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Chantal DELATORRE 
Capitaine de Tasse de Thé
POUR la Défense Animale et la Bio-écologie...
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SAPHIK ZODIAC
HOROSCOPE LESBIEN 2021 ?
Les Astres  et votre Tasse de Thé vous répondent...
ANIMAUX - UN"CERTIFICAT DE SENSIBILISATION OBLIGATOIRE !
Tasse de Thé lutte AUSSI pour la protection Animale !
"Dès 2021, les futurs hôtes d'une boule de poil se verront donc remettre un"certificat de sensibilisation obligatoire" qui listera les engagements à prendre avant de faire leur choix... "
Lesbi-religieuses...
POTINS LESBIENS
L'histoire de deux religieuses qui ont abandonné leurs vœux pour leur amour..
Les couples (Lesbiens) €t l'argent
Les bons comptes font les bonnes amantes?
L’une des raisons principales des séparations est aussi l’argent, ne prenez donc pas cet aspect à la légère!...
Une statue pour 2 pirates lesbiennes !
Pionnières Lesbiennes oubliées de l'histoire!
La statue historique d'Anne Bonny et Mary Read a été réalisée par l'artiste britannique Amanda Cotton..
UN PRIX LEZ-HÉROÏNES ?
ON LE FAIT ?

⭐⭐⭐⭐

Tasse de Thé propose la création d'un PRIX "évènementiel" médiatique, récompensant les femmes lesbiennes admirables...
MIXITÉ CHOISIE
LA QUESTION TRANS
Double invisibilisation,"mixité choisie" ou accueil des personnes trans*: le mouvement féministe et lesbien est confronté à de nombreux défis...
CAMPAGNE PRÉVENTION
LESBI-SANTÉ
Une mammographie peut vous sauver la vie ! Prenez soin de vous ..

LESBI-SANTÉ

Prenez soin de vous !
Les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes pensent ne pas avoir besoin de tests de dépistage... LESBI-Santé
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des Festivals de Films LGBTQI

Goudies

HOROSCOPE LESBIEN 2021 ?

Les Astres et votre Tasse de Thé vous répondent :

"Pour les femmes qui aiment les femmes, les signes astrologiques peuvent fournir des informations précieuses lors d'une nouvelle relation ou dans une relation existante... Les relations lesbiennes peuvent être merveilleuses et désordonnées, comme toute autre relation. Mais connaître la compatibilité de votre signe peut vous aider à obtenir les appariements les plus optimaux."

Bélier (21 mars-19 avril)
Vous serez probablement attirée par une femme courageuse et dirigeantes. Les femmes Bélier sont affirmées, enthousiastes, impatientes et impulsives. Une femme Bélier peut être puissante, intense et passionnée dans une  relation, mais elle peut aussi être dominatrice et possessive. Elle peut  parfois aimer la poursuite plus que la relation et peut ne pas toujours  terminer ce qu'elle a commencé. Un mot d'avertissement - il peut être  très difficile pour elle de s'installer.
Compatibilité lesbienne: les femmes Bélier peuvent être des amantes passionnées, mais les relations avec elles se terminent rarement bien pour les femmes avec des signes d'eau et de terre.

 

Taureau (20 avril-20 mai) :
Si vous aimez une femme Taureau, vous savez qu'elle est fiable, cohérente et stable. Bien qu'elle puisse être opposée au changement, vous la trouverez également aimante et affectueuse. Si vous apprenez à connaître une femme Taureau, sachez qu'elle souhaite la stabilité et la sécurité dans ses relations. Cela signifie qu'il y a parfois plus de confort que d'étincelle, plus d'engagement que d'excitation. Au fil du temps, elle peut vous paraître têtue, complaisante et même paresseuse, alors gardez cela à l'esprit. Les femmes Taureau sont parfois attirées par les femmes qui sont mauvaises pour elles, mais elles s'énervent ensuite de ne pas répondre à leurs besoins.
Compatibilité lesbienne: les femmes Taureau réussissent mieux avec les femmes présentant d'autres signes de la Terre fiables et fiables.
 

Gémeaux (21 mai-20 juin) :
Quand il s'agit de la lesbienne typique des Gémeaux, elle a tendance à être rapide, adaptative, intelligente, curieuse, agitée, exceptionnelle en communication et intensément intelligente. Il y a une dualité chez elle qui peut rendre les relations difficiles. Elle voudra être choyée et aimée, mais elle a également un besoin intense de polyvalence qui peut la faire partir si les choses deviennent ennuyeuses. Le défi est de garder les choses intéressantes pour qu'elle reste.
Compatibilité lesbienne: les femmes Gémeaux ne se débrouillent pas très bien avec les signes Eau et Terre, elles sont plus à l'aise dans les relations avec d'autres signes Air, les signes Fiery venant dans une seconde forte.

 

Cancer (21 juin-22 juillet) :
Sympathique, émotionnelle,
nourricière, dure à l'extérieur mais douce à l'intérieur - c'est la femme Cancer. Elle se dirigera rarement directement vers ce qu'elle veut et peut donner des messages contradictoires. Elle est prudente et timide mais sensuelle une fois que vous êtes ensemble. Sa vulnérabilité peut la faire paraître désintéressée, mais si vous gagnez sa confiance, elle baissera sa garde.Compatibilité lesbienne: même si les lesbiennes cancéreuses fonctionnent mieux avec d'autres signes d'Eau, plusieurs fois la quantité d'émotions créées entre elles peut être accablante et finalement les séparer. Les femmes Gémeaux et Lion peuvent attirer les femmes cancers, mais travaillent rarement à long terme. Les cancers fonctionnent bien avec les signes de la Terre.

 


Lion (23 juillet-22 août) :
La lesbienne Lionne est sûre d'elle-même, dramatique, généreuse, fière, ambitieuse, égocentrique et autoritaire. Elle adore l'excitation d'être amoureuse. Fidèle à une faute, elle adore être le centre d'attention mais peut rendre la pareille à son partenaire avec générosité.
Compatibilité lesbienne: les femmes Lion peuvent être attirées par la passion et les charmes des femmes Scorpions et des Balance, mais font mieux avec les autres signes de Feu.

 

Vierge (23 août - 22 septembre) :Calme à l'extérieur, mais agité à l'intérieur, c'est une fille Vierge pour vous! Elle est également pratique, analytique et organisée. Elle veut être utile aux autres mais peut être extrêmement inquiète et même incomprise. Elle peut parfois être considérée comme froide ou distante, mais elle a juste besoin de la bonne personne à qui faire confiance. Une fois qu'elle le fera, elle donnera tout à une partenaire pour lui faire plaisir.
Compatibilité lesbienne: Les lesbiennes Vierge ont les meilleures relations avec les signes de Terre, mais peuvent également avoir des connexions incroyables avec les Scorpions et les Poissons. Elles peuvent faire ressortir les côtés émotionnels les plus profonds d'une Vierge, mais les vulnérabilités combinées de ces deux signes peuvent le compliquer.

 

Balance (23 septembre - 22 octobre):
Que pouvez-vous dire sur la Libra Lady? Elle est charmante, sociale, indécise mais aspire à l'équilibre, à l'harmonie et à la justice. Elle peut sembler égocentrique, mais quand elle trouve une femme qui l'apprécie pour qui elle est, elle peut en fait donner trop de son pouvoir juste pour plaire à son partenaire.
Compatibilité lesbienne: Les lesbiennes Balance ont des relations faciles avec d'autres signes de l'Air. Elles sont attirée par les femmes Bélier mais en donnent souvent trop à ses partenaires pour former une relation saine. Elles ont les meilleures relations avec les Lionnes et les Sagittaires..

 


Scorpion (23 octobre - 21 novembre) :
À la recherche d'un Scorpion? Ensuite, vous trouverez une lesbienne intense, magnétique, émotionnelle, passionnée, profonde, persistante et déterminée. Elle peut vous attirer et vous séduire avant que vous ne sachiez ce qui vous a frappé. Elle peut causer des relations compliquées car même si elle peut être aimante, généreuse et loyale, elle peut aussi être contrôlante, manipulatrice et vengeresse. Compatibilité lesbienne: les femmes Scorpion ont les meilleures relations avec les signes d'eau. Les relations avec les signes de Terre peuvent être bénéfiques, mais les lesbiennes Scorpion sont trop compliquées pour la plupart des autres signes du zodiaque.

 

Sagittaire (22 novembre-21 décembre) :
La femme Sagittaire est gaie, indépendante, aventureuse, curieuse, honnête ! Elle peut être amusante, passionnée et excitante, mais elle n'est pas très engagée, du moins pas sur le long terme car elles aime trop les voyages.
Compatibilité lesbienne: les femmes sagittaires peuvent passer un moment incroyable avec tous les signes, mais les connexions à long terme se passent mieux avec d'autres signes de feu. Les signes aériens peuvent parfois suivre la nature tourbillonnante des Sagittaires, mais ces femmes peuvent en fait rendre folles les lesbiennes Vierge, Scorpionne et Taureau.

 

 

Capricorne (22 décembre - 19 janvier) :
Vous recherchez une personne ambitieuse, pratique, patiente, assidue, disciplinée et axée sur la richesse et le succès? Cherchez une femme Capricorne. Elle peut vous intriguer par son sens de l'humour, ses responsabilités et son désir de stabilité et d'engagement par rapport au plaisir et à la romance. Il peut être difficile de percer ses murs, mais si vous le faites, elle vous protégera et restera avec vous jusqu'à la fin.Compatibilité lesbienne: En raison de la façon dont le Capricorne cérébral est cérébral, elles ont besoin de la profondeur émotionnelle et du soutien qu'offrent les signes d'eau, c'est pourquoi ils réussissent mieux avec ces signes que tout autre. Mais les signes de la Terre ancrés peuvent également être de bons partenaires pour les lesbiennes Capricorne.
 

 

Verseau (20 janvier - 18 février):
Que pensez-vous d'une femme Verseau? Que diriez-vous qu'elle est amicale, intelligente, visionnaire, une grande communicatrice, idéaliste et excentrique. Elle a un besoin farouche d'indépendance qui peut rendre les relations difficiles. Elle a tendance à se consacrer aux grands problèmes du monde, ce qui peut également l'empêcher de se concentrer sur les relations. Si ce genre de lesbienne vous ouvre son cœur, elle sera une trouvaille unique!Compatibilité lesbienne: les femmes du Verseau fonctionnent mieux avec tous les signes Air, mais trouvent également le bonheur occasionnel avec les signes de feu.
 

 

Poissons (19 février - 20 mars) :
La femme Poissons est compatissante, intuitive, adaptable, compréhensive, sensible, peu pratique, créative et spirituelle. Elle cherche des connexions profondes avec l'âme et peut être déçue par l'amour commun. Elle peut avoir une personnalité addictive et peut se plonger si profondément dans une relation qu'elle devient malsaine. Il est important que les lesbiennes Poissons fassent attention, en raison de leur nature, il est facile pour elles d'être exploitées.Compatibilité lesbienne: La lesbienne Poissons se débrouille particulièrement bien avec les autres signes d'Eau, mais les signes de la Terre sont les plus sûrs pour eux.

