlin, beaucoup, au sein de la communauté queer comme dans l'ensemble de la société, se demandent si c'est le bon moment et le bon endroit pour être ici aujourd'hui" "Mais je pense au contraire que plus que jamais, nous devons tous descendre dans la rue pour défendre la diversité, la liberté, une société ouverte et, surtout, témoigner de notre solidarité avec la communauté queer", a déclaré à la chaîne RTL la maire adjointe de Hambourg, Katharina Fegebank.
"Quand quelque chose comme ça arrive, nous devons montrer que nous n'avons pas peur et que nous ne nous laisserons pas intimider", a confié Petra Schwab, participante à la Pride de Hambourg."
(*) "Dans la nuit du 25 juillet, un homme a foncé à bord d'une camionnette sur la foule, à quelques centaines de mètres de la soirée de clôture de la Pride de Berlin, avant d'attaquer plusieurs personnes avec ce qui semble être une machette. Le suspect, Abdul Ballout, 21 ans, a été abattu le lendemain lors d'une confrontation avec la police. Les enquêteurs ont ensuite découvert une vidéo dans laquelle une personne présentée comme le suspect revendique l'attaque et prête allégeance au groupe État islamique."
Source : fr.news.yahoo.com/hambourg- 01/08/2026
SÉNÉGAL HOMOPHOBE !Jusqu’ici relativement épargnées par la répression homophobe, les lesbiennes sont désormais dans le collimateur des autorités sénégalaises. Mercredi 29 juillet, huit femmes ont été arrêtées puis présentées au procureur de Pikine-Guédiawaye, en banlieue de Dakar (photo).
La répression homophobe s’élargit dans ce pays depuis l’adoption, mi-mars, d’une loi réprimant plus durement l’homosexualité, plus d’une centaine d’hommes ont été arrêtés. Mercredi 29 juillet, huit femmes ont à leur tour été interpellées.
- « Nous pensons qu’il s’agit d’un "réseau de lesbiennes" opérant depuis plusieurs années entre Dakar et Thiès, affirme une source judiciaire. D’autres arrestations pourraient survenir dans les prochains jours. »
" Elles avaient été déférées par la Brigade de Recherches de Keur Massar pour association de malfaiteurs, acte contre nature, injures et menaces au préjudice de la nommée A.M. DIOP.
(...) Les enquêteurs affirment avoir mis au jour "un réseau" de jeunes femmes entretenant des contacts réguliers et, pour certaines, des relations intimes, "des conversations à caractère homosexuel, des déclarations d’amour, des photographies et des vidéos à caractère pornographique impliquant exclusivement des femmes".
Les échanges auraient également permis d’identifier des rendez-vous organisés dans des appartements loués à Dakar, où ces rencontres se seraient déroulées.
L’enquête ne s’arrête pas à Dakar. Les investigations évoquent des ramifications à Thiès, où plusieurs autres femmes, identifiées notamment par leurs pseudonymes, seraient également dans le viseur des enquêteurs..."
Source : stophomophobie.com + rfi.fr/fr/afrique/- 03/08/2026
POTINS LESBIENS