Texte de l'annonce:
KULTUR SAPHIK"MEMORY PALACE" de Léa Cuenin , un ovni de la littérature lesbienne...
Avec son récit de science-fiction lesbien Memory Palace, la romancière Léa Cuenin s'attaque à un genre encore assez rare dans l'espace littéraire francophone.
Ses héroïnes sont les survivantes d'un monde proche de la fin, toutes entières dévouées à une ultime mission, et pas des moindres: sauver les archives de l'humanité.
Bientôt la planète Terre sera inhabitable. La mer prendra tout. Ses continents seront rayés de la carte. Une partie de l’humanité a déjà pris la fuite ailleurs, dans l’espace.
Sur Terre, il ne reste que de rares êtres humains, épars dans les forêts et les montagnes. Dans une base spatiale à l’abandon, plantée au ras de la Baltique, une poignée de scientifiques s’affaire consciencieusement à remplir une ultime mission: encapsuler les archives de l’humanité en les emprisonnant dans de l’ADN végétal et les envoyer dans l’espace, dans l’espoir qu’un jour, elles puissent être trouvées par des extraterrestres. Comme une dernière lueur d’espoir.
Toutes les membres de cette drôle d’équipe – l’ex-astronaute Claudia et la paléobotaniste Ruth-Lee, bientôt rejointes par l’ingénieure Kae, la journaliste dissidente Denisova et la hackeuse Nowy – sont des femmes, et elles semblent toutes être lesbiennes.
- «Ça a été une évidence que les personnages seraient uniquement des femmes. C’est une histoire de visibilisation, mais c’est d’abord parti de mon plaisir d’écriture», explique l’autrice française Léa Cuenin, qui signe là son premier roman.
L’entreprise menée par ses personnages est d’ailleurs profondément humaniste et désintéressée, à l’opposé des récits masculins habituels sur fond de fin du monde. Car personne ne montera à bord de la vieille fusée rouillée qui décollera quelques semaines plus tard avec à son bord dix petites capsules contenant toute la chronique de la vie terrestre.
- « On est au moment de l’effondrement mais ce n’est pas un récit survivaliste, dans le sens où les personnages ne se battent pas pour leur survie. L’enjeu, c’est vraiment la conservation de la mémoire et la transmission », souligne l’autrice.
Claudia, Ruth-Lee, Kae, Denisova et Nowy s’affairent autour d’une intelligence artificielle baptisée Memory Palace, qui donne son nom au roman, et qui peut être vue comme un personnage à part entière. Elle a pour vocation d’archiver la mémoire vive humaine, mais elle est aussi la cheffe d’orchestre de la base, actionnant ses portes, pilotant ses caméras de surveillance.
La Palace, comme les scientifiques l’appellent, passe sa (non-)vie à parler, à poser des questions dérangeantes, souvent vertigineuses aux humaines de la base et on croirait bien aussi parfois qu’elle ricane sous cape.
Lettre d’adieu à un monde condamné à disparaître. Pas un récit survivaliste(...) Une inspirante leçon de féminisme, de don de soi et de respect de la nature."
"Memory Palace" Léa Cuenin ((2026 -240p)- éditions Rivages
Source: 360.ch/ - 23/08/2026
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