 

Signes AIR: Gémeaux, Balance, Verseau
Signes FEU: Bélier, Lion, Sagittaire
Signes EAU: Cancer, Scorpion, Poissons
Signes TERRE: Taureau, Vierge, Capricorne

Source inspirante psychic.com très librement adapté par Tasse de Thé.

Voir notre ancienne rubrique (Old TDT) - LES TAROTS d'IRMA

 

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Tasse de Thé (qui vous aime beaucoup) s'est très librement inspirée d'articles qui traitent de ce trop silencieux sujet***
 
Les bons comptes font les bonnes amantes?

L’une des raisons principales des séparations est aussi l’argent, ne prenez donc pas cet aspect à la légère!

Couple et argent: 5 erreurs à éviter
L'argent est une des principales sources de conflits dans le couple. Voici quelques fréquentes et des conseils pour les éviter.

1. On met tout notre argent dans un compte conjoint
En couple depuis trois ans, Marie et Josianne se préparent à acheter une maison. Puisqu'elles auront plusieurs paiements communs, elles se disent que ce serait plus simple de tout mettre dans un compte conjoint. Quand on s'aime, on partage tout, non? Pourquoi fait-on cette erreur? «L'achat d'une maison représente un projet et un désir communs. C'est un engagement à long terme, un enracinement très symbolique».
À cette étape de notre vie de couple, mettre tout notre argent en commun peut sembler aller de soi. Ses conséquences: Si on n'a pas la même façon de gérer l'argent pour nos dépenses personnelles, cela peut engendrer des conflits: on a l'impression que l'autre fait des achats inutiles avec notre argent,elle désapprouve le moindre petit luxe qu'on souhaite se payer... De plus, c'est imprudent sur le plan financier. En effet, si l'une des conjointes décède ou devient inapte, le compte conjoint est gelé jusqu'à ce que toutes les étapes légales aient été réglées. Par ailleurs, le compte conjoint peut devenir objet de saisie si l'une des partenaires est mauvaise payeuse. Pour l'éviter: «Les deux partenaires alimentent un compte conjoint pour les dépenses communes, mais chacune conserve un compte personnel, qu'elle pourra gérer en toute autonomie», conseille la notaire Denise Archambault.
2. On divise tout à parts égales, même si on ne fait pas le même salaire
Justine et Gaëlle sont ensemble depuis 12 ans. Depuis qu'il a changé d'emploi il y a deux ans, Justine gagne beaucoup plus d'argent que sa conjointe, mais le couple gère toujours ses dépenses à parts égales. Pourquoi fait-on cette erreur? ...par souci d'indépendance, on veut partager tous les paiements également, peu importe notre revenu. Or, si l'une gagne 3000 € et l'autre, 1500 €, il est illogique qu'elles paient la même chose pour faire rouler la maisonnée», dit Denise Archambault. Ses conséquences: L'une des conjointes aura toujours moins d'argent dans ses poches. Si l'une doit se serrer la ceinture pour maintenir le même train de vie que l'autre, si un malaise s'installe quand il faut parer à une dépense inattendue, l'amertume aussi peut s'installer à long terme, surtout si sa partenaire qui gagne moins souffre d'insécurité par rapport à cette situation. Pour l'éviter: On équilibre la situation en divisant les dépenses communes au prorata des salaires(...) La conjointe qui gagne le plus assumera les deux tiers des dépenses domestiques, et l'autre paiera le tiers restant au prorata des gains respectifs.
3. On n'en parle pas
Stéphanie et Juliette ont des rapports opposés à l'argent. L'une est la fourmi économe, l'autre la cigale qu ipréfère se payer du bon temps plutôt que d'épargner. Et chacune est agacé par l'attitude de l'autre. Toutefois, par peur du conflit, elles gardent leur frustration pour elles, sans pouvoir s'empêcher de lancer quelques flèches à l'occasion. Pourquoi fait-on cette erreur? Parce que parler de sous est si peu romantique, on évite souvent de le faire, surtout lorsqu'on vit la lune de miel des débuts.
-«Pourtant, on devrait aborder le sujet tôt dans la relation. À un moment ou à un autre, il refait surface, et ça devient épineux», dit Denise Archambault. Ses conséquences: Des conflits apparaissent, surtout si nos positions diffèrent beaucoup. «Aux yeux de l'autre, la personne plus dépensière apparaît insouciante, et celle plus économe apparaît angoissée. Tout cela engendre des sentiments de culpabilité et de honte chez les conjointes».  Pour l'éviter: On établit ensemble un budget, ce qui nous oblige à discuter de notre situation financière, de nos priorités et de nos objectifs. Ainsi, la gestion budgétaire devient une responsabilité commune. Surtout, on évite d'attribuer les dépenses fixes (l'hypothèque, par exemple) à une conjointe et les dépenses variables (comme l'épicerie) à l'autre: celui qui hériterait des dépenses variables aurait du mal à suivre son budget.
4. On vit au-dessus de nos moyens
Léa et Julie ont vu leurs dépenses croître alors que leurs revenus diminuaient, Julie se retrouvant au chômage.. Pour maintenir leur rythme de vie, elles se sont endettées et, chaque mois, elles arrivent tout juste à régler les factures. Pourquoi fait-on cette erreur? «On vit dans une société de surconsommation, dans l'ère du "J'aime, j'achète maintenant". Mais c'est un piège de s'endetter sans cesse», estime la planificatrice financière Lison Chèvrefils. Le surendettement cache parfois une fuite de la réalité: «La richesse est associée au pouvoir, au succès, à la valeur de l'individu. Le couple se projette dans une autre réalité, où il fait la belle vie, même s'il n'en a pas les moyens.» Ses conséquences: L'endettement est une source importante de stress, qui peut mettre le couple en péril. Quand on arrive à peine à régler les factures, on a l'impression de travailler uniquement pour payer nos dettes. Il reste peu d'espace - et d'argent - pour les loisirs du couple, qui doit aussi composer avec l'inquiétude du manque de ressources financières. Pour l'éviter: On ajuste le budget dès que la situation du couple change: lors de l'achat d'une maison, d'une modification de salaire ou de l'arrivée d'un enfant, par exemple. De plus, «on limite les achats à crédit et on se questionne sur ses habitudes de consommation», conseille Denise Archambault.
5. En couple depuis plusieurs années
Cynthia et Clarisse n'ont jamais planifié un budget ensemble. C'est Cynthia qui règle les comptes chaque mois, une responsabilité qu'elle commence à trouver lourde, car Clarisse ne s'implique jamais dans ce domaine. Pourquoi fait-on cette erreur? Dans un couple, il y a souvent une personne pour qui la gestion budgétaire est plus facile, tandis que l'autre est meilleure pour planifier les loisirs, par exemple. Une dynamique peut s'installer où, consciemment ou non, l'une des partenaires prend le contrôle de la bourse alors que l'autre se décharge de cette responsabilité. Ses conséquences: «Cela peut engendrer du ressentiment des deux côtés». La conjointe passive sent qu'il n'a aucun contrôle sur les finances, et celle qui est plus active a l'impression que toute la responsabilité repose sur ses épaules. Comment l'éviter: Mettre les choses au clair et établir qui fait quoi. «L'une est meilleure avec les chiffres? Elle peut bien, dans ce cas, gérer le gros des finances. À condition que cela convienne à l'autre, qui assumera d'autres responsabilités dans le couple».  L'important, c'est que, si la gestion incombe davantage à l'une, la prise de décisions demeure partagée."
Notre ancienne rubrique (Old TDT) ►dans Lesbophonies

 

Comment les couples de "filles" gèrent-ils leurs finances?

Les bons comptes font les bonnes amantes? Compte commun ou pas? Qui paye le loyer? Les courses? Qui tient les cordons de la bourse?

