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Vieillir dans la dignité : le combat des aînées lesbiennes
Texte de l'annonce:
TASSE de THÉ ❤️ VIEILLIR EN ROSE
"Pour les aînées lesbiennes, vieillir peut devenir synonyme d’un retour au placard, surtout lorsqu’elles entrent dans une résidence privée pour aînés (RPA) ou un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Pour trouver des solutions contre les discriminations dans ces établissements, une communauté intentionnelle pour aînées lesbiennes s’organise à Montréal, tandis que la Fondation Émergence mise sur la sensibilisation...
- « C’est un moment historique! » s’exclame Lou Lamontagne, cofondatrice du collectif de femmes aînées lesbiennes La Maison des RebElles, la voix débordant d’enthousiasme. Après neuf ans de travail acharné, un projet unique est sur le point de voir le jour dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. Grâce au projet LoReLi, une vingtaine de logements sociaux seront destinés aux femmes aînées lesbiennes au sein d’un nouveau complexe immobilier aux abords du canal Lachine.
- «On a un vécu particulier par rapport à 90 % de la population qui est hétérosexuelle, explique Lou Lamontagne. Être avec des gens qui nous ressemblent dans notre quotidien, ça permet de nous comprendre. On a les mêmes référents, on a vécu les mêmes difficultés pendant notre vie. »
- «On avait d’autres préoccupations que celles d’élever une famille, poursuit-elle. Plusieurs d’entre nous sont d’anciennes militantes pour les droits des femmes. On vieillit comme on a vécu! » Près du village gai à Montréal, l’Habitat Fullum réserve la moitié de ses 60 logements aux hommes homosexuels.
Mais le projet LoReLi est le premier du genre accessible à toutes les femmes lesbiennes, peu importe leur revenu. Le promoteur privé a construit deux immeubles qui incluront des logements sociaux pour des femmes vulnérabilisées : des aînées lesbiennes, des femmes monoparentales et des femmes ayant vécu la violence ou l’itinérance, et qui sont en phase de stabilisation.(...)
- "Si les choses ont changé en 20 ans, la plupart des aînées continuent de dissimuler leur orientation sexuelle dans les RPA et les CHSLD."
- « Chez les lesbiennes, la sécurité émotive, le sentiment d’appartenance, l’histoire commune, ça vient surtout des amies, observe-t-elle. Cette formule de mixité me semble intéressante : elle permet à des lesbiennes de se soutenir et de s’épanouir au sein de la population générale. »
Si ce nouvel espace offre des perspectives plus lumineuses à une vingtaine de femmes, qu’en est-il pour les milliers d’aînées lesbiennes dans la province qui, bien souvent, restent dans l’ombre ? Sensibiliser à la diversité sexuelle des aîné(e)s.
« Dans les RPA et les CHSLD, c’est l’invisibilité la plus totale des personnes de la diversité sexuelle et de genre », déplore Julien Rougerie, formateur pour le programme Pour que vieillir soit gai de la Fondation Émergence. À l’instar de la population générale, on estime que 10 % des résident(e)s des RPA et des CHSLD sont homosexuel(le)s. Il est prouvé que ces personnes sont généralement plus isolées, ont une moins bonne santé mentale et un accès plus réduit aux services. (...)
De nombreuses aînées lesbiennes ont vécu la majeure partie de leur vie en dissimulant leur orientation sexuelle. À titre d’exemple, une Québécoise homosexuelle de 75 ans avait une vingtaine d’années lorsque l’homosexualité a été décriminalisée au pays, et environ 25 ans lorsque son orientation sexuelle a cessé d’être considérée comme une maladie mentale.
- «J’avais 50 ans quand le Québec a reconnu les couples de même sexe », témoigne Denise Veilleux, proche aidante, militante et partenaire du Réseau Résilience Aîné. es Montréal. Au cours de la même période, au début des années 2000, celle-ci a mené un projet de recherche doctoral sur la situation des lesbiennes vieillissantes.
« Les témoignages étaient poignants : certaines lesbiennes disaient qu’elles aimeraient mieux mourir que d’aller dans une maison de retraite! »
Si les choses ont changé en 20 ans, la plupart des aînées continuent de dissimuler leur orientation sexuelle dans les RPA et les CHSLD. (...)
- «On veut vieillir dans la dignité, dans un environnement soutenant et sécuritaire, insiste Lou Lamontagne. On espère que le projet LoReLi fera des petits; le besoin est énorme partout. »...
Source : ►Source : gazettedesfemmes. ca -18/04/2024
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