"Tous les couples installés se posent un jour la question du partage des dépenses. Et les couples Lesbiens n'y échappent pas! Au-delà d'une simple comptabilité, l'argent incarne l'harmonie du couple, souligne l'envie de pouvoir de l'une ou le désir d'indépendance de l'autre. "
La suite d'une belle rencontre et le fameux "vivre ensemble"
Chez les lesbiennes c'est bien connu, l'engagement à vie, intervient juste après la première nuit d'amour :) Comment devenir Lesbienne? En route donc pour un long chemin à deux qui est aussi une aventure économique... En dehors du coût de la vie, les sorties, les spectacles, les voyages, les escapades... ont un prix et, particulièrement chez nous les lesbiennes, moins habituées au "pouvoir économique masculin" et à la fantaisie spontanée en vigueur chez nos amis les Gays ! Ainsi, les vieux démons du féminismes ressurgiraient-ils jusques dans les chaumières goudouxes ? Oui, Si l'on considère que pour la plupart des femmes l'argent reste synonyme de sécurité. Les lesbiennes, aux tendances souvent fusionnelles, doivent donc s'interroger sur l'espace entre Sécurité et Indépendance, et il est urgent de regarder en face ce tabou ultrasensible et de se poser les bonnes questions. Par ailleurs cela suppose également que l'une des deux partenaires soit " hébergée" chez l'autre, avec tout ce que cela signifie... (Sans parler de deux femmes dans une cuisine ! :)) .
"L'argent est révélateur du fonctionnement affectif au sein du couple.
Se placer position de dépendance ou en position de maternance ? On donne ou on retient, on se donne ou on se retient... Notre relation à l’argent est tellement intimement liée à notre agressivité qu’elle se mêle de toutes nos relations d’amour. Quand ils parlent de familles, les thérapeutes de couple utilisent aussi le sigle PME petite ou moyenne entreprise. « corbeille de mariage » , d’« héritage » désignent ce que chacun apporte de sa famille d’origine mais on y dépose aussi les angoisses et les difficultés de nos parents » (Irène Kaganski). Les « Un sou est un sou » que l’on a parfois entendus pendant des années, les souvenirs d’un père flambeur, d’un oncle qui nous couvrait de cadeaux, d’une grand-mère qui remettait précieusement des étrennes. Des tirelires, des comptes d’épargne…, tout cela marque à vie. Quand on forme une famille, on crée un patrimoine que l’on transmettra un jour. Mieux vaut en parler au début. Sans mélanger forcément séparation de biens et banqueroute affective."
L’une des raisons principales des séparations est aussi l’argent, ne prenez donc pas cet aspect à la légère!
Comment déceler des sources potentielles de conflits reliées à l’aspect financier du couple avant que celles-ci ne se déclarent? Voici quelques points sur lesquels vous devriez vous pencher sérieusement avant de faire le saut et décider de partager votre vie avec quelqu’un, ou bien que vous pouvez utiliser pour rectifier le tir. C’est long une vie!
Observez!
Prenez le temps d’observer la relation qu’a votre future meilleure moitié avec l’argent. Tient-elle ses comptes? Dépense-t-elle plus qu’elle ne gagne? Planifie-t-elle ses dépenses? En bref, a-t-elle un budget? Si votre conjoint gère bien ses finances maintenant qu’il est célibataire il y a gros à parier que son comportement restera le même. Par contre, si ce n’est pas le cas vous risquez d’avoir de gros problèmes par la suite. Lorsque l’on combine deux vies, deux façons de voir les choses, deux habitudes de dépenses en une seule, il faut un plan visant à assurer que les deux parties restent sur la même page et continuent d’être heureux.
Établissez un plan à deux, et entendez-vous
Il est facile de décider quoi acheter et quand, que ce soit pour idée vacances, les plaisirs personnels de chacun, ou bien encore de décider de faire des rénovations ou d’acheter une piscine qui profitera à toutes les deux. Travaillez ensemble, cela vous évitera les mauvaises surprises. Un plan est particulièrement utile quand le couple est formé d’une cigale et d’une fourmi. Généralement les opposés s’attirent et cette combinaison est fréquente. Grâce à un plan, chacun d’entre vous peut répondre raisonnablement à ses propres besoins sans écraser ceux de l’autre. Savoir où vous en êtes financièrement signifie que vous pouvez prendre des décisions éclairées au sujet de vos dépenses et ce sans vos endetter. Votre conjointe n’est pas intéressée ou ne veut pas s’impliquer? Attention, cette situation ne fera que s’aggraver à la longue.
Impliquez l’autre
Il arrive souvent qu’une seule personne dans le couple se trouve à la barre et assume seule le quotidien des finances. C’est toujours la même qui paye les factures, révise les primes d’assurance, décide de la façon d’investir dans les REER, détermine combien (ou si) mettre dans les REEE, paye les taxes, etc … Cela arrive naturellement. Le problème est que lorsqu’une personne dans le couple est exclue d’une tâche qui devrait être commune, ou encore évite la responsabilité, cela signifie que l’autre reste seul à gérer le tout. Ça peut résulter en l’un des deux qui prend le contrôle sans considération des besoins de l’autre, ou encore celui qui se retrouve à tout assumer peut ressentir un sentiment d’injustice. Dans un couple, chacune des partenaires devrait s’impliquer, que ce soit pour les grandes décisions financières, ou pour la gestion au jour le jour. Chacune devrait tenir les comptes, et vous devriez avoir des conversations régulières pour être certain d’être sur la même longueur d’onde. Tenir les comptes devrait être une tâche partagée, même si cela demande un effort conjoint. De toute façon, qui a dit que vivre en couple était facile dans tout? ; -)
Demandez à tout savoir
Et bien sûr soyez prêt à tout dire! Après tout cette personne va au quotidien partager votre vie, votre lit et vous aurez peut-être même des enfants ensemble. Il n’y a rien d’indiscret à vouloir connaître le passé financier de votre conjointe. A-t-elle déjà fait faillite? A-t-elle des dettes, et si oui, combien? Et quel est son comportement actuel vis-à-vis de ses achats? Aussi étrange que cela puisse être, beaucoup de gens mentent sur le prix des articles qu’ils achètent et ce pour éviter les conflits. Si vous êtes dans cette situation et que vous ne pouvez pas parler ouvertement de ce que vous achetez, vous avez un problème. Si vous pensez que votre partenaire s’opposerait à la dépense que vous êtes sur le point de faire, vous devriez l’écoutez! Négocier, faire des compromis, devrait être une entité omniprésente de la vie conjointe. On revient au point précédent, vous devriez avoir un plan, un budget qui vous permette de fonctionner tous les deux tout en respectant les besoins de l’autre.
La communication et le respect sont clefs au bon développement et au maintien de toute relation. Si vous n’êtes pas en mesure de vous ouvrir à votre partenaire, si vous ne pouvez pas lui faire confiance ou encore lui dire la vérité, c’est un signe que vous n’êtes pas prêt à partager votre vie avec.
Une vérification que vous devriez absolument faire est de lui demander à voir sa côte de crédit. Cela vous indiquera immédiatement s’il y a un problème ou pas. Il refuse de vous la donner? Il y a anguille sous roche et vous devriez vous méfier. ... ce n’est pas parce que vous êtes en amour que vous devriez abandonner votre bon sens et faire confiance aveuglément. ... Si votre future conjointe a une mauvaise côte de crédit, ce n’est pas la fin du monde mais sachez que cela aura des conséquences. Elle pourrait en fait devenir dépendante de votre dossier, et vous pourriez finir par devoir contracter les prêts (et hypothèque) en votre nom. En fin de compte, vous pourriez devenir imputable des dettes communes, donc faites attention!
Vivre en couple est l’une des choses les plus belles et les plus importantes qui puissent arriver à quelqu’un. Il faut juste s’assurer de ne pas transformer le paradis en enfer, et rechercher l’harmonie dans tous les points essentiels d’une relation. Ces points incluent l’aspect financier; prenez les devants, préparez, planifiez, et sachez où vous mettez les pieds. Cela vous évitera bien des désagréments en cours de vie… et bien des dépenses aussi."

 

 "Comme tu traites l’argent, tu traites ta vie"

L’une des raisons principales des séparations est aussi l’argent, ne prenez donc pas cet aspect à la légère!

 "L’argent est une puissante forme d’énergie, le parfait point focal permettant de travailler d’importantes leçons de la vie. Que nous le haïssions ou que nous l’aimions, l’argent fait partie de tout ce qui touche notre vie ». Maria Nemeth, auteur de "Libérer l’énergie de l’argent"
En va-t-il de même avec la relation amoureuse ? Ouvrons-nous notre bourse comme notre cœur ou pour acheter l’amour ? Agissons-nous dans ces deux dimensions avec la même générosité, avec la même avarice, les mêmes hésitations, les mêmes peurs ? Comment « investissons-nous » le partenaire potentiel ou actuel ? Ce sont les ressorts et les sources de nos comportements affectifs que nous avons explorés. Avec l’éclairage de différents auteurs, nous avons découvert de surprenants parallèles, « riches » d’enseignements… Les comprendre pourrait sceller notre bonne fortune financière et pourquoi pas amoureuse !
Synthèse :
Fauchés comme les blés ou riches comme Crésus, les rapports avec l'argent sont loin d'être neutres. Pourtant, ce formidable instrument d'échange qui a succédé au troc, à la lettre de change, au transfert de dettes -ses précurseurs-, devrait se borner à passer entre nos doigts sans nous troubler. Mais l'argent nous affecte et nous tourmente Nous y pensons très souvent dans la journée... Amusons-nous o compter le nombre de fois où le sujet nous vient à l'esprit, nous serions étonnés ! Pour la plupart des spécialiste, l'argent correspond à un support vide sur lequel nous projetons "nos connotations". C'est par ces projections qu'il prend vie : l'argent devient ce que nous en pensons ! Il donne aussi une clef d'accès au réel. Il traduit notre manière d'être au monde, nos liens sentimentaux avec les autres et avec nous-mêmes. Une querelle à propos de l'argent cache, dans la plupart des cas, un litige plus profond.
Quelques termes communs à l'amour et à l'argent : Mon trésor, un billet doux, tu comptes pour moi, le conte (compte) est bon, y trouver son compte, (s)'investir, donner, recevoir, faire un bilan, thésoriser, (s)'épargner, un intérêt, capitaliser, amortir, rentabiliser, tu vas me le payer, gérer, coûter, cher payé, quand on aime on ne compte pas (mais quand on n'aime plus, on compte beaucoup !)etc. La liste est loin d'être exhaustive.
D'après Pierre Pradevand, l'argent est "un puissant outil de transformation personnelle. C'est une forme d'énergie qui permet de comprendre et les schémas et les blocages qui gouvernent nos attitudes".
Selon les psy, l'argent serait un objet d'amour ou de haine, de convoitise ou de mépris, un sujet de disputes infinies (divorces, héritages) ; on y projetterait les manques ressentis dans la prime enfance. Il serait le miroir de nos désirs inconscients. La façon dont nous avons vécu le manque étant bébés serait à l'origine de nos comportements vis à vis de l'argent. A l'âge adulte, cette problématique se déplace sur l'argent, représentation par excellence du domaine de l'avoir. En fait, au-delà de sa fonction rationnelle d'instrument de mesure, de moyen d'échange, l'argent possède des significations inconscientes pour chacun de nous. On ne comprend des comportements tels que l'avarice pathologique ou le besoin de thésauriser qu'en se référant à certaines peurs de manquer vécues dans la petite enfance.
Au stade oral, phase la plus primaire du développement (0-2 ans), le nourrisson évolue dans l'avoir : avoir faim, chaud, froid, soif... Il se sent particulièrement démuni et impuissant. Sa dépendance le conduit à rêver d'un "sein" inépuisable, pourvoyeur permanent de lait, qui lui permettrait d'échapper au manque. Le paradis en quelque sorte. Ce type de fantasmes oraux se retrouve chez les gens qui courent après l'argent ou veulent brasser des sommes gigantesques. Dans l'inconscient, l'argent est pour eux l'équivalent d'un sein toujours à disposition. En ce qui concerne l'avare qui, lui, retient son argent, il ressemble plutôt au jeune enfant dont la rétention obstinée, lorsque sa mère l'assoit sur le pot, le protège contre le menace imaginaire d'être complètement vidé de sa substance. Le stade anal, la maîtrise de ses sphincters peut permettre à l'enfant surinvesti de s'affirmer, à un moindre niveau.
Les comportements de rétention (dont l'avarice est le plus représentatif) sont dictés par le besoin d'accumuler ou de conserver son capital intact. Leur désir premier est de maîtriser le monde, de dominer psychologiquement leurs amis, leur famille, leurs associés et leurs employés s'ils occupent des fonctions dirigeantes. Ce tempéraments jouissent de compter et recompter ; chaque euro économisé est une victoire. Pour eux, l'argent, c'est la puissance. En dépenser, c'est perdre le pouvoir. En se retenant de lâcher sa carte de crédit, on est dans la maîtrise.
Le besoin de conserver son avoir peut également dériver d'une insécurité de bas, d'un manque de confiance en soi. L'argent sert alors de repère (re-père) pour se diriger dans l'existence.
Les tempéraments dilapidateurs conjuguent souvent plusieurs addictions : sexuelle, affective, tabagique, alcoolique, etc. Poussés par la déprime ou l'angoisse, ils succombent à l'appel de l'achat. Ils se délestent de leur argent pour alléger le poids qui les oppresse.
Les cigales aveugles préfèrent ne pas se voir dépenser. Cette attitude résulte le plus souvent d'un désir inconscient de s'aveugler, de ne rien savoir, par peur de l'avenir. S'abstenir de penser à des dépenses revient à se protéger. Mais le goût de la dilapidation peut aussi être d'effet d'un désir agressif de faire payer l'autre.
Si le fait de dépenser sans jamais tenir compte de ses revenus réels marque un infantilisme persistant, savoir se faire plaisir dans la limite du raisonnable est, à l'inverse, une preuve de maturité. Les tendances à la dilapidation peuvent également être le fruit d'un désir inconscient d'autopunition. C'est le cas de ceux qui investissent frénétiquement et en pure perte, comme si une malédiction leur interdisait de faire fructifier leurs gains.
Avoir en permanence la main au portefeuille est souvent une façon d'acheter l'amour et l'estime de ses semblables en donnant le minimum de soi-même. Les généreux excessifs sont souvent mus par un sentiment de culpabilité. D'où la multiplication de comportements réparateurs visant à se dédouaner. La vraie générosité est rare. Elle appartient à ceux qui savent donner sans l'arrière-pensée de s'attacher celui à qui ils donnent.
A l'inverse, se positionner en marge du système et s'en énorgueillir, occuper la place du censeur vertueux qui condamne les excès de ses contemporains, marquent un refus, ou bien de devenir adulte et de prendre ses responsabilités en modifiant un fonctionnement social que nous méprisons, ou bien d'accepter le monde tel qu'il est.
Un rapport sain et mature à l'argent, c'est s'estimer suffisamment pour en gagner sans honte et ne profiter sans culpabilité. AVOIR PEUR DE L'ARGENT, C'EST AVOIR PEUR DE GRANDIR ! SE PRIVER REVIENT À FUIR LA VIE ET SON PROPRE PLAISIR. C'EST DIRE SI UNE RELATION SAINE À L'ARGENT SUPPOSE AU PRÉALABLE UNE RELATION SAINE À SOI-MÊME.

En conclusion, nous nous comportons en amour comme nous agissons avec l'argent. En définitive, n'aurions nous pas intérêt à suivre un séminaire de trois jours sur nos rapports à l'argent avant de nous allonger sur le divan ?

 

Terminons avec quelques conseils de Maria Nemeth. Remplaçons le mot argent par le mot amour : la clarté, dans les deux cas, est nécessaire pour que circule une énergie positive. A bon entendeur..."
"Pour rendre notre rapport à l'argent/à l'amour plus sain dans le présent, il est nécessaire de liquider le passé. D'abord, en rendant conscient notre rapport à l'argent/à l'amour. Mais aussi en réglant nos affaires en suspens. Comme en toute chose, les boucles doivent être bouclées.

Nous dégageons de la place pour que l'énergie de l'argent/de l'amour circule librement lorsque nous nous occupons de mettre en ordre nos "papiers". Les"papiers", c'est l'administration, c'est savoir combien nous avons sur notre compte bancaire de façon très claire.

Nous nous sentons également libérés lorsque nous nous occupons de nos factures en retard. Et enfin, nous sommes soulagés lorsque nous établissons très précisément des plans de remboursement avec dates et montants pour honorer nos dettes.

Ceci autant avec les administrations et les banques qu'avec les proches et les amis. Les prêts entre personnes proches ont avantage à être tout autant codifiés que les autres, pour le confort de tout le monde. La clarté (état des comtes, factures, échelonnement daté des remboursements) et un gain appréciable... d'énergie !"

 

Notre ancienne rubrique (Old TDT) ►dans Lesbophonies

 

*** Sources et références bibliographiques : Marc Lévy-Davida, coauteur avec Emmanuelle Daviet de "L'argent à tout prix, comprendre et améliorer sa relation à l'argent" (Editions Flammarion) Patrice Ellequain, animateur de séminaires sur la prospérité "Maître de l'artent" d'Annick Nenaird. Editions Le Souffle d'Or "La psychanlyse et l'argent" d'Ilana Reiss-Schimmel. Editions Odile Jacob Pierre Pravervand "Gérer mon argent dans la liberté", "Les vraies richesses". Editions Jouvence Julie Cameron et Mark Bryan "L'argent apprivoisé : de la dépendance à la liberté d'être. Editions Dangles Peter Koenig, animateur du stage :"Libérez votre relation à l'argent pour libérer votre vie" et auteur de "30 mensonges à proporos de l'argent". Smiley Blanton, psychanalyste, Gérard Louvain, psychothérapeuthe

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LA QUESTION TRANS

Double invisibilisation,"mixité choisie" ou accueil des personnes trans*: le mouvement féministe et lesbien est confronté à de nombreux défis. Tour d’horizon avec trois militantes genevoises.

"Des féministes prennent la défense et alertent sur les pressions exercées par les groupes d’activistes trans.

Même si elles n’ont pas eu lieu comme prévu en avril dernier, les marches de la visibilité lesbienne ont gagné en force ces dernières années. Les femmes qui aiment les femmes reprennent la parole, redescendent dans la rue et revendiquent leur histoire pour elles-mêmes...
(...)Les femmes ont moins d’expérience à occuper l’espace public et à prendre la parole. C’est toujours les mêmes rengaines qui reviennent et c’est difficile à avaler.» rappellent Yolanda Martinez et Christiane Parth, respectivement présidente et coordinatrice de Lestime..
 

En Suisse et dans le monde, le mouvement lesbien continue de subir une double invisibilisation: en tant que femmes et en tant que lesbiennes. «Si les lesbiennes ont beaucoup soutenu les combats féministes dès mai 68, les femmes hétéro ne les ont pas souvent soutenues en retour. Il y a toujours eu ce clivage, mais aujourd’hui on le sent moins.

Parmi les sujets qui suscitent la polémique, la «mixité choisie». Lestime, comme d’autres associations, l’utilise de longue date comme un outil d’empowerment. Se passer de la présence d’un groupe dominant – les hommes cisgenres dans ce cas-là – permet de mieux discuter et de créer une culture commune en dehors du cadre sociétal.
- «On reçoit souvent des appels d’hommes cis* qui se plaignent de ne pas pouvoir venir à certains événements», racontent Yolanda et Christiane. «Ils se sentent complètement démunis et il faut qu’on justifie le fait qu’on souhaite passer des soirées sans hommes cis, alors qu’on a juste envie d’être entre nous.»

*Cis, Cisgenre désigne l'identité de genre d'une personne correspondant au sexe assigné à sa naissance, par opposition à celui de transgenre, identité de genre différente du sexe assigné à la naissance.

Dans les pays anglo-saxons, mais aussi en France, le mouvement féministe et lesbien est secoué par la question de l’accueil des femmes trans*, illustrée avec fracas par les prises de positions de l’auteure J.K. Rowling.

Ce courant est désigné par l’acronyme TERF, pour «féminisme radical excluant les trans*», apparu pour la première fois aux États-Unis en 2008. «C’est un courant essentialiste et biologiste qui part du principe que toutes les femmes doivent avoir une vulve et des règles.
Les femmes trans* ne sont donc pas des femmes à leurs yeux, mais des mâles déguisés», explique Alexandra, du groupe Trans* de l’association 360. - «Les TERF craignent que les personnes trans* essayent de s’infiltrer dans les mouvements féministes pour renforcer le patriarcat, comme une sorte de cheval de Troie», ajoute-elle.
En effet, comme le mentionne Karine Espineira dans son article intitulé «La sexualité des sujets transgenres et transexuels saisie par les médias», les personnes trans* ont très vite été assimilées à la prostitution. «La femme transgenre est sursexualisée par association aux représentations de la pornographie et assimilée à la prostitution», remarque-t-elle. Véhiculée par les médias, cette assimilation a causé du tort à toute la communauté trans* jusqu’au sein du mouvement LGBTIQ+. À Lestime, Yolanda et Christiane admettent qu’il peut exister des tensions. «Il y a des personnes dans notre communauté qui sont moins tolérantes concernant les femmes trans* mais, assurent-elles, le but de Lestime c’est de représenter toutes les femmes et de défendre leurs droits.»
Source 360.ch 11/11/2019 ►Suite de l'article complet.

TDT ARTICLES sur LA QUESTION TRANS

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TRIBUNES LESBI, FEM et TRANSEXUALITÉ (longs articles à Lire !)

FIGAROVOX /TRIBUNE -"Nous, féministes, soutenons J.K. Rowling contre le lynchage des activistes trans"

"Des féministes prennent la défense et alertent sur les pressions exercées par les groupes d’activistes trans.

L’auteure de la saga d’Harry Potter est dans la tourmente depuis la publication d’un tweet jugé «transphobe» par des militants...
J.K. Rowling, l’autrice de Harry Potter, s’est attiré les foudres d’activistes trans, après avoir posté une série de tweets où elle exprimait un point de vue ironique sur la différence des sexes.

Nous féministes souhaitons alerter le grand public sur la situation de la communauté lesbienne en France et à l’international. Pour commencer nous souhaiterions rappeler que les lesbiennes ne sont pas les seules à vivre dans la peur de l’activisme trans extrême.
James Caspian, Eva Poen, Kathleen Lowrey… la liste est longue de chercheurs universitaires (américains, canadiens, britanniques ...) harcelés et parfois licenciés par leur hiérarchie sur ordre des activistes trans radicaux (qui ne représentent pas l’ensemble des communautés trans).
James Caspian a par exemple été attaqué pour avoir essayé de mettre en place une étude sur le pourcentage de personnes regrettant d’avoir «changé de sexe». Le simple fait de vouloir faire une étude sur le sujet étant maintenant considéré comme offensant.
 Selina Todd, une historienne britannique n’a pas été harcelée par sa hiérarchie mais a dû embaucher des gardes du corps suite à des menaces de certains trans-activistes hardcore. Rosa Freedman, professeure de droit, a elle été bousculée et menacée de viol.
Depuis un an environ, on observe dans les pays anglophones et scandinaves un boom de personnes mettant en scène sur Twitter, Reddit et YouTube leur dé-transition. Mais ces personnes devront vivre toute leur vie avec les conséquences de leur transition. Plus la transition est avancée, plus les dommages physiques sont lourds et irréversibles. Les hormones créent des problèmes osseux sévères. Les ablations sont définitives.
En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant «changer de sexe» (une chose techniquement impossible) pour tenter de devenir des personnes transmasculines a été multiplié par 15 de 2010 à 2018. Selon les statistiques du gouvernement suédois, parmi elles 15% étaient autistes et 19% hyperactives.
Au Royaume-Uni leur nombre a été multiplié par 45 de 2010 à 2018 (passant de 40 cas par an en 2010 à plus de 1800 pour l’année 2018). La ministre britannique des droits des femmes de l’époque, Penny Mordaunt, s’en était publiquement émue.
Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones «en cachette de leurs parents» et en toute illégalité.
Mais le vent finit par tourner, malgré le marché qui s’est créé, malgré le lobbying de l’industrie pharmaceutique.
Le 22 avril 2020, sous la pression de mouvements lesbiens féministes, le Royaume-Uni a annoncé vouloir interdire les opérations chez les moins de 18 ans (NDLR: elles étaient autorisées avec autorisation parentale).
Depuis novembre 2019, six États des États-Unis ont interdit toutes formes de transition chez les enfants: hormones, opérations et bloqueurs de puberté (inhibiteurs hormonaux qui ont vocation à retarder la puberté avant de commencer une transition). Huit autres États de ce pays débattent en ce moment de lois identiques.
En Australie, la sénatrice Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants.
Un article du journal «The Economist» montrait par ailleurs que dans la très grande majorité des cas, les bloqueurs de puberté sont inutiles car la très grande majorité des enfants concernés ne deviendront pas trans à l’âge adulte.
La Suède commence aussi à envisager une loi interdisant les opérations et les bloqueurs de puberté chez les enfants après des émissions sur le sujet réalisées par Malou Von Sivers, présentatrice de télévision et militante féministe.
En Australie, la sénatrice (mère de trois filles) Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants. Les pays pionniers dans la transition de masse sont en train de devenir les pays pionniers de la dé-transition de masse.
Par ailleurs, les études sur les taux de regret ne prennent pas en compte les personnes qui quittent la «communauté trans», cessent tout suivi et sortent donc des statistiques. Et surtout, ces études ont été faites à l’époque où les enfants ne pouvaient pas transitionner, quand la transition était un traitement pour une situation très rare et très spécifique: la dysphorie de genre qui qualifie la sensation pour une personne d’être né du mauvais sexe.
Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.
Une étude de Lisa Littman - chercheuse en santé publique - explique que certaines formes de dysphorie de genre à déclenchement rapide à l’adolescence («rapid onset gender dysphoria») sont parfois causées par des traumas, des difficultés d’adaptation, des phénomènes de contagion liés aux réseaux sociaux ou à une homosexualité mal assumée dans une société où celle-ci est invisibilisée. Les recherches de Littman ont été reniées publiquement par l’université l’employant non pas en raison des moyens utilisés mais parce que les résultats invalidaient les ressentis de certains.
À travers les lesbiennes, toutes les femmes sont attaquées
Certains mouvements se prétendant féministes expliquent qu’une femme est une personne qui se dit femme. Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.
Nous observons que les hommes ne sont pas concernés par cela: un homme est toujours une personne qui est dite homme par les autres hommes, qui est perçu homme par les autres hommes.
Comment Keira Bell, cette jeune militante lesbienne anglaise de 23 ans qui regrette aujourd’hui d’avoir pris des hormones et des bloqueurs de puberté à l’âge de 16 ans, pouvait-elle savoir qu’elle était lesbienne?
En France aussi, quand des lesbiennes veulent organiser des activités entre elles, elles subissent des pressions de la part de groupes s’identifiant féministes «queers» pour intégrer dans leurs activités des personnes transféminines attirées exclusivement par les femmes.
Nous constatons que trop souvent ces personnes essaient de contrôler notre parole, nos pratiques et notre visibilité. Nous voulons garder nos espaces, nos activités sportives et festives en non-mixité.
Nous voulons notre espace sans que certains groupes nous en empêchent au nom d’un « droit à l’inclusion ».
Les gays ont des espaces intimes à eux, les personnes trans ont des associations aussi, nous voulons pouvoir faire de même sans que certains groupes cherchent violemment à nous en empêcher au nom du droit à l’«inclusion» .
L’injonction à la transition d’adolescentes (lesbiennes ou pas) et la négation de la sexualité des femmes lesbiennes relèvent du sexisme et de la lesbophobie.
Nous alertons l’ensemble de la société sur les dangers du trans-activisme extrême (qui ne représente pas l’ensemble des personnes trans) qui occulte l’ensemble des femmes et leur demandons d’œuvrer à la visibilité lesbienne.
Celle-ci est la preuve donnée aux petites filles et aux adolescentes (y compris hétérosexuelles) qu’il est possible d’être une femme sans se conformer aux stéréotypes de genre. Plus nous tarderons à réagir, plus nombreuses seront les jeunes femmes affectées, qui pourraient se voir forcées d’effectuer une transition, et plus les dommages physiques seront lourds et irréversibles.

* La tribune est signée par l’association «44 Vilaines Filles» (collectif lesbien nantais), et Marie-Jo Bonnet, chercheuse, historienne, co-fondatrice des Gouines Rouges, lesbienne et militante féministe; Christine Le Doar, ex-présidente du centre LGBT de Paris et militante féministe universaliste; Yolanda Alba, vice-présidente du réseau européen des femmes journalistes et écrivaine; Florence-Lina Humbert, journaliste 50/50 Magazine; Marguerite Stern, réalisatrice de podcast et militante féministe; Marie Josèphe Devillers, militante lesbienne féministe; Ana Minski, écrivaine et militante; Marie Montaigue, enseignante; Valérie Pelletier, abolitionniste et militante féministe radicale; Nadia Guenet, réalisatrice radio et productrice de «la révolution sera féministe»; Julie-Elisa Go, féministe et développeuse; Chantal Hervouet, militante féministe lesbienne et abolitionniste; Alexis Solis, féministe lesbienne, abolitionniste; Martine Ragon, militante féministe abolitionniste; Morgane Ricard, militante; Valentine Minery féministe; Lucie Robin-Lesage, féministe; Marie Noëlle Gerolami, lesbienne féministe; Sophie Plisson, archéologue; Muriel Petit, enseignante; Annick Karsenty, militante féministe abolitionniste.

Source lefigaro.fr 11/06/2020 ►Suite de l'article complet.
 

 

TERFS pour "trans-exclusionary radical feminist  !

Entre "TERF" et "transactivistes", féministes et militants LGBT se déchirent sur la question trans

L'exigence envers toujours plus d'inclusivité crée de fortes tensions entre certains défenseurs de la cause des transgenres et celles qui s'inquiètent de conséquences négatives sur les droits des femmes, accusées de transphobie. Jusqu'à conduire à des situations ubuesques.
Le sujet a débarqué aux yeux du public sous forme de quasi-blague. Rappelez-vous, c'était en juin 2018 : lors d'une émission d'Arrêts sur images, Arnaud Gauthier-Fawas, solide gaillard barbu, provoque la stupeur (et l'hilarité) d'une bonne partie d'Internet en réprimandant Daniel Schneidermann : "Je ne suis pas un homme, monsieur ! (...) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre, sinon on va déjà mal partir. Je suis non binaire, ni masculin ni féminin, et je refuse qu'on me genre comme un homme".
Cette interpellation, qui peut sembler lunaire aux non-initiés, cache en fait une bataille politique et militante tellement passionnelle qu'elle peut dégénérer en affrontements violents dans les réseaux militants. Elle oppose des partisans de la cause des trans, désignés par leurs adversaires comme des "transactivistes radicaux", à certaines féministes accusées par les premiers d'être des "TERF" : TERF, pour "trans-exclusionary radical feminist", soit une militante qui exclurait les personnes trans de la cause féministe. Avant d'entrer dans le coeur de la querelle, un point lexical s'impose pour poser les enjeux de ce débat au lexique touffu.
La clef repose sur la distinction entre la notion de sexe et celle de genre. Comme l'écrit l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son site, le sexe désigne les "caractéristiques biologiques et physiologiques qui différencient les hommes des femmes", tandis que le genre sert au contraire à évoquer "les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu'une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes."

Si le genre est une construction sociale, le sexe est une caractéristique biologique. En reprenant cette distinction, on constate qu'il existe une majorité de personnes dites "cisgenre", dont le sexe biologique correspond au genre avec lequel elles s'identifient. A l'inverse, lorsque le genre d'un individu ne correspond pas à son sexe, on parle de "transgenre". Une femme transgenre est ainsi une personne née avec un sexe d'homme qui se sent femme, tandis qu'un homme transgenre est né dans un corps de femme. Pour être mieux en accord avec leur genre, certains entreprennent une transition physique via des traitements hormonaux ou la chirurgie pour changer de sexe, mais ce n'est pas toujours le cas. Enfin, d'autres personnes estiment que la dualité homme-femme constitue en soi une construction sociale oppressive, et chercheront à s'affranchir de cette division sexuée en s'affirmant "non-binaire" ou "gender fluid". "Les terf au bûcher"

Le débat opposant les "transactivistes" aux "TERF" se joue sur ses bases : si l'on peut se déclarer femme tout en possédant le corps d'un homme, doit-on être considérée comme une femme à part entière du simple fait de déclarer qu'on en est une ? "Être une femme, c'est quelque chose de biologique", tranche Marguerite Stern, militante féministe initiatrice du mouvement "Collages contre les féminicides".

"Les oppressions contre les femmes sont liées à notre corps, à notre capacité à enfanter, et toutes les questions du féminisme sont liées aux corps des femmes : l'IVG, la PMA, les violences gynécologiques, le voile, le harcèlement de rue, la prostitution, le viol…"

Camille Lextray, autre militante du Collage contre les féminicides, est d'un avis opposé : pour elle, "Être une femme n'a rien à voir avec les organes génitaux. Ce qui fait qu'on est une femme, c'est uniquement la manière dont on se définit : on se reconnaît dans ce que la société identifie comme femme." Pour elle, assimiler les organes génitaux au genre s'inscrit "dans une conception patriarcale : on essentialise les femmes en établissant un lien entre leurs organes génitaux et leur caractère, par exemple."

Ce désaccord engendre un contexte de violence verbale dans les milieux militants. Ceux qui adhèrent au transactivisme ont ainsi adopté un mot d'ordre sans équivoque : "Les TERFs au bûcher", appel (métaphorique) au meurtre que l'on peut voir collé aux murs dans plusieurs grandes villes françaises. Ce mot d'ordre est fréquemment repris sur les réseaux sociaux par Fatima Benomar, cofondatrice de l'association Les Effronté-e-s, qui estime par exemple dans une conversation sur Facebook que "les terfs, les racistes, les fashottes" méritent "la mort". Une outrance volontaire, et évidemment à prendre au second degré, mais révélatrice d'un climat de tension.
Mise en cause par ses détracteurs pour ses saillies sur les réseaux sociaux, Fatima Benomar se défend : "En France, on est pamphlétaires, les personnes indignées par la transphobie retournent le stigmate avec des mots forts, mais personne ne croit sérieusement que l'on souhaite immoler les TERFs !" La militante relève d'ailleurs qu'un des collages effectués par Marguerite Stern dans son groupe féministe relevait du même registre provocateur : "Tu me siffles, je te crame".
Le mouvement Collages contre les féminicides, que Marguerite Stern avait lancé, a progressivement été noyauté par des militantes favorables au transactivisme, jusqu'à exclure sa fondatrice.

Un nouveau message s'est imposé, visant à faire le ménage parmi les féministes : "Des sisters, pas des cisterfs", autrement dit, en bon français : des soeurs, des alliées dans la lutte, plutôt que des femmes cisgenres jugées hostiles aux trans. En janvier dernier, Stern avait alerté contre la violence de cette nouvelle vague de militants : "Dès que je m'exprime sur le transactivisme, on me lynche. Ces attaques sont de plus en plus violentes, et je sais que de nombreuses autres féministes ne s'expriment pas à ce sujet parce qu'elles ont peur, à juste titre, d'être harcelées." Début août, un nouveau message hostile a été placardé en face de son domicile, dont elle affirme que "l'adresse commence à circuler". Camille Lextray "condamne ces actes" de harcèlement, mais estime "qu'il n'y avait pas d'attaques violentes à l'égard de Marguerite Stern avant qu'elle tienne des propos transphobes." Elle juge que "la haine vient avant tout de la stigmatisation des personnes non binaires et transgenres". De quoi rappeler que les personnes transgenres (on estime qu'elles sont environ 15.000 personnes en France) constituent toujours une population lourdement discriminée : dans Sociologie de la transphobie, Arnaud Alessandrin et Karine Espineira estiment que 85% des trans subiront une agression au cours de leur vie.

Marguerite Stern regrette regrette que "les luttes trans, non-binaires, queer, gender fluid prennent trop de place dans les débats féministes et finissent par abîmer les droits des femmes." De fait, plusieurs associations militant pour les droits des minorités sexuelles ont changé de visage sous l'influence des nouvelles luttes. Partout où des féministes intersectionnelles — souvent influencées par le transactivisme voire les idées décoloniales, et désireuses de rendre les organisations féministes plus "inclusives" — ont débarqué en masse, d'autres sont parties. Ainsi à Nantes, l'association des "Filles de Nantes", créée en 1996, a connu une scission en raison de l'importance croissante prise par la question des trans. A Lyon, le changement s'est fait avec plus de heurts : en juin 2019, la Pride de la capitale des Gaules est annulée. Olivier Borel, responsable de la Lesbian & Gay Pride (LGP) lyonnaise dénonce alors l'influence d'un groupe de militants queers radicaux, qui a bloqué le cortège en insultant ses membres "de fachos, de transphobes, de tout ce qu'on veut". Quatre mois plus tard, l'intégralité de l'équipe dirigeante de la LGP est poussée à la démission, et remplacée par un groupe de douze individus parmi lesquels "les personnes trans et non-binaires sont majoritaires". Volonté affichée : "mettre l'accent sur les minorités au sein de la minorité : personnes trans, non-binaires, racisées, handicapées…".
Dans la communauté LGBT et notamment les collectifs lesbiens, l'ambiance s'est tendue. Sophie, une militante homosexuelle vivant à Paris, dénonce "l'entrisme de groupes dits queers, dans lesquels des personnes nées de sexe masculin, ni opérées, ni rasées, ni habillées en femmes, se sentent femmes et sont considérées comme lesbiennes si elles arrivent à le justifier politiquement "

" D'après Sophie, "il y a des villes où on ne peut plus se réunir publiquement entre lesbiennes sans se faire attaquer par des collectifs se réclamant de l'autonomie et des luttes contre les oppressions de genre. On se retrouve avec parfois 15 ou 20% de 'lesbiennes' de sexe masculin (sic) qui exigent que nous changions nos mots pour adapter un néo-langage orwellien". La sacro-sainte "inclusivité" peut en effet prendre des tournures curieuses, lorsqu'il s'agit d'adapter le vocabulaire : il ne faut ainsi plus dire "femme enceinte" mais "personne enceinte", afin de ne pas "exclure" les hommes trans (au corps de femme mais de genre masculin) ou "non-binaires", également susceptibles d'être "enceints". Dans le même ordre d'idée, on ne parlera pas de "femme" mais de "personne qui a des règles", ou même de "personne à vulve", cette fois-ci pour ne pas "invisibiliser" les femmes trans, qui bien que possédant un pénis et tous les attributs masculins, n'en restent pas moins des femmes comme les autres aux yeux des transactivistes.

Pour les militantes lesbiennes interrogées dans le cadre de cet article, ces contorsions langagières dissimuleraient une volonté d'invisibilisation des femmes et de la spécificité de leurs combats. On ne les contredira pas à la lecture du texte de Juliet Drouar publié sur le site de Mediapart ; cette "gouine, trans, militant-e féministe", propose tout bonnement de cesser d'utiliser le terme de "femme", simple "statut légal et moral et non un fait de nature", afin de lui substituer l'expression "personnes sexisé-e-s" pour désigner toutes les "personnes concernées par le sexisme, donc par la domination des hommes cis hétéro" !

En effet, d'après Drouar, "'femme' n'est pas le principal sujet du féminisme". Fatima Benomar relativise : "Ces débats rhétoriques sont extrêmement marginaux : en France, dans 99% des cas, tout le monde intériorise le fait que la question des règles ou de la grossesse est liée aux femmes et je ne pense pas que beaucoup de féministes craignent sérieusement pour leur liberté d'expression !" Notons également que certains préféreraient sortir des logiques tribales et parler un langage plus humaniste, à l'image de Florence Jacquet, femme trans et fondatrice de l'ONG LGBT Alternatif World : "Il ne faut pas discuter que de ce qui nous concerne ! Personnellement, ça ne me pose aucun souci de me battre pour d'autres causes que celles des trans".

Des tensions se font pourtant jour sur certains enjeux précis. Certaines militantes interrogées revendiquent leur volonté de créer des "espaces non-mixtes lesbiens", estimant "ne pas se sentir en sécurité" en présence de femmes trans ayant une apparence virile.

Plusieurs témoignages que nous avons recueillis relatent notamment une situation baroque : des personnes au corps d'homme, et attirés sexuellement par des femmes, se rendraient à des réunions de lesbiennes en affirmant être non pas des hommes cisgenre hétéros, mais... des femmes transgenres homosexuelles ! Rejeter leurs avances car elles possèdent un pénis serait ainsi... de la transphobie. "Tout ceci est extrêmement marginal", balaie Camille Lextray, qui raille une "théorie du complot, une chimère cherchant à faire croire que les hommes cherchent à infiltrer les milieux féministes et LGBT pour agresser des femmes en se faisant passer pour des trans". Difficile en effet d'estimer l'ampleur de ces épisodes surréalistes. Selon Fatima Benomar, ils sont en réalité insignifiants : "Je n'ai absolument jamais vu de femmes transgenre faire une crise pour s'immiscer dans un débat sur les violences conjugales subies par les femmes hétéro. On a affaire à une frange très minoritaire du féminisme qui veut faire d'un débat périphérique un sujet central". Notons toutefois qu'au sein des personnes trans, des débats existent également : sous couvert d'anonymat, une femme transgenre nous confie être partagée entre son "envie de défendre tout le monde" et son agacement à l'égard de femmes trans non opérées ou des personnes non-binaires, ressemblant en tous points à des hommes, qui "nuisent à la cause des personnes trans et adoptent des méthodes violentes similaires à celles des TERFs".

Les milieux féministes et LGBT sont-ils touchés par la transphobie ?

C'est l'avis de Camille Lextray, qui déplore "l'hostilité par rapport aux femmes trans. On les essentialise lorsqu'elles n'ont pas désiré faire d'opération, on fait de leur sexe le mal absolu, comme si c'était leur pénis qui rendait les hommes cis mauvais et pas la construction sociale masculine !" Sophie réplique : "Les lesbiennes et les féministes s'opposent à la violence en raison de l'expression de genre. Mais nier la biologie, c'est autre chose. On ne vit pas les mêmes choses qu'une personne de sexe masculin qui aime porter des robes." Marguerite Stern tient elle à opérer une distinction entre "les personnes trans qui souffrent de dysphorie de genre, problème psychiatrique reconnu, et les transactivistes qui viennent coloniser le débat féministe en ramenant tout à elles". Ces féministes qualifiées de TERFs voient même dans l'irruption du transactivisme une résurgence du patriarcat honni, certaines allant jusqu'à dénoncer une "idéologie imposant la présence de 'transfemmes' dotés de bites et de couilles dans les espaces non mixtes". Dans le camp d'en face, à l'image de Fatima Benomar, on dénonce au contraire une transphobie caractérisée : cette dernière consisterait à "prêter aux personnes trans des positions tranchées, comme si être trans était une catégorie de conviction politique. Affirmer qu'une femme transgenre serait un homme parce qu'elle a un pénis, ou pire, qu'elle constituerait un danger pour les autres femmes de ce fait, c'est de la transphobie !" D'autres soulignent qu'il est caricatural et blessant de comparer les femmes transgenres à des personnes qui se "déguiseraient" en s'affublant de traits féminins stéréotypés.

Aux yeux des transactivistes, le genre est indexé sur la volonté individuelle. Et puisqu'il appartient à l'individu et à lui seul de déterminer s'il est un homme, une femme ou autre chose, il suit que les barrières empêchant chacun de faire son choix devraient être levées. Certains promeuvent ainsi, pour les enfants ou pré-adolescents qui seraient en situation de dysphorie de genre (situation de détresse provoquée par un sentiment d'inadéquation entre son sexe biologique et son identité de genre), l'usage de bloqueurs de puberté ou la prise d'hormones. Dans une vidéo que Marianne a visionnée, Yuffi Tipoui, youtubeuse et militante transféministe, encourage ainsi les jeunes souhaitant opérer une transition de genre : "Si vous vous n'avez pas encore votre puberté ou qu'elle est juste en train de commencer, si un traitement hormonal tout de suite ou un bloqueur de votre croissance vous permettrait de gagner du temps et ne pas avoir cette foutue puberté qui s'enclenche dans le genre que vous ne voulez pas… Honnêtement, à ce moment-là, les jours sont comptés. Allez-y, faites vous un plan béton, préparez-vous à mort, et allez-y, rentrez dedans. (...) Si vous voulez commencer un traitement hormonal, vous n'avez pas cinq ans à perdre."
En France, les "parcours de transition" physique d'un genre à l'autre sont encadrés. Toute personne souhaitant suivre un traitement hormonal substitutif (THS) doit trouver un médecin pour obtenir une ordonnance et commencer des injections de testostérone ou d'oestrogènes. Les praticiens, notamment les endoctrinologues, réclament fréquemment une attestation psychiatrique (non obligatoire) aux personnes trans avant de valider le début du traitement. De plus, avant 18 ans, l'accord parental est nécessaire (avant 16 ans pour les bloqueurs de puberté). Concernant l'administratif, il est nécessaire de passer devant un juge des affaires familiales pour démontrer que la mention de son sexe à l'état civil ne correspond pas à celui sous lequel l'on se présente dans sa vie sociale, en mobilisant des documents, des témoignages de proches, etc. Les frais médicaux liés à la transition peuvent être remboursés grâce à une attestation d'affection de longue durée (ALD), laquelle s'obtient en complétant un formulaire avec un médecin et en l'envoyant à une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).
Doit-on permettre aux enfants ou adolescents déclarant être dans cette situation d'entamer le parcours médical ? Debrah Soh, docteure en neurosciences, est d'un avis opposé : cette spécialiste de la sexualité, alertée par le "déferlement d'articles élogieux sur des enfants transgenres dans à peu près tous les médias progressistes", souligne dans Le Point un fait passé sous silence par les transactivistes : "En l'état actuel des connaissances, toutes les études longitudinales menées sur des enfants dysphoriques montrent que la majorité cesse de l'être au cours de leur développement : à la puberté, ils dépassent progressivement leur impression d'être dysphorique et, à l'âge adulte, deviennent des personnes homosexuelles et non pas transgenres."

En clair, de nombreuses études scientifiques montrent qu'une majorité d'adolescents déclarant être en situation de dysphorie verront cette souffrance disparaître après leur puberté, l'identité de genre ne se stabilisant qu'à l'âge adulte. Si la dysphorie de genre, ne s'efface pas, des traitements hormonaux voire une opération chirurgicale peuvent effectivement être une solution pour l'apaiser, mais "considérer que l'homosexualité est préférable à une vie de supplémentation hormonale, d'opérations chirurgicales et de risques de stérilité ne devrait rien avoir de polémique", estime Debrah Soh. Florence Jacquet rappelle toutefois que "dans l'immense majorité des cas, les personnes ayant effectué leur transition ne regrettent pas leur choix, qui représente un épanouissement." La fondatrice d'Alternatif World estime de surcroît que "plus la transition est faite tôt, mieux c'est : elle permet d'éviter les souffrances, les moqueries, le désespoir", très fréquents chez les adolescents en situation de dysphorie.

Le furieux débat anglo-saxon
Marginale en France, la question trans occupe considérablement plus d'attention dans le monde anglo-saxon, où elle fait figure de sujet de débat majeur. Dernière polémique en date, une sortie de JK Rowling, célèbre auteure de la saga à succès Harry Potter. Réagissant à un article décrivant dans son titre des "personnes qui menstruent", l'écrivaine a alors tweeté : "Personnes qui menstruent. Je suis sûre qu'il existait autre fois un mot pour décrire ces personnes. Quelqu'un peut m'aider ?"

Un trait d'humour dénonçant l'effacement du mot "femmes" qui a donné lieu à une déferlante impressionnante contre la supposée "transphobie" de Rowling, accusée de "littéralement tuer les personnes trans avec [sa] haine". A froid, la Britannique a réagi en publiant un texte détaillant ses inquiétudes face au "nouvel activisme trans". Conclusion de JK Rowling : "Si le sexe n'est pas réel, la réalité vécue par les femmes est écrasée. Je connais et j'aime des personnes trans, mais éliminer le concept de sexe enlève à beaucoup la possibilité de parler de leurs vies. Ce n'est pas de la haine que de dire la vérité."

Bien souvent, l'opposition à l'auteure n'est pas constituée d'arguments, mais d'une accusation de "transphobie", et d'un mantra répété en boucle : "trans women are women" ("les femmes trans sont des femmes"), censé évacuer le débat.

La vulgate transactiviste est puissante outre-Manche. Un épisode lunaire l'a illustré près de Liverpool, le 8 mars dernier. Le conseil de Sefton (autorité administrative qu'on peut comparer à un conseil métropolitain), pour célébrer la journée des femmes, décide de dresser un drapeau orné de la définition de la femme selon le dictionnaire : "Femme, nom commun : être humain adulte de sexe féminin". Sacrilège ! Sur Twitter, un transactiviste lance l'alerte : "Le drapeau que vous faites flotter est un message subliminal hostile et transphobe" tweete Adrian Harrop, dénonçant la reprise d'un symbole créé par "un groupe de haine transphobe" au Royaume-Uni. Penaud, soucieux de "n'exclure personne", le conseil de Sefton a immédiatement fait retirer l'infamante bannière.
Si le débat est particulièrement intense outre-Manche, c'est que le volume et la nature des transitions y ont changé : au Royaume-Uni, en huit ans, le nombre de jeunes filles souhaitant prendre des hormones masculines a été multiplié par 44, pour atteindre plusieurs centaines.

En 2017, 45 des demandeuses étaient âgées de moins de six ans. Cela a conduit le gouvernement britannique à ouvrir une enquête afin de déterminer si la promotion effrénée des questions trans par les médias et l'école pouvait avoir une influence sur les enfants, et s'il était approprié d'encourager des jeunes prépubères à prendre des médicaments. Une étude menée par la physicienne Lisa Littman — aussitôt accusée de transphobie — a montré que 63% des enfants avaient fait l'objet d'un diagnostic concluant à de sérieux troubles psychiatriques ou à des incapacités neurodéveloppementales avant de demander à changer de genre. La ministre britannique des Femmes et des Egalités, Liz Truss, a finalement annoncé en avril qu'elle entendait interdire aux transgenres mineurs d'accomplir des opérations chirurgicales "irréversibles", et ce afin de "les protéger". Anomalies sportives et faits divers scabreux

Le même type de débat s'est déroulé plus au nord, en Suède, où il a même été à l'origine d'un scandale sanitaire. Dans le pays scandinave, le nombre de diagnostics de dysphorie de genre chez les filles de 13 à 17 ans a bondi de 1.500% entre 2008 et 2018. A l'automne 2018, le gouvernement social-démocrate a mis sur la table une loi faisant passer l'âge minimum pour une transition médicale de 18 à 15 ans, supprimant l'obligation de consentement parental, et fixant l'âge minimum de changement de genre à l'état civil à 12 ans. Alors que le texte devait être débattu puis voté, une télé d'investigation suédoise a publié un documentaire sur l'hôpital de l'université de Karolinska à Stockholm, montrant que l'établissement pratiquait des double mastectomies (ablation des seins) sur des jeunes filles de 14 ans et écartait les troubles psychiatriques des patients déclarant souffrir de dysphorie de genre. Le cas de Jennifer Ring a également ému la Suède : cette femme de 32 ans s'est suicidée quatre ans après avoir effectué une transition de genre à l'hôpital universitaire de Karolinska, alors qu'une autre clinique lui avait refusé les traitements en raison de signes de schizophrénie. Devant les critiques, le gouvernement suédois a décidé de suspendre les débats et a demandé une consolidation des données appuyant sa proposition de loi.
DANS LE MONDE DU SPORT
Le cas des trans crée également des tensions dans le monde du sport, où des personnes nées hommes mais se déclarant femmes participent à des compétitions féminines… qu'elles écrasent de leur supériorité, à l'image de la championne d'haltérophilie Laurel Hubbard, qui a soulevé 144kg à l'épaulé-jeté lors de la Coupe du Monde à Rome en janvier, ou de Rachel McKinnon, devenue une femme en 2012, qui a remporté le championnat du monde Masters de cyclisme sur piste en 2018 et 2019, battant au passage le record du monde de vitesse sur 200 mètres pour une femme âgée de 35 à 39 ans en octobre dernier.
En dehors de ces anecdotes sportives, de rares faits divers tragiques ont également contribué à alimenter les constats sur les excès du transactivisme : au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, la peur de ne pas être suffisamment "inclusif" a visiblement pris le pas sur les précautions de sécurité élémentaires : David Thompson, un criminel multirécidiviste de 52 ans condamné en 2018 pour une attaque au couteau et le viol de deux femmes, a convaincu les autorités britanniques qu'il s'identifiait désormais comme une femme, du nom de Karen White, et a obtenu d'être enfermé dans une prison pour femmes même si ses seuls efforts en matière de transition avaient consisté à changer son patronyme, porter une perruque et des vêtements féminins. Placé dans l'établissement pénitentiaire de New Hall à Wakefield, White s'est peu après rendu coupable d'agressions sexuelles contre deux codétenues. Le même événement s'est produit dans une prison de l'Illinois, aux Etats-Unis, où Janiah Monroe, une femme transgenre aux organes génitaux mâles, emprisonnée pour 32 ans après plusieurs meurtres commis sous l'identité d'Andre Patterson, a été accusée de viol en 2019 par une codétenue.
Les femmes trans sont évidemment bien trop peu nombreuses pour pouvoir menacer l'intégrité des compétitions de sport féminines, et les drames observés dans les prisons restent un phénomène extrêmement marginal ; les personnes trans souffrant de discriminations voire de violences sont d'ailleurs bien plus nombreuses que ces cas isolés. Mais ces quelques exemples montrent que la facilitation du changement d'identité de genre sans contrainte peut entraîner des tensions, voire mettre en danger les droits des femmes. Transphobie ou peur légitime ? La guerre entre TERF et transactivistes fait rage de l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, mais n'a pas encore atteint dépassé le cadre des cercles militants dans notre pays.
Source mariane.net 19/08/2020 ►Suite de l'article complet.

 

TRANSIDENTITÉ

"L'assignation sexuelle se réfère au fait d'avoir été assigné, ou nommé, selon le sexe du bébé, habituellement basé sur l’apparence des organes génitaux externes. L'identité de genre se réfère au sentiment et à l'expérience intime d'une personne quant à son propre genre, qui peut être différent de celui qui correspond au sexe assigné à la naissance
La transition désigne le processus d'adoption sociale et personnelle de l'identité correspondant au sentiment intime du genre d'une personne, sans nécessairement inclure l'intervention médicale (traitement hormonal, opérations, etc.), les changements concernant les documents juridiques (nom et/ou marqueur de sexe, certificat de naissance, etc), et l'expression personnelle (vêtements, accessoires, voix, langage corporel).
Les femmes trans peuvent ressentir de la dysphorie de genre, c'est-à-dire la détresse relative au décalage entre leur identité de genre et le sexe qui leur a été assigné à la naissance (et le rôle de genre associé, ainsi que les caractéristiques sexuelles primaires et secondaires)
Les femmes trans peuvent effectuer une transition (socialement, médicalement, démarches à l'état civil, etc). Un élément essentiel de la transition médicale concerne la prise d'œstrogènes, qui entraîne le développement des caractères sexuels secondaires féminins (seins, redistribution de la graisse corporelle, baisse du rapport taille-hanche, etc). Lorsque ce traitement est associé à une chirurgie de réattribution sexuelle, la personne pourra ne plus ressentir de dysphorie de genre, ce qui peut lui apporter un soulagement majeur.
De la même manière, un homme trans est une personne ayant été assignée femme à la naissance, mais dont l'identité de genre est masculine..." (WIKIPEDIA)

 

ROYAUME-UNI - Les lesbiennes manifestent à la London Pride 2018 !

"... des appels ont été lancés aux lesbiennes, aux hommes gays et aux personnes bisexuelles (LGB) pour se séparer du mouvement transgenre. De nombreux LGB se disent préoccupés par le fait que l'idéologie transgenre dans son incarnation moderne entre en conflit avec les intérêts des personnes aimant le même sexe, compromet les droits des femmes et des filles et encourage la transition des enfants non conformes au genre.

Les lesbiennes du mouvement #GetTheLOut ont annoncé leur mission de rompre avec le LBGT en marchant sur les lignes de front du défilé de la fierté de Londres 2018.
Les troubles croissants entre les communautés amoureuses de même sexe et transgenres ont maintenant donné naissance à l'Alliance LGB, un groupe britannique dédié exclusivement aux droits de la communauté aimante de même sexe..."(2018) ►Suite de l'article complet.  

 

Comprendre les TERF: leur histoire, leur pensée et leur «activisme»

Depuis que les personnes transgenres ont commencé à s'organiser et à lutter pour nos droits et pour des conditions de vie plus dignes, nous avons été confrontés à de nombreux obstacles. de certains secteurs de la communauté médicale aux fondamentalistes religieux et aux organisations politiquement conservatrices, nombreux sont les groupes qui se sont mobilisés dans le but de nier la validité des identités trans et de nous empêcher d'accéder aux services essentiels tels que des soins médicaux adéquats ainsi que attaquer nos droits.
Le plus inattendu de ces groupes est constitué de secteurs réactionnaires du féminisme radical qui s'approprient le discours féministe dans le but de lutter contre la reconnaissance des identités trans, une législation qui profite aux personnes trans et contre l'activisme trans.
Connues sous le nom de TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminists), elles ont tendance à se qualifier de «Gender Critical», s'opposant au concept d'identité de genre et affirmant que seul le sexe biologique compte vraiment tout en prétendant lutter pour l'abolition du genre.
Les TERFS ont tendance à définir les «hommes» comme des «hommes humains adultes» et les «femmes» comme des «femmes humaines adultes». Ainsi, sous prétexte d'abolir le genre, ils entendent le lier à des caractéristiques sexuelles arbitraires (généralement comme des chromosomes ou des organes génitaux) d'une manière strictement binaire qui est non seulement transphobe mais également à l' va encontre de la biologie contemporaine , qui a de plus en plus tendance à considérer le sexe comme un spectre..."
Source medium.com 30/10/2019 ►Suite de l'article complet.
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Coucou les Trans

Depuis le mois de décembre, les accusations de transphobie se multiplient autour de J.K. Rowling.

L'autrice de la saga "Harry Potter" est de nouveau sous le feu des critiques après sa prise de position sur les personnes trans. Une nouvelle polémique qui en dit beaucoup sur sa vision du Genre.
Depuis ce dimanche 5 juillet, J.K. Rowling continue de faire l’objet d’une vaste polémique. En cause, une série de tweets dans laquelle elle compare les traitements hormonaux suivis par les personnes trans aux thérapies de conversion dont ont été victimes de nombreux homosexuels.
- “J’ai ignoré de faux tweets, largement partagés, qui m’ont été attribués, démarre l’écrivaine de 56 ans. J’ai ignoré les messages à caractère pornographiques envoyés à mes enfants dans un thread sur leurs pratiques artistiques. J’ai ignoré les menaces de mort et de viol. Mais ça, je ne vais pas l’ignorer.”
Elle fait référence, ici, aux reproches qui lui ont été faits au cours des derniers jours après avoir “liké” le message d’une utilisatrice sur Twitter. “Les prescriptions d’hormones sont les nouveaux anti-dépresseurs, soufflait cette dernière. Oui, ils sont parfois nécessaires et peuvent sauver des vies, mais devraient être un cas de dernier recours et non la première option. Ceux qui préfèrent donner des médicaments plutôt que de consacrer du temps et des efforts à guérir l’esprit des gens font preuve d’une grande paresse.”
D’après J.K. Rowling, “de nombreux professionnels s’inquiètent du fait que les jeunes, en proie à des problèmes de santé mentale, sont poussés à prendre des hormones et à subir des opérations chirurgicales alors que ce n’est peut-être pas leur dans leur intérêt”.
J.K. Rowling et les hormones Elle poursuit: “Nombre d’entre nous, dont moi, pensons que nous assistons à un nouveau type de thérapie de conversion pour les jeunes homosexuels, qui seraient poussés vers une médicalisation à vie pouvant entraîner la perte de leur fertilité et de leur pleine fonction sexuelle.”
Ce qu’évoque la romancière, ce sont les inhibiteurs d’hormones, des médicaments utilisés pour inhiber la puberté. Ils sont notamment prescrits aux adolescents trans afin d’empêcher temporairement l’apparition de certaines caractéristiques physiques, à l’instar de la pomme d’Adam ou des poils sur le visage. Ils permettent ainsi d’éviter d’avoir recours à certaines opérations chirurgicales, plus tard dans la vie.
Comme le rappelle le site d’infos britannique PinkNews, de nombreuses études scientifiques ont été réalisées à ce jour, témoignant de l’intérêt vital que ces “bloqueurs de puberté” peuvent avoir sur les adolescents trans, une population chez qui le risque de suicide est beaucoup plus élevé.
(...) “Pourquoi comparer le fait d’être trans et de souffrir de problèmes de santé mentale en premier lieu, se demande une autre utilisatrice. Ce sont deux choses complètement différentes.” “Il n’y a rien de paresseux là-dedans et le fait de suggérer que ça l’est ne fait qu’aggraver les stigmates, ajoute quelqu’un d’autre. Aussi, sérieusement, laissez les personnes trans tranquilles.”

Et ce n’est pas la première fois que ses prises de position sur les personnes trans provoquent de telles critiques. Au mois de décembre dernier, elle a apporté son soutien à Maya Forstater, une chercheuse licenciée pour avoir écrit sur Twitter qu’on ne peut pas “changer de sexe biologique”, c’est-à-dire ce qui détermine notre genre à la naissance.

“Comme je l’ai dit dans ma déposition, je crois que le sexe est un fait biologique et immuable. Il y a deux sexes. Les hommes sont des mâles. Les femmes sont des femelles. C’est impossible de changer de sexe. Ceci était entendu, jusqu’à très récemment, comme étant des faits de vie de base.”
Pour Maya Forstater, comme J.K. Rowling, une femme trans ne serait pas une femme. Ce discours, qui tend à nier l’identité de genre des personnes trans, est puni par la loi en France d’amendes et de peines de prison, d’après un décret du mois d’août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures publiques à caractère transphobe.
Sexe et genre, l’amalgame Au mois de juin dernier, rebelote. Pour accompagner le partage d’un article parlant “des personnes qui ont leurs règles”, J.K. Rowling fait alors semblant d’avoir oublié le mot “femmes”. Elle se fend d’un commentaire sarcastique: “Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Feum? Famme? Feemm?”.
Sur les réseaux sociaux, on rappelle à l’écrivaine que des hommes trans ou des personnes non-binaires, c’est-à-dire des personnes qui ne s’identifient ni hommes ni femmes, peuvent aussi avoir leurs règles. Elle leur répond: “Si le sexe n’est pas réel, alors l’attirance entre les personnes de même sexe n’existe pas. Si le sexe n’est pas réel, alors la réalité vécue par les femmes du monde entier est effacée. Je connais des personnes trans et je les aime, mais effacer le concept de sexe enlève à de nombreuses personnes la possibilité de parler concrètement de leur vie. Il n’y a rien de haineux à dire la vérité.”
L’amalgame des termes “sexe” et “genre” suscite l’indignation. Il contribue à l’idée selon laquelle le genre d’une personne serait conditionné par ses organes génitaux. Le sexe tient à l’aspect biologique. Le genre, ce à quoi on s’identifie. Comme le rappelle l’Association des journalistes LGBT, “les personnes trans ne ‘changent pas de sexe’, pas plus qu’elles ne ‘deviennent’ un homme ou une femme: elles mettent leur corps en adéquation avec ce qu’elles sont”.
(...) À son tour, Emma Watson prend la parole. L’actrice, connue pour avoir interprété le personnage d’Hermione Granger dans les huit films, rappelle sur Twitter que “les personnes trans sont qui elles disent être et méritent de vivre leur vie sans être constamment remises en question ou qu’on leur dise qu’elles ne sont pas qui elles disent être”.

Le mouvement des TERFs *
Devant l’avalanche de critiques, J.K. Rowling prend la plume. Pour mettre en contexte ses commentaires controversés, l’écrivaine raconte dans un billet avoir été victime de violences conjugales et d’agression sexuelle. Elle répond aussi au terme de “TERF” qui lui est parfois donné.

D’après cet article du Monde, l’acronyme pour “trans-exclusionary radical feminist” “désigne des personnes qui estiment que les luttes trans invisibilisent les luttes pour les droits des femmes”. “L’autre problème est que dans leur discours de défense des espaces réservés aux femmes, le mouvement des TERFs, précise Slate, utilise une rhétorique qui suggère que les femmes trans sont une menace pour la sécurité des femmes.”
Très présentes dans le débat féministe au Royaume-Uni, ces idées tentent de faire leur chemin en France. Au mois de janvier, l’ancienne militante des Femen Marguerite Stern a déploré que le mouvement des collages anti-féminicides soit utilisé par des femmes trans.
-“J’observe que les hommes qui veulent être des femmes se mettent soudainement à se maquiller, à porter des robes et des talons. Et je considère que c’est une insulte faite aux femmes que de considérer que ce sont les outils inventés par le patriarcat qui font de nous des femmes. Nous sommes des femmes parce que nous avons des vulves”, prônait-elle dans les colonnes du Monde.
Une définition “malveillante” Une autre partie des féministes, proche du courant intersectionnel (un mouvement qui appelle à la solidarité entre toutes les femmes pour mettre en avant la jonction des discriminations), n’est pas d’accord.

- “Toute cette question s’articule autour d’une volonté d’étiqueter les femmes trans comme étant des hommes pour mieux leur retirer les droits dont elles jouissent actuellement, estime la militante Katy Montgomerie sur Medium. Au Royaume-Uni, le pays où J.K. Rowling et moi vivons, les femmes trans utilisent les espaces réservés aux femmes depuis bien avant notre naissance, et elles bénéficient d’une protection légale à cet égard depuis plus d’une décennie.”

Elle ajoute: “Une définition de la ‘femme’ qui exclut les femmes trans et intersexes n’est pas seulement vaine, elle est intrinsèquement malveillante. Elle ne s’intéresse ni aux preuves, ni à la science, pas plus qu’elle ne vise à mettre fin au sexisme. Elle sert uniquement à justifier le postulat selon lequel ‘les femmes trans sont des hommes’.”
Sur son blog, J.K. Rowling tente la conciliation. “Comme toutes les autres survivantes de violences conjugales et d’agression sexuelle que je connais, je ne ressens que de l’empathie et de la solidarité envers les femmes transgenres qui ont été maltraitées par des hommes”, précise-t-elle, sans jamais s’excuser auprès de celles et ceux qu’elle a pu blesser.
Source huffingtonpost.fr 06/07/2020 ►Suite de l'article complet.
 

*"Les sorties sur Twitter de Marguerite Stern, à l’initiative de Collages féminicides à Paris, auront eu le mérite de nous familiariser avec l’acronyme TERF (pour Trans-Exclusionary Radical Feminist) qui désigne des féministes essentialistes qui militent pour l’exclusion des femmes trans des luttes féministes. Stern estime en effet que les revendications des femmes trans – qu’elle désigne comme « des hommes qui veulent être des femmes » (sic) – sont le bras armé du patriarcat pour silencier les femmes cis. Et c’est sûr que les personnes trans en général, et les femmes trans en particulier, bénéficient des bienfaits du patriarcat lorsqu’elles sont inlassablement mégenrées, lorsqu’elles se voient nier les mêmes droits que les personnes cis, lorsqu’elles sont agressées, violentées et tuées dans la rue. Comme le rappelle une tribune parue dans Libération le 26 février dernier, les femmes trans sont des femmes. Il n’y a pas de débat sur la question, juste de la transphobie... "